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CENTRAFRIQUE NEWS

 

 LA LIBERTE D'EXPRESSIVITE EST UN ATOUT MERVEILLEUX POUR LA DEMOCRATIE ET SURTOUT L'EVEIL DES CONSCIENCES POLITIQUES.SI TU VEUX AVANCER DANS LA VIE,OUBLIES TON PASSE QU'IL SOIT SIMPLE OU COMPOSE,VIENS PARTICIPER A TON PRESENT POUR QUE TON FUTUR SOIT PLUS QUE PARFAIT     RAYMOND BOMONGO


Le combat de Gbagbo est aussi le nôtre


LU POUR VOUS !!!


Le gouvernement français, ses laquais africains et leurs porte-voix se réjouissent bruyamment de la résolution 1721 votée récemment par le conseil de sécurité des Nations unies, censée mettre fin à la crise ivoirienne. Les jours de Laurent Gbagbo à la tête de ce pays seraient désormais comptés, se réjouissent-ils. Chirac aurait donc fini par avoir la peau de Gbagbo, cet homme buté qui a le tort et le mauvais goût de ne pas prendre ses ordres au palais de l'Elysée. Et pourtant, on ne lui demande pas grand chose, mais tout juste à jouer, comme un « vulgaire » chef d’Etat d’Afrique centrale et tout autre autocrate nègre, le rôle de simple préfet veillant sur les intérêts français en Afrique. En échange de quoi, il lui serait garanti la présidence à vie. Mais cette tête de mule enfermée dans sa haine contre les Blancs s'obstine à vouloir couper le cordon ombilical avec son bienfaiteur.

Evidemment, ce n'est pas ainsi que la presse française nous présente la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire. Comme d'habitude sur ce continent, lit-on ici et là, ce pays est en proie à une guerre atroce entre tribus rivales. Michelle Alliot-Marie le répète à l'envi dès qu'on lui tend un micro. La France, éternelle fée protectrice de l'Afrique et de ses sauvages pas encore mûrs pour la démocratie, joue son rôle humanitaire en y envoyant ses soldats. Dans la presse française donc, pas un mot sur le soutien du gouvernement français au putsch de septembre 2002, au financement et à l'armement des rebelles qui campent depuis quatre ans sur la moitié nord du pays. Ce n'est pas Paris, mais la communauté internationale qui a tout fait pour introniser Konan Banny au poste de Premier ministre. L'hypocrisie érigée en vertu, rien ne nous est épargné.

A lire tout ce qui s'écrit sur ce pays, les malheurs actuels de la Côte d'Ivoire sont dus non pas aux initiatives aventureuses de Chirac et de ses pantins locaux, mais exclusivement au manichéisme de Gbagbo, qui ne veut décidément pas entendre raison avec son ivoirité, ce concept débile dont la paternité revient pourtant à Bédié.

La tentative de putsch, la guerre civile, les humiliants et scandaleux accords de Marcoussis, le concours des potentats africains à sa botte, l'instrumentalisation des organisations internationales derrière lesquelles elle avance masquée, et la menace des sanctions ayant pitoyablement échoué contre Laurent Gbagbo, que va encore nous inventer la Françafrique pour parvenir à ses fins et nous imposer un de ses valets à la tête de la Côte d'Ivoire ? Car il serait bien naïf de croire que Chirac a définitivement baissé les bras et qu'il compte, bien malgré lui, abdiquer en quittant le pouvoir dans six mois sans un dernier coup tordu contre Gbagbo.

Ce qui se passe en Côte d'Ivoire ne saurait laisser indifférent tout Africain épris de liberté et attaché à l'indépendance du continent. N'ayons pas peur des mots. Il se joue, dans ce pays, l'avenir de toutes les néo colonies françaises en Afrique noire. Ou les patriotes ivoiriens sortent vainqueurs de ce bras de fer, et ce sera le début de notre véritable accession à l'indépendance par rapport à la France. Ou ils perdent, et c'en est fini de nos rêves de dignité. Il est tout particulièrement terrifiant que la plupart d'entre nous ne l'aient pas encore compris, intoxiqués que nous sommes par l'intense propagande du gouvernement français sur la prétendue xénophobie de Gbagbo et sur les guerres tribales qui en sont forcément les conséquences logiques.

