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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 16:02


COMITE PREPARATOIRE POUR LA MISE  EN PLACE DE LA  FONDATION
 «PANAFRICAN UNION»
   POUR UNE AFRIQUE EN CINQ (5) ETATS
Tél. : (236) 50 80 30 – Fax : (236) 61 54 80 - Bangui (RCA)
E-mail panafrican_union @ yahoo.fr

 

 

 

 

 


LETTRE OUVERTE

 

A
 LA TRES  HAUTE ATTENTION  DU  GENERAL FRANCOIS BOZIZE,
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT,
                                                                       -BANGUI-

 


OBJET: NOMINATION D’UN MINISTRE DES FINANCES,
RADIOSCOPIE DU TRIBALISME DU REGIME ACTUEL  ET
PERSPECTIVE DE VOTRE  INELUCTABLE DEFAITE EN 2010

 

N.B. : la présente lettre ouverte a été publiée le vendredi 27 et le lundi 30 juillet 2007 dans le journal « LE DEMOCRATE » de Bangui et les jeudi 02, vendredi 03 et lundi 06 août 2007 dans le quotidien « LE CONFIDENT » de Bangui. Elle a, en outre, été communiquée aux Evêques de Centrafrique via Monseigneur Paulin POMODIMO, aux pasteurs protestants par le biais du Révérend pasteur Charles TALINGANO, aux Imams de Centrafrique par le canal de l’Imam Moussa NAIDI de la grande mosquée de Bangui et aux pasteurs de l’Eglise christianiste céleste de Centrafrique sous couvert de leur Président, le pasteur Jean  MAPENZIA. Enfin, elle a été diffusée sur l’Internet et pourrait être adressée aux Présidents Omar BONGO ODIMBA du Gabon, Dénis SASSOU NGUESSO du Congo et Idriss DEBY du Tchad. / .


Bangui,  25 juillet  2007

 


COMITE PREPARATOIRE POUR LA MISE  EN PLACE DE LA  FONDATION
 «PANAFRICAN UNION»
   POUR UNE AFRIQUE EN CINQ (5) ETATS
Tél. : (236) 50 80 30 – Fax : (236) 61 54 80 - Bangui (RCA)
E-mail panafrican_union @ yahoo.fr


Bangui,  25 juillet  2007

LETTRE OUVERTE

A
 LA TRES  HAUTE ATTENTION  DU  GENERAL FRANCOIS BOZIZE,
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT,
                                                                       -BANGUI-
Réf. FPU/07/07/0083
     
OBJET: NOMINATION D’UN MINISTRE DES FINANCES,
 RADIOSCOPIE DU TRIBALISME DU REGIME ACTUEL  ET
 PERSPECTIVE DE VOTRE  INELUCTABLE DEFAITE EN 2010
 DUE NOTAMMENT AUX DOUZE (12) MILLIARDS DE FCFA
VOLES PAR VOTRE PREMIER MINISTRE ELIE DOTE.


 Monsieur le Président de la République,

  « PANAFRICAN UNION », initialement « FONDATION DIALOGUE NATIONAL», est un projet de Fondation pour le regroupement accéléré des pays d’Afrique en cinq (5) grands ensembles étatiques fédéraux, notamment pour la constitution des Etats-Unis d’Afrique centrale chers au Président Barthélemy BOGANDA, de lutte contre les coups d’Etat et rébellions et d’études économiques et sociologiques pour le décollage économique de la RCA et de l’Afrique par un puissant et subtil interventionnisme étatique sur des bases mathématiques et statistiques probantes.

 Aussi, compte tenu de la situation politique, sécuritaire, économique et sociale particulièrement préoccupante de notre pays, et plus spécialement de la nomination du lieutenant-colonel Sylvain DOUTINGAÏ au poste de ministre des finances, cumulativement avec ses fonctions de ministre des mines, et après concertation avec des membres des principaux partis politiques de notre pays, notamment avec certains cadres de la mouvance KNK qui se disent désabusés et choqués, avons-nous l’honneur de Vous adresser la présente lettre ouverte.

 Monsieur le Président de la République,

Le 15 mars 2003, Vous étiez entré victorieusement dans la ville de Bangui après près de deux ans de rébellion, mettant ainsi fin à un régime dont la caractéristique fondamentale était l’étourderie, le régionalisme et la démagogie.

