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 LA LIBERTE D'EXPRESSIVITE EST UN ATOUT MERVEILLEUX POUR LA DEMOCRATIE ET SURTOUT L'EVEIL DES CONSCIENCES POLITIQUES.SI TU VEUX AVANCER DANS LA VIE,OUBLIES TON PASSE QU'IL SOIT SIMPLE OU COMPOSE,VIENS PARTICIPER A TON PRESENT POUR QUE TON FUTUR SOIT PLUS QUE PARFAIT     RAYMOND BOMONGO


Hémorragie des cadres et déliquescence accélérée du pouvoir de Bozizé
(Centrafrique-Presse 18/04/2007)


Le régime de Bozizé est réellement en train de vaciller non pas seulement et forcément sous les coups de boutoir assénés par la résistance armée de l’UFDR et de l’APRD mais par un propre phénomène d’auto-destruction suicidaire en somme, des principaux piliers du régime bozizéen en place depuis la fameuse « transition consensuelle » au lendemain du coup d’état du 15 mars 2003. La preuve ou la manifestation en date de cette situation est le prétexte offert par le décès le lundi 16 avril à Paris du secrétaire général de la présidence Charles Hervé Wénézoui, l’une des têtes pensantes du pouvoir bozizéen. Certains piliers du régime Bozizé qui ont cru devoir prendre part aux travaux du comité préparatoire des obsèques ont fait l’objet de menaces de la part de « gbaya boys » armés et excités à tel point que Bozizé lui-même a dû donner discrètement des instructions pour la protection de certains dignitaires.
Depuis quatre mois où ce dernier, gravement malade, avait été évacué à Paris, non seulement son poste est resté vacant car aucun intérimaire n’a été désigné mais le directeur de cabinet de Bozizé Jean Eudes Téya, le ministre de la communication Karim Meckassoua, tous deux ministres d’état ainsi que le directeur administratif et financier à la présidence Gilbert Bomayako, ont été soupçonnés et même accusés par le clan bozizéen de l’avoir envoûté. Aussitôt la nouvelle de la mort de Wénézoui connue, à l’exception de Karim qui était déjà arrivé à Paris trois jours plus tôt, Jean Eudes Téya et Gilbert Bomayako ont juste eu le temps se mettre à l’abri car quelques énergumènes très excités du clan bézambéen voulaient les agresser. Depuis lors, ils ne peuvent plus mettre pied à leurs bureaux au palais présidentiel. En clair, Bozizé n’a plus de dircab, ni de SG ni de DAF à la présidence. Plus grave, les deux ministres d’état Karim Meckassoua et Jean Eudes Téya n’étaient pas au courant du départ à Birao de Bozizé le vendredi 13 avril où il devait rencontrer Zakaria Damane pour signer un accord de paix avec l’UFDR.
S’agissant de Karim Meckassoua, son domicile sis au quartier Sambo au Km5 a été fouillé en règle le mardi 17 avril par le procureur de la République accompagnés de deux véhicules bourrés de gendarmes et de militaires. Bangui grouille actuellement de rumeurs de toutes sortes le concernant. D’aucuns disent qu’il aurait fui le pays pour la France ; d’autres prétendent qu’il serait parti officiellement pour des soins médicaux en France. Une chose est sûre, il avait réuni ses collaborateurs du ministère de la communication le matin du jour de son départ de Bangui, pour les informer de son départ. Il leur a également dit que c’était par hasard qu’il avait appris que Bozizé allait partir à Birao le lendemain.

On a ainsi la preuve que Bozizé n’a plus confiance en ses deux ministres d’état. Tout indique qu’il a goupillé son projet et le programme de signature de l’accord de paix avec l’UFDR à Birao dans le plus grand secret avec juste les membres de son clan tout en excluant ses proches collaborateurs officiels que sont les ministres d’état Téya et Meckassoua. Tout un chacun, surtout les intéressés, peut en tirer les conclusions qui s’imposent d’une telle situation. Pourtant il n’y a pas si longtemps le 15 mars dernier, à l’occasion de la commémoration du quatrième anniversaire de son coup d’état, Bozizé s’en était retourné à Sido flanqué de Anicet Parfait Mbay actuel ministre des transports et Karim Meckassoua, qui y allaient chacun de son bon souvenir en vantant les circonstances de la rébellion et de leur arrivée au pouvoir dans les conditions que l’on sait. Parti en mission à Libreville avant la disparition de Charles Hervé Wénézoui, le retour au bercail de Parfait Mbay est attendu avec impatience. Fera-t-il aussi l’objet d’une agression par les excités du clan bozizéen, lui qu’on taxe d’être un ministre « rebelle ».