Face à la mainmise obsessionnelle des réseaux françafricains sur nos pays, la seule attitude responsable consiste à prendre fait et cause pour Laurent Gbagbo. Son combat contre le néo colonialisme français est aussi le nôtre. Ce combat, c'est celui d'avoir le droit de choisir librement nos dirigeants, de dire non aux dictateurs kleptomanes que la France nous a toujours imposés depuis 46 ans, de décider librement à qui vendre nos matières premières, de placer notre argent où nous voulons, de voir nos pays s'ériger au rang des nations adultes au lieu d'être condamnés à vivre sous la tutelle d'une puissance étrangère qui, grâce à ses bases militaires sur notre territoire, nous tient en joue et nous interdit de bouger sur notre propre sol. Il ne s'agit pas d'aimer ou de ne pas aimer Laurent Gbagbo, mais de dire basta au parrain français pour qui nous ne sommes qu'une source de matières premières bonne à enrichir les amis de leurs présidents successifs, leurs partis politiques et leurs multinationales comme aux bons vieux temps des compagnies concessionnaires.

Dans ce contexte, l'échec de Gbagbo ne sera pas seulement celui des patriotes ivoiriens, mais également celui de tous les orphelins de Lumumba que nous sommes, et un triomphe pour les autocrates francophones tels que les Bongo, les Sassou, les Déby, les Eyadéma et autres Biya qui ont préféré se soumettre aux intérêts étrangers au lieu de répondre aux besoins de leurs concitoyens. Autant dire la perpétuation de la nuit néo coloniale française en Afrique et la fin, pour de longues années encore, de tout espoir d'émancipation pour tous nos pays et tous nos peuples.

Musi Kanda

Recomposition de l’espace politique à l’horizon 2007 – 2009

 

 

Emmanuel Ngouélondélé – Damase Ngollo: La rupture est consommée!

 

 

Pas de critique au vitriol genre «Lettre ouverte» à Denis Sassou Nguesso ; pas de dispute publique ; pas d'injures ; pas de tentative de diabolisation connue : il n'en demeure pas moins qu'entre les généraux à la retraite Emmanuel Ngouélondélé - Mongo (alias le fils de l'odeur de la panthère) et Raymond Damase Ngollo, alias vieux Ngando, respectivement président et vice - président du RDR, la rupture est plus que consommée. Au grand désarroi des militants, désormais écartelés entre les deux leaders d'origine Téké.

 

Lors de l'assemblée générale du Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR) en septembre dernier, qui a mis en place les nouvelles instances dirigeantes de la fédération de Brazzaville, l'absence du général Ngouélondélé - pourtant présent dans la capitale - n'a pas échappé aux observateurs de la vie politique nationale. De même, l'absence du général Ngollo aux diverses manifestations organisées à Brazzaville par le Cercle des Républicains pour un Nouvel Ordre National (C.E.R.N.O.N), n'a pas laissé indifférent l'observateur averti. Ce fut le cas au palais du parlement (meeting en salle), à l'hôtel Le Méridien (conférence de presse) ou, tout récemment, au cercle culturel Sony Labou Tansi, à l'occasion de l'installation des instances dirigeantes du comité communal de Brazzaville. Mais c'est l'alliance, début octobre dernier, entre le général Ngollo et l'ex- ministre des finances Mathias Dzon qui atteste le mieux de la réalité de la rupture. Depuis les législatives de 2002 à Gamboma qu'ils ont tous les deux perdu, Mathias Dzon est le frère - ennemi du général Ngouélondélé. Disqualifié au premier tour par la Commission Nationale d’Organisation des Elections (Conel), Mathias Dzon fut le principal adversaire du général. Leur bataille fut si âpre, qu'elle faillit mettre le feu à Gamboma. Depuis lors, les deux ex- challengers se vouent une «franche» et «fraternelle» inimitié. Les faits parlent d'eux - mêmes. Entre Emmanuel Ngouélondélé et Damase Ngollo, on assiste à une séparation pour «incompatibilité d'humeur», qui ne veut pas dire son nom. Au-delà, estiment les observateurs, c'est la lutte de positionnement pour le contrôle de l'espace politique téké qui s'est ouverte. La lutte «fratricide» a pour arrière - plan l'horizon des législatives de 2007, les locales de 2008 et surtout la présidentielle de 2009. «En 2009, il y aura inévitablement un candidat téké à la présidentielle», confie un habitué des arcanes de la «Tékénité».