En le faisant, à la fois en tant qu’officier mais aussi et surtout en tant que Pasteur, homme de Dieu, et donc de vérité et de justice, Vous devriez Vous en douter, Vous aviez soulevé un espoir pour le moins fou dans tout le pays et à tous les niveaux, surtout que, au lieu de confisquer le pouvoir, d’interdire les partis politiques et de suspendre les syndicats, comme le font souvent les militaires en Afrique, Vous aviez plutôt eu la magnanimité d’instaurer une période de transition dite consensuelle en associant toutes les sensibilités politiques du pays à la gestion des affaires de l’Etat. Et cet espoir légitime, certes quelque peu imbu de naïveté, avait atteint son paroxysme lors du Dialogue national qui s’était tenu du 29 août au 27 octobre 2003 et au cours duquel tous les délégués, de même que le peuple, avaient cru que plus jamais la RCA ne connaîtrait à nouveau les maux qui ont jalonné son passé, tant sous BOKASSA, DACKO, KOLINGBA que sous PATASSE.
Et le 27 octobre 2003, lors de la grandiose cérémonie de clôture de ce Dialogue national, en présence du président Dénis SASSOU NGUESSO du Congo, le président Omar BONGO ODIMBA du Gabon avait été obligé, un moment, de prendre la parole en SANGO pour nous dire que les étrangers se moquent beaucoup de nous et que cette fois-ci, il nous conseillait ardemment de ne plus refaire les bêtises du passé qui ne peuvent que nous conduire à des crises récurrentes et, forcément, nuisibles.

Mais, à peine un mois seulement après la fin de ce Dialogue, comme de nombreux autres Délégués du Dialogue, nous avions pu constater, avec amertume et effroi, mais sans surprise ni étonnement, les premiers dérapages du régime de Transition dont la responsabilité, incontestablement, Vous incombait directement et personnellement.
Et, à l’issue de cette période de Transition dite consensuelle, il y a eu des élections générales. Certes, malgré des fraudes indéniables, il est incontestable que ces consultations ont été globalement crédibles, d’une part et, de l’autre, c’est sur Vous que la très grande majorité des citoyens de ce pays avaient cru devoir porter leur choix.

Seulement, une fois élu, monsieur le Président de la République, Vous avez cru devoir laisser à de nombreux opportunistes la possibilité de Vous prendre en otage, et cela, au détriment des patriotes sincères dont certains ont tout fait pour susciter Votre candidature et, ensuite, de la promouvoir.

Monsieur le Président de la République,

Vous êtes un pasteur, donc un homme de Dieu. En conséquence, Vous ne pouvez qu’être, tout le temps, du côté de la vérité et de la justice. Aussi, avons-nous l’honneur d’attirer très respectueusement et très fraternellement Votre attention sur le fait que, en Vous fiant aux opportunistes dont il est question ci-dessus, Vous avez commis de nombreuses erreurs, voire des fautes lourdes, sur lesquelles nous n’avons cessé d’attirer Votre attention depuis 2005, c'est-à-dire peu après Votre investiture. Ces erreurs et fautes, les voici, et soyez sûr que Dieu, de même que le peuple, Vous serait gré de les reconnaître, de demander PARDON au peuple et surtout à Dieu et de commencer, le plus tôt possible, à les corriger.

Monsieur le Président de la République,

 Nous sommes convaincu que ce que nous allons Vous dire ici ne Vous plaira peut-être pas : mais, après mûre réflexion et échanges avec des amis de différentes sensibilités politiques, notre sens du patriotisme et notre attachement au socialisme et donc à la justice nous ont imposé de Vous adresser, malgré tout,  la présente lettre ouverte.

Monsieur le Président de la République,

Quand Vous posez des actes justes et bénéfiques pour le pays, notre devoir est de Vous féliciter et de Vous encourager. Ainsi, par exemples :

1-Lorsque Vous avez nommé monsieur Barkès NGOMBE KETTE à la tête de la mairie de Bangui, tout le monde a pu constater, très tôt, qu’il est excellent, quoi que l’on dise, comparé à cette merde que PATASSE avait cru devoir placer à la tête de la capitale de notre pays, de février 2 000 à mars 2003 et qui nous avait obligé, dès la prise de fonction de celle-ci, à démissionner de notre poste de chef de cabinet dès le lendemain; une telle nomination, indéniablement, est donc à louer;

 2- De même, quand Vous aviez confié le ministère des mines au jeune Sylvain DOUTINGAÏ,  la nation a pu très vite relever qu’il a fait mieux, dans bien de domaines, que ses prédécesseurs, notamment  en réussissant à convaincre la plus importante firme de diamants du monde, LA DE BEERS, à créer une filiale dans notre pays, avec pour objectif la production d’un (1) million de carats de diamants bruts par mois (contre seulement 450 000 carats l’an depuis l’indépendance), soit douze (12) millions de carats de diamants bruts l’an pour plus de 1 800 milliards de F CFA (3,6 milliards de dollars) l’an, une manne que jamais le FMI et la Banque mondiale ne peuvent prêter à notre pays. Mais un complot international ourdi par les ennemis de notre pays avait fini par contraindre LA DE BEERS à se retirer : une telle nomination est donc, elle aussi, tout aussi louable, indéniablement, même s’il s’agit de Vos parents.

Par contre, lorsque Vous Vous trompez, ce qui est logique et naturel car Vous êtes un être humain, notre rôle à nous autres patriotes est  de Vous dire, très respectueusement, dans l’intérêt supérieur de la nation, que Vous Vous êtes trompé : aussi, faute de pouvoir Vous rencontrer en tête-à-tête, permettez-nous de Vous étaler ici Vos regrettables erreurs qui sont, pour le moins, indéniables.