Après l’éjection du pouvoir de son ancien ministre délégué aux affaires étrangères, ex conseiller en communication et porte parole Guy Moskit, en France depuis plusieurs mois, Karim Meckassoua vient aujourd’hui le rejoindre à Paris. Edouard Franck, conseiller juridique de Bozizé qui se trouvait également en France depuis plusieurs semaines officiellement pour raisons de santé, a demandé un asile politique auprès de l’OFPRA qu’on lui a refusé. La question se pose de savoir pourquoi tous ces dignitaires du régime bozizéen quittent-t-ils le navire à cette fréquence et maintenant ? Bozizé a du souci à se faire !

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Du rififi dans le camp bozizéen autour du décès de Charles Hervé Wénézoui (C.A.P)

 

Bangui, 17/04/07 (C.A.P) – L’annonce du décès le 16 avril courant à Paris du secrétaire général de la présidence Charles Hervé  Wénézoui a fait à Bangui l’effet d’une bombe sur le clan bozizéen.

Sans chercher à s’informer sur les causes médicales ayant entraîné la mort d’une des têtes pensantes du clan bézambéen, quelques énergumènes de l’entourage de Bozizé se sont immédiatement mis en tête de rejeter sur le dos du directeur de cabinet de Bozizé, Jean Eudes Téya les raisons du décès.

Ce dernier mis au parfum des menaces sur sa personne a dû quitter son domicile dans la capitale pour se mettre à l’abri. Depuis, il ne peut même plus mettre pied à son bureau à la présidence de la République.
 

Les contradictions dans le camp bozizéen ont atteint un tel degré d’exacerbation que Jean Eudes Téya qui est officiellement le dircab de Bozizé ne détenait pas la réalité du pouvoir dans le cabinet présidentiel. C’était le défunt Charles Hervé Wénézoui qui était le véritable patron du cabinet présidentiel, faisant le beau temps et la pluie.

Depuis le déclenchement des ennuis de santé de ce dernier qui ont conduit à son évacuation en France au début de l’année 2007, le clan bézambéen accusait presque ouvertement le dircab Jean Eudes Téya de n’être pas pour rien dans ses problèmes de santé.

Avec Théodore Dabanga et Michel Koyt entre autres, Jean Eudes Téya fut un des créateurs de la Convergence KNK, instrument de propagande politique qui a permis au candidat François Bozizé d’être candidat et de prendre part à la mascarade électorale de 2005.

Les observateurs s’attendaient de voir Jean Eudes Téya prendre la direction de campagne de Bozizé mais c’est un outsider, Job Isima qui a été choisi. De même, contre toute attente, c’est Elie Doté que Bozizé a préféré nommer Premier ministre alors que presque tout le monde voyait Jean Eudes Téya.

Ce dernier qui a dû se contenter jusqu’ici que de lot de consolation quand bien même il fût nommé ministre d’état dans le gouvernement Elie Doté après l’investiture de Bozizé, doit garder quelque amertume quant à son engagement politique derrière Bozizé qui s’apparente de plus en plus à une pure et simple aventure ou un égarement.

Pour boucler la boucle et se faire un aperçu de l'ambiance qui règne dans la galaxie bozizéenne, le ministre d'état chargé de la communication Karim Meckassoua a quitté jeudi dernier Bangui pour Paris où il prétend se rendre pour des soins médicaux. Il n'en faut pas davantage pour qu'il soit soupçonné après son départ d'avoir fui et le clan est sur le qui-vive. Son domicile banguissois aurait même fait l'objet de fouille et serait à présent étroitement surveillé. La confiance règne