 

 

Retour vers le futur…

 

A l'appui de cette affirmation, un pseudo - contentieux pour «violation» de l'accord de Mpila, conclu en 2002 sous l'égide du président gabonais El Hadj Omar Bongo, aux fins de soutenir la candidature de Denis Sassou-Nguesso à l'élection présidentielle. Parmi les frustrés de l'accord, le général Emmanuel Ngouélondélé - Mongo. Pour lui, dès le moment où le RDR n'avait pas obtenu un ministère de souveraineté - au profit de sa propre personne -, encore moins des nominations dans la territoriale, l'accord avec Sassou via le Parti Congolais du Travail (PCT) était caduc. En conséquence, il devait être dénoncé.

 

Mais le président de son parti, le général Raymond Damase Ngollo, était d'un tout autre avis. Estimant qu'il n'avait pas à gérer les conséquences d'un accord signé par son vice - président, il avait préféré la poursuite d'un dialogue «critique» avec le pouvoir. Si bien qu'aux yeux du «fils de l'odeur de la panthère», le général Raymond Damase Ngollo était coupable de «laxisme» envers Denis Sassou-Nguesso et son régime. C'est dans ce climat de divergence et de contradiction au sommet du RDR que s'est peu à peu détérioré la relation entre les deux leaders Téké. Petit à petit, insidieusement, le sentiment de confiance s'est mué en méfiance, en hypocrisie, voire en perfidie. Se sentant de plus en plus à l'étroit dans son rôle de vice-président du RDR, le général Ngouélondélé se trouve un nouveau «créneau» pour s'exprimer. C'est la «lettre ouverte» à Denis Sassou-Nguesso, qu'il fait parvenir à Mpila par le biais d'un neveu du président: l'amiral Jean Dominique Okemba. Approché, ce dernier s'était montré d'une très grande convivialité envers son bel oncle, au point de partager un repas avec lui. Le pauvre était loin de se douter qu'on venait de lui refiler une correspondance au contenu «sulfureux». Jouant les prophètes de malheur, le fils de l'odeur de la panthère s'y répandait en invectives et en imprécations, jusqu'à plus soif ; il s'attaquait en outre avec virulence à la famille de Denis Sassou-Nguesso, par laquelle il passera pourtant, afin de l'atteindre. C'est à cause de son «indélicatesse» envers un chef et un beau - parent, que le rendez-vous sollicité par le canal du conseiller spécial en matière de sécurité n'a jamais été accordé. Malgré de multiples pressions exercées à l'endroit du proche entourage de Sassou. A Mpila, avant même sa médiatisation, le concept d'épicerie familiale avait déjà vécu.

 

 

Du RDR au C.E.R.N.O.N, l'ombre de Libreville

 

En quittant le RDR, le général Ngouélondélé abandonne une machine politique qui ne servait plus ses ambitions de départ : mettre fin à ses fonctions d'éternel «porteur de valises». C'est ce qu'il confiera à des proches en 1996, peu de temps avant le lancement du RDR. Le général Ngouélondélé  venait de démissionner de ses fonctions de chef d'état-major particulier du président Pascal Lissouba, qui lui avait offert comme cadeau un passeport diplomatique (sic) ! C'est avec l'argent du président gabonais El Hadj Omar Bongo que le général Ngouélondélé lance le RDR. C'est toujours grâce au même «bienfaiteur» qu'il lance, dix ans plus tard, le C.E.R.N.O.N, pour «actualiser» son projet d'indépendance politique avortée avec le RDR. En effet, au sortir de la guerre du 5 juin 1997, il se rallie à nouveau à Denis Sassou Nguesso. Après l'avoir combattu par fidélité à un frère téké, le président Pascal Lissouba, dans les veines de qui coule le même sang que lui (sic). Inconstant, le général est ainsi raillé en milieu autorisé, où l'on relativise ses ambitions : «Ngouélondélé a toujours été un exécutant». Un exécutant plutôt bien loti sous le pouvoir de Sassou I. Selon ses propres confidences à des proches, à l'époque où il  «règne» sans partage à la tête de la sécurité d'Etat, il gérait discrétionnairement et quotidiennement 22 millions de F.CFA. Soit, par an, la bagatelle de 7 milliards de F.CFA (non dévalués). Qui dit mieux ? 