Les pouvoirs votent Sarkozy, les opposants Ségolène

Le Patriote No. 2263 du Mardi 17 Avril 2007
Evidemment, la plupart des hommes politiques subsahériens se gardent bien de dire à qui va leur préférence à quelques jours du premier tour de l’élection français. Le résultat est trop incertain. Il ne faut surtout pas insulter l’avenir… Mais, une fois n’est pas coutume, cette élection passionne et divise. Pour beaucoup d’observateurs, ce n’est pas « blanc bonnet et bonnet blanc », comme au temps de la cohabitation Chirac Jospin. Aujourd’hui, il y a un vrai enjeu, comme en 1981 Sarkozy-Royal, c’est un peu le remake de Giscard-Mitterand.
D’un côté, beaucoup de chefs d’Etat « votent » à droite- à l’exception très probable de l’Ivoirien Laurent Gbagbo et du Rwandais Paul Kagamé. De l’autre, beaucoup d’opposants votent certainement à gauche. Pour l’instant, peu se prononcent pour François Bayrou, il n’est pas encore assez connu.
Pourquoi ce clivage ? Pas seulement à cause du discours de Sarkozy sur l’immigration et contre les sans-papier. Le débat est plus fondamental. «En Afrique, les gens au pouvoir sont pour le statu quo, donc pour l’héritier de Chirac », analyse l’homme politique tchadien Saleh Kebzabo, « En revanche, beaucoup d’opposants pensent que la nouvelle génération des socialistes français pourra les aider à se débarrasser des régimes africains en place ».
Qui « votre » Sarkozy ? Sans aucun doute, les chefs d’Etat dont le régime tient avec l’aide de l’armée française. «La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis, au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires », a affirmé Ségolène Royal dans Témoignage chrétien en février. Quant la candidate socialiste propose de renégocier les accords de défense et de coopération militaire entre la France et ses partenaires africains, on devine aisément la réaction d’un Idriss Déby Itno ou d’un François Bozizé.
Autres partisans très probables du candidat UMP, les chefs d’Etat qui sont dans le collimateur de la justice française, à l’exception sans doute de Kagamé. Denis Sassou NGuesso n’oublie pas que Chirac est intervenu personnellement, une nuit d’avril 2004, pour faire libérer le directeur de la police congolais, Jean-Franois Ndengué, poursuivi par un juge d’instruction français dans l’affaire du Beach. L’Angolais José Edouardo Dos Santos garde une vieille rancune à l’égard de Joseph, l’homme qui a autorisé le ministère français de la Défense à porter plainte contre le marchand d’armes Pierre Falcone en 2001. Et, à tort ou à raison, le Djiboutien Ismaël Omar Guelleh fait sans doute le calcul que, si la droite reste au pouvoir, la justice française Bernard Borrel en 1995.
Bien sûr, les fins connaisseurs de la politique française savent que Sarkozy n’est pas le clone de Chirac. Il est plus imprévisible. Surtout, dans son discours de Cotonou, en mai 2006, il a dénoncé « le paternalisme » et « les réseaux d’un autre temps ». Mais quand ils viennent à Paris, le Gabonais Omar Bongo Ondimba et le Congolais Denis Sassou Nguesso ne manquent pas d’inviter le président de l’UMP à déjeuner au Bristol ou au Meurice. Du reste, Sarkozy ne sen cache pas. « J’apprécie les présidents Amadou Toumani Touré, Boni Yayi, Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou N’Guesso et quelques autres », confiait-il à Jeune Afrique en novembre dernier.
Avec Abdoulaye Wade, la relation est plus complexe. A la fois plus proche et plus distante. L’an dernier, les deux hommes se sont frottés sur le concept de « l’immigration choisie », proposé par la France, puis se sont réconciliés sur celui de « l’immigration concertée ». En février, pendant la campagne-présidentielle au Sénégal, Sarkozy a envoyé un message de soutien au candidat Wade. Rien de plus normal entre deux hommes politiques qui affichent leurs convictions libérales. Mais quand l’ancien ministre français Olivier Stirn a lu le message à la tribune du dernier meeting électoral de Wade, la foule s’est tue d’un seul coup. Pas un bruit, pas un applaudissement. Dans le pays d’où partent les pirogues pour les Canaries, la droite française n’a pas bonne presse. «Avec Sarkozy au pouvoir, tous les émigrés devront rentrer, clandestins ou pas », dit-on à Dakar. Autant dire qu’aucun homme politique sénégalais ne soutient publiquement le candidat Sarkozy, pas même le libéral Idrissa Seck.
Du côté de Royal, les supporteurs subsahariens les plus nombreux viennent de l’opposition. Si celle-ci est socialiste, on affiche même les couleurs. Au Sénégal, Ousmane Tanor Dieng a reçu chaleureusement la candidate française à la Maison du Parti socialiste en septembre dernier. Au Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, lui-même candidat à la présidentielle du 29 avril dans son pays, ne cache pas ses affinités avec la « camarade » française. Un autre opposant malien glisse : « J’aurais préféré qu’elle ait plus d’étoffe, mais j’espère quand même qu’elle passera. ». Au Cameroun, John Fru Ndi ne fait pas mystère de sa préférence pour la gauche, bien que Mitterand l’ait toujours tenu en lisière. Il est vrai que son adversaire, le président Biya, est un vieil ami de Chirac. En fait, la relation à Chirac est déterminante dans le choix de beaucoup d’hommes politiques. Certes, Gbagbo est un déçu de la gauche française. Depuis que le premier secrétaire socialiste François Hollande l’a jugé « infréquentable » et a limogé son ami Guy Labertit de l’appareil du PS, le président ivoirien ne parle plus qu’avec quelques mitterandiens comme Roland Dumas, l’ancien ministre des Affaires étrangères. Mais pour Gbagbo, la compagne de Hollande reste tout de même la candidature du moindre mal.
Tout vaut mieux qu’un héritier de Chirac, l’ennemi intime, l’ennemi de toujours. A l’inverse, Henri Koan Bédié et Alassane Ouattara espèrent sans doute que Sarkozy l’emportera. Entre le président du RDR (Rassemblement des Républicains) et celui de l’UMP, la relation d’amitié est ancienne. 3Je connais Alassane Ouattara depuis l’époque où il était le directeur adjoint du FMI, dit Sarkozy. Et je pense qu’il fait partie de ces hommes qui font honneur à l’élite africaine. » (Voir J.A. n°2391)
Paul Kagamé a-t-il une préférence ? Pas sûr. Ses rapports avec Chirac sont exécrables. Mais ses relations avec Mitterand n’étaient pas meilleures. En fait, le président rwandais se déterminera en fonction de celui ou de celle qui acceptera de poser un acte de repentance après le génocide de 1994. Avec Sarkozy, c’est hautement improbable. Avec Royal ?...
Reste l’inconnue Bayrou. Si le candidat centriste l’emporte, beaucoup de Subsahariens seront désorientés. Pour une raison toute simple : ils ne le connaissent pas. Bayrou n’a guère voyagé en Afrique. Il avait programmé une visite au Bénin ce mois-ci, mais elle a été annulée, faute de temps. Une exception tout de même : le Darfour, où il s’est rendu en février 2005. Le mois dernier, le candidat « ni droite ni gauche », a agité la menace d’un boycottage des jeux Olympiques de Pékin si la Chine continue de soutenir le régime soudanais. Comme Royal. Bayrou est-il l’homme qui ne fréquente pas la « Françafrique » ? Pas si simple. Depuis quelques années, il rend visite régulièrement à Omar Bongo Ondimba quand celui-ci vient à Paris. Il est vrai que le président gabonais est l’ami de beaucoup d’hommes politiques français…
(Source Jeune Afrique)
 