 

 

La bataille pour une alternative Téké…

 

De l'avis des observateurs, la rupture entre Emmanuel  Ngouélondélé et Damase Ngollo constitue un épiphénomène. Il est à replacer dans le cadre plus large d'une recomposition du leadership au sein de l'espace politique téké. A l'évidence, le président du RDR, Raymond Damase Ngollo, originaire de Ngabé, ne pèse pas lourd dans cette course au pouvoir. Ce qui expliquerait son allégeance à Mathias Dzon, en principe interdit de faire la politique tant qu'il demeure directeur national de la Banque des Etats d'Afrique Centrale (BEAC). Le choix de Mathias Dzon n'est pas le fait du hasard. Il confirme ce que l'on savait déjà dans les milieux informés. A savoir l'ambition secrète de l'ex-argentier d'affronter Denis Sassou-Nguesso à l'élection présidentielle de 2009, pour le compte de son parti : l'Union patriotique pour le renouveau national (UPRN). En effet, selon de bonnes sources, Mathias Dzon fera valoir en 2007 ses droits à la retraite. Dans un an, il aura donc récupéré toute sa liberté. Ce qu'il fallait démontrer ? En attendant, son parti demeure membre de la majorité présidentielle, même s'il sèche désormais ouvertement les réunions de la plate-forme présidentielle. L'argent est-il monté à la tête de Dzon ? Sans doute. On raconte qu'à l'époque de sa splendeur, l'ancien ministre des finances - qui n'avait pas le FMI et la Banque mondiale sur le dos - distribuait, selon son bon plaisir, l'argent du contribuable congolais. Cet argent ne se trouvait pas dans des coffres forts. Il était dans des «Nguiri» (sacs de farine) qu'il  trimballait parfois dans les coffres des véhicules de sa longue suite. Lors des législatives de 2002 à Gamboma, il avait fait pleuvoir une véritable pluie de CFA sur des populations devenues, depuis lors, enclines à la mendicité. «Le chef de bloc percevait 500.000 F.CFA ; l'église la moins payée 11 millions de F.CFA», se souvient un ancien membre de son parti, qui a émigré vers d'autres horizons politiques. Comme le général Ngouélondélé, Mathias Dzon a fait acte d'allégeance envers Libreville, où il était de passage il y a environ trois mois. Mais au contraire du « fils de l'odeur de la panthère » ou du général Damase Ngollo, qui réclament du matin au soir une modification de la constitution pour faire sauter le verrou de la limite d'âge à 70 ans, Dzon n'a pas de problème particulier d'éligibilité.

 

 

Le bal des pantins et des chauves…

 

Dans l'espace politique téké, l'heure est aux tentatives de regroupement. C'est ce à quoi s'est essayé un certain Miokono, originaire de Ngo comme le vieux Auguste Célestin Gongarad Nkoua. De retour d'exil via Libreville, il a lancé, en vain, un appel au rassemblement autour de sa personne. Miokono, de l'avis de nombreux observateurs, ferait partie du menu fretin. Commentaire d'une source à propos de sa rentrée politique. «Les Congolais sont vraiment de pauvres types ! Quelqu'un fait un tour à Libreville, obtient 100 millions de F.CFA de Bongo  et le voilà qui se croit leader des téké et futur président de la République !». L'essentiel de la nature de l'opposition téké au régime Sassou se résume là. Inféodée à Libreville, elle est dirigée par des «pantins» reliés à leur maître par un jeu de ficelles. Ces pantins, qui font dans la sinistrose et le catastrophisme, se sont mis au service de l'ambition hégémonique d'un chef d'Etat étranger, pour qu'il domine sur le Congo. Pour plaire à leur mentor, certains parmi eux n'hésitent pas à verser dans la médisance et la calomnie contre la vie privée des membres de la famille présidentielle congolaise. Les plus zélés serviteurs de Libreville, signale t-on, restent quand même les «chauves souris» de la Tékénité, ces êtres hybrides à dominante tantôt téké, tantôt lari. Tapis dans l'ombre, ils observent la lutte «fratricide» et comptent les coups. En parfaits larrons, ils espèrent, le moment venu, tirer les marrons du feu. L'enjeu de cette entreprise de déstabilisation du pays et du pouvoir, via la Tékénité, est aussi dérisoire que désespérant : l'accès au guichet du trésor public gabonais, par l'intermédiaire des miettes qui tombent de la table du palais du bord de mer. Ainsi se présente la véritable face des obligés de Libreville, capitale qui a juré de remplacer Denis Sassou-Nguesso par un membre de la coterie téké. De gré ou de force.