 

L'ACCORD DE PAIX DE BIRAO: TEXTE INTEGRAL



L'ACCORD DE PAIX DE BIRAO: TEXTE INTEGRAL
 
Accord de Paix

Entre

Le Gouvernement de la République Centrafricaine
Et
Le Mouvement Politico-Militaire ci-après :
Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR)

Préambule

Considérant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de l'Union Africaine, de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) et des résolutions nationales relatives au règlement pacifique des conflits, notamment les recommandations fortes du Dialogue National et le Code de Bonne Conduite ;

Conscients de la nécessité du dialogue pour l'instauration d'une paix durable sur l'ensemble du territoire national, condition essentielle à la reconstruction du pays et à l'édification de la démocratie ;

Résolus à consolider l'Etat de droit, la bonne gouvernance, ayant pour corollaire le progrès social, le plein exercice des libertés fondamentales dans les conditions fixées par la Loi ;
Considérant la volonté constante de son excellence, le Général d'Armée François Bozizé, « Président de la République? Chef de l'Etat, réitérée dans son discours à la nation le 31 décembre 2006, de promouvoir la tolérance, le dialogue et la réconciliation de tous les fils de Centrafrique ;

Le Gouvernement de la République Centrafricaine et l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement conviennent de ce qui suit :

Art. 1er : L'arrêt immédiat des hostilités et l'abstention de tout acte militaire ou tout autre forme de violence, et l'arrêt de toutes campagnes médiatiques de nature à nuire aux efforts visant à faire prévaloir l'esprit de fraternité et de concorde.

Art 2 : Le cantonnement des troupes de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement dans un endroit sur le territoire national à convenir entre les deux parties en attendant leur intégration dans les rangs des forces de défense et de sécurité, ou leur réinsertion dans la vie civile.

Art 3 : La mise en place d'un programme urgent et prioritaire de :

Création de conditions de réhabilitation des combattants de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement et leur intégration dans les rangs des forces de défense et de sécurité et des formations paramilitaires conformément aux textes en vigueur ;

2. Réhabilitation dans leurs droits des militaires centrafricains radiés et des fonctionnaires civils de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement dans leur formation et cadre d'origine ;

3. Création de conditions de retour, de réinstallation et de réinsertion des personnes déplacées à cause du conflit.

Art4 : La libération des prisonniers politiques et la proclamation de l'amnistie générale à l'endroit des militaires et des combattants centrafricains de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement.

Art5 : La participation de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement à la gestion des affaires de l'Etat, dans un esprit de réconciliation et conformément aux dispositions de la constitution.

Art 6 : L'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement s'engage à renoncer définitivement à la lutte armée comme forme d'expression.

Art 7 : Les parties signataires mettent en place une commission de suivi de l'application du présent Accord. La Commission de suivi de l'application du présent Accord peut faire appel à toute personne qualifiée susceptible de l'éclairer.

Art 8 : En cas de divergence de vues sur l'application du présent Accord, l'une ou l'autre des parties peut faire recours au Conseil National de la Médiation. En cas de persistance de la divergence de vues malgré les efforts de la médiation nationale, l'une ou l'autre partie peut faire recours au Président du Comité AD HOC sur les questions centrafricaines, son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba,, Président de la République du Gabon dont le compromis s'impose à tous.

Art 9 : En cas de violation flagrante et délibérée, dûment constatée, des dispositions du présent Accord, imputable à l'une des parties, l'autre partie se désengage de toute application.

Art 10. : Le présent Accord de Paix entre en vigueur dès sa signature.

Il est ouvert à la signature de tout groupe, mouvement ou individu qui y adhère et accepte formellement toutes ses clauses.


Pour le Gouvernement de la République Centrafricaine
Général NDOUGOU Raymond
Préfet de l'Ouham Pende

Pour l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement
Zacharia Damane
Conseiller municipal à gordil

Accord de BiraoA

COMMUNIQUE DE PRESSE DES FRN SUR L'ACCORD DE BIRAO



FORCES REPUBLICAINES NOUVELLES
**************
Liberté – Paix – Fraternité
COMMUNIQUE DE PRESSE

Accord entre le Général Zakaria DAMANE et le représentant du Général François BOZIZE
Le 13 avril 2007, un accord militaire a été signé à Birao entre le Général Zakaria DAMANE, représentant de l'Etat-major intégré des unités combattantes de la Résistance Centrafricaine et le représentant du Général François BOZIZE, Chef de l'Etat.

Cet accord de principe, voulu et accepté par les responsables politiques et militaires de la Résistance Nationale, après de longues et difficiles discussions, s'inscrit dans la volonté patriotique de permettre un compromis opérationnel et technique nécessaire à l'ouverture du Dialogue revendiqué par toutes les forces vives centrafricaines qui est une donnée de base non négociable. Il est clairement admis que tous les points évoqués seront validés lors du dialogue politique et inclus dans l'accord de paix globale. La résistance continuera à maintenir sa capacité opérationnelle.

Par la signature de ce premier accord collectif avec le régime au pouvoir, les organisations de la Résistance ont voulu montrer leur réel désir de donner la possibilité à notre pays de sortir pacifiquement de la crise. Connaissant le caractère réfractaire du général Bozizé à tout dialogue arguant le parapluie et le soutien indéfectible et inconditionnel de ses amis dont la France qui le confortent par des bombardements massifs et aveugles du nord de la RCA .Les rapports indépendants de la communauté internationale sur ces crimes de guerre sont accablants pour Bozizé et les troupes d'occupation qui l'ont aidé dans son forfait ; de ce fait, le problème de la légitimité du Général Bozizé est posé. Ce n'est ni un remaniement ministériel, ni la distribution d'argent et de vivres et encore moins les déclarations sans suites et constantes du Général Bozizé qui lui permettront de re -légitimer son pouvoir et apaiser le pays qu'il a mis à feu et à sang depuis sa calamiteuse rébellion jusqu'à ce jour.
La résistance a pris un risque par cet acte mais demeure vigilante par rapport aux manœuvres dilatoires et la roublardise du Général Bozizé qui ne veut pas d'un quelconque dialogue.
Aucun acte concret n'a été posé dans ce sens par ce général qui ignore les règles élémentaires de la démocratie.

Il appartient désormais au Général François BOZIZE de montrer sa bonne foi par le respect des engagements pris, particulièrement : la libération rapide des deux responsables de la Résistance, Am Non Droko Djotodia et Abakar Sabone, détenus à Cotonou (Bénin) ainsi que l'ouverture sans délai du dialogue politique global et inclusif avec une médiation internationale.

Paris, le 14 avril 2007


Pour les Forces Républicaines Nouvelles,

Le Coordonnateur,
Christophe GAZAM - BETTY

Christophe GAZAM - BETTY

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