 

 

Onka Lune de Darlie

 

Le Coq

 

Les habitants de Birao fuient les bombardements de l'aviation française
(IRIN 03/12/2006)
( 03/12/2006)


BANGUI, le 1 décembre (IRIN) - De nombreux civils se sont enfuis vers le Soudan voisin après le bombardement par les avions de combat français des positions tenues par la rébellion près de Birao (nord-est).

Sur les routes, on ne croisait que des femmes et des enfants, ont fait remarquer certains habitants de la région, la plupart des hommes ayant préféré se cacher dans la brousse, de peur d’être pris pour des rebelles. Certains d’ailleurs n’ont presque rien à manger, mais il est impossible pour l’instant de déterminer leur nombre.

« Depuis trois jours, je recherche mes deux femmes et mes six enfants qui sont cachés dans la brousse », a expliqué Marzouk Hassane, un commerçant de Birao, avant de préciser que les bombardements ont commencé lundi.

« Six avions de combat et quatre hélicoptères de l’armée française ont bombardé nos positions à Birao », a déclaré jeudi Diego Yao, le responsable des opérations du mouvement rebelle, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

L’attaché militaire français à Bangui, la capitale, s’est refusé à faire tout commentaire sur les opérations de l’armée française, mais officiellement, la France n’est censée apporter qu’une aide logistique et matérielle à l’armée centrafricaine.

Selon M. Yao, les bombardements ont contraint ses hommes à abandonner Birao pour se réfugier dans la brousse, et auraient fait de nombreuses victimes parmi la population civile. Toutefois, aucune source indépendante n'a confirmé cette information.

« Le nombre de victimes est élevé, mais cela doit être confirmé par une organisation indépendante », a précisé M. Yao.

Il n’y a que les positions rebelles qui ont été bombardées, a expliqué un colonel centrafricain, a Bangui.

« L’objectif de l’opération militaire est de chasser les rebelles de la région et il est regrettable que des civils se soient retrouvés pris au piège dans les combats », a déploré le colonel, qui a requis l’anonymat.

Le 31 octobre, les rebelles s’étaient emparés de Birao, puis d’Ouadda-Djalle, Ouadda et Sam-Ouandja, et leur prochaine cible était la ville minière de Bria située à 650 kms au nord-est de Bangui.

Après la perte de ces villes, les autorités centrafricaines avaient sollicité l’aide de la France, leur allié et ancienne puissance coloniale, qui leur aurait fourni le soutien logistique nécessaire pour reprendre Birao, une ville de 30 000 habitants, ainsi que Mouka et Oudda.

Au début de l’insurrection, le gouvernement centrafricain avait accusé les autorités soudanaises de soutenir la rébellion ; des accusations qu’elles ont aussitôt rejetées. Mais à en croire certains diplomates en poste à Bangui, la rébellion du nord de la République centrafricaine (RCA) est impliquée dans le conflit du Darfour où des miliciens pro-gouvernementaux combattent un mouvement de guérilla dans la région ouest du pays.

« On ne peut dissocier la crise en RCA de celle du Tchad et du Darfour », a commenté un diplomate qui a requis l’anonymat.

La ville de Birao reprise par l'armée centrafricaine

[FIN]

© Copyright IRIN

C E N T R A F R I Q U E     O P I N I O N  PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS

Conflit au sommet de l`Etat : Les jeunes houphouétistes donnent un ultimatum de 48 heures à Gbagbo / RJDP : "Dans quelques heures, nous allons reprendre la RTI"
(Le Nouveau Réveil 30/11/2006)
( 30/11/2006)


“Le destin de la Côte d'Ivoire se joue actuellement. Désormais, nous parlerons peu mais nous agirons beaucoup. L'heure n'est plus aux discours mais aux actes. L'heure est désormais à la rue. Nous donnons 48 heures à Laurent Gbagbo pour revenir sur ses décisions saugrenues, décrets bizarres, s'il n'applique pas totalement et intégralement la 1721, la jeunesse houphouétiste se réserve le droit de faire tout ce qu'elle veut pour que la paix revienne en Côte d'Ivoire". Tel est le sévère avertissement que les jeunes de l'opposition regroupés au sein du RJDP, réunis hier au siège du RDR à la rue Lépic à Cocody ont lancé à Laurent Gbagbo. Par la voix du président en exercice du RJDP Jean Blé Guirao, les jeunes houphouétistes ont donné l'assurance à leurs camarades venus nombreux les écouter que les choses vont très bientôt évoluer vers la paix en Côte d'Ivoire. Le président de la JUDPCI a ainsi invité tous les jeunes houphouétistes à la mobilisation et à se tenir prêts pour attendre le mot d'ordre. "(…) Ne vous amusez pas, c'est la fin de la fin. Ne soyez pas euphoriques. Quand le mot d'ordre va tomber, il faudra qu'on l'exécute (…) Ce pays appartient à tous les Ivoiriens", a en outre indiqué Jean Blé Guirao. Qui également a appelé les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes à rester républicaines dans cette autre crise qui est ouverte. Pour lui, " Le désordre s'est installé au niveau de l'Etat, il faut rapidement mettre de l'ordre". Il faut noter qu'à côté du président en exercice du RJDP, se trouvaient Karamoko Yayoro du RJR, Kouadio Konan Bertin (KKB) de la JPDCI et Kpangni Siméon de la JMFA.
Paul Koffi


RJDP : "Dans quelques heures, nous allons reprendre la RTI"

La RTI est depuis avant-hier défigurée à nouveau. Avec la nomination par Gbagbo de Brou Amessan au poste de Directeur général après le limogeage de Kébé Yacouba. La fameuse ode à la patrie, l`hymne national de la Refondation est à nouveau abondamment diffusé sur les écrans de la télévision. Brou Amessan est vraiment de retour et la télévision est vraiment tombée dans l`escarcelle de la galaxie patriotique. Il ne reste plus que la diffusion des messages de la haine et le flot d`injures pour que la boucle soit bouclée. Mais la jeunesse du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix n`entend plus laisser prospérer la propagande de la haine à la RTI. Elle a décidé d`y mettre un terme : "Dans quelques heures, nous allons reprendre la RTI" a lancé hier le président en exercice du RJDP, Jean Blé Guirao, devant de nombreux responsables des structures de jeunesses des partis membres du RHDP. " Nous payons tous la redevance et la RTI appartient à tout le monde. D`ailleurs on ne dit pas RTG (Radio Télévision Gbagbo mais RTI Radio télévision ivoirienne" a ironisé l`orateur.

La même détermination de remettre la RTI sur les rails est animée par la jeunesse proche du Premier ministre. Kouakou Abonouan a demandé lui aussi aux jeunes de mettre un terme à la caporalisation de la seule chaîne de télévision publique ivoirienne.

Yves M. Abiet

© Copyright Le Nouveau Réveil


 Message à la Nation de M. Jean-Pierre Bemba Gombo

Peuple congolais, Chers compatriotes,

J’ai suivi le prononcé de l’Arrêt de la Cour suprême de justice proclamant les résultats définitifs du deuxième tour de l’élection présidentielle.

J’éprouve, comme beaucoup d’entre vous, une grande déception et de la frustration par rapport à la manière dont la Cour suprême de justice a traité le contentieux électoral du 2ème tour de la présidentielle.

Ce procès n’a été ni équitable, ni juste pour restaurer la transparence et la vérité des urnes. Nos griefs sur cette élection demeurent et nous serions bien fondés à en contester le verdict.

Cependant, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et dans le souci de préserver la paix et d’épargner au pays de sombrer dans le chaos et la violence, je prends aujourd’hui devant Dieu, la Nation et l’Histoire, l’engagement et la responsabilité de conduire désormais, en communion permanente avec vous tous, ce combat pour le changement dans le cadre d’une Opposition forte et républicaine.

J’appelle toutes les forces politiques et sociales, acquises à l’idéal d’un changement démocratique dans notre pays, de s’unir dans ce combat afin qu’ensemble, réorganisés, nous puissions assurer la refondation du Congo.

Je remercie le peuple congolais pour la confiance qu’il m’a témoignée en votant massivement pour le projet politique que je lui ai soumis. Ce projet, je le rappelle, consiste à défendre les droits légitimes du peuple congolais et à lui redonner sa dignité et sa place dans le concert des Nations. Mes remerciements s’adressent également aux militants et cadres du MLC, aux alliés du Renaco et de l’Union pour la Nation, pour les efforts fournis afin de porter au loin notre projet pour le Congo. Je voudrais les rassurer de la poursuite, dans une unité renforcée, de notre combat commun pour l’avènement d’un Congo nouveau.

Restons unis, mobilisés, vigilants et déterminés pour l’intérêt supérieur de notre Nation.

J’annoncerai dans les prochains jours sous quelles formes et modalités, nous conduirons cette opposition politique.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo !

Tous unis, avec Dieu nous vaincrons !

Je vous remercie.

Jean-Pierre Bemba 




 

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