Ces fautes et injures à l’endroit du peuple qui, semble-t-il, Vous a élu, sont si nombreuses que nous sommes obligé de n’en retenir que quelques unes, en commençant par la plus récente et la plus insupportable, même du point de vue des dirigeants de KNK et du GPPMP qui se disent, hélas, DESABUSES:

I -  SUR LA NOMINATION DE SYLVAIN NDOUTINGAÏ AUX FINANCES

Monsieur le Président de la République,

 Vous venez de nommer le ministre des mines à la tête du ministère des finances, cumulativement avec son ancien Département, ce qui appelle, inexorablement, de notre part, les observations qui suivent :

A) Partout dans le monde, nous n’avons pas souvenir d’un cumul ministériel combinant les mines, l’énergie, l’hydraulique et les finances dans les mains d’un seul homme; en effet, logiquement, c’est au ministre de l’économie et du plan que devrait échoir le ministère des finances : est-ce à dire que, de Votre point de vue, puisque le ministre du plan, monsieur MALIKO, n’est  pas de Votre clan familial, il serait hors de question de lui confier les finances, ce qui ne peut, inexorablement, que conforter la position de la rébellion qui soutient que Vous n’avez renversé PATASSE que pour Vous enrichir, Vous et les Vôtres?

B) En nommant le ministre NDOUTINGAÏ aux finances, Vous avez certainement voulu témoigner à ce jeune compatriote Votre gratitude et Votre satisfaction pour ce qu’il a fait jusqu’alors au ministère des mines : cependant, Vous avez perdu de vue qu’en le nommant aux finances, Vous en avez fait un super ministre, ce qui ne peut que compromettre ses relations, d’une part, avec les autres ministres et, de l’autre, avec les cadres de la Convergence Nationale KNK qui Vous avaient soutenu et que Vous avez oubliés ou négligés dès Votre investiture, notamment Jean Serge WAFIO, les GONDA, Auguste BOUKANGA, Bertin BEA, François GOLE (le Secrétaire général du MDD qui avait organisé et animé vos meetings du stade SAGBADO à Cattin et du lycée de Fatima), Claude LENGA, les philosophes Clément GUIYAMA et Gaston MACKOUZANGBA, pour ne citer que ceux-là;

C) Par ailleurs, en nommant Sylvain NDOUTINGAÏ aux finances, non seulement Vous avez définitivement donné raison à tous Vos détracteurs qui n’ont jamais cessé, répétons-le, d’essayer de convaincre l’opinion que si Vous Vous êtes emparé du pouvoir, c’est uniquement pour Vous enrichir et enrichir les Vôtres, mais Vous semblez oublier que ce ministère porte sur sa tête tous les problèmes du pays, notamment nos chroniques arriérés de salaires, de pensions et de bourses et qu’il mériterait de ne pas être confié à un de Vos proches, car ce qui est important, en politique, ce n’est point d’être intègre, mais d’être insoupçonnable.

En effet, tout observateur averti de la vie politique de notre pays a pu constater que depuis que Vous avez pris le pouvoir, Vous avez toujours pris le soin, comme PATASSE, de placer un de Vos parents aux finances : d’abord Daniel NDITIFEI-BOYSSEMBE, dont personne ne nie la compétence et le sérieux, au début de la Transition, puis Théodore DABANGA, l’ancien ministre de PATASSE, après Votre investiture. Après les déboires de ce dernier, notamment dans la malencontreuse affaire des services de notre douane installés à Douala, et après le bref passage du voleur Elie DOTE à la tête de ce ministère, nul n’est surpris ni étonné que ce soit encore un de Vos parents qui atterrisse à la tête de ce département. Le problème, c’est qu’à la limite, Vous auriez dû faire appel, plutôt, à un autre de Vos parents ou, tout simplement, il aurait fallu que Sylvain NDOUTINGAÏ soit déchargé du ministère des mines, à défaut de vouloir confier tout simplement les finances au ministre du plan, ce qui aurait paru normal, « naturel », même si Sylvain MALIKO est, du point de vue de la quasi-totalité des cadres de son ministère et de nombreux diplomates étrangers, notamment français, notoirement incompétent et incapable de mettre en place un programme et un plan de développement accéléré de notre pays dignes de ce nom;

D) En outre, en arrachant le ministère des finances au voleur et incompétent Elie DOTE pour le confier à l’un de ses ministres, fut-il Sylvain NDOUTINGAÏ ou un autre, il conviendrait de reconnaître que Vous êtes indubitablement allé contre le bon sens et les règles élémentaires de la science administrative et de la sociologie des organisations. En effet, dès lors que Vous avez enfin reconnu que monsieur DOTE est, selon les révélations du leader du PDCA, l’ancien DG du Trésor, le 11 juin dernier dans la presse, incompétent et malhonnête, Vous n’auriez jamais dû le conserver à la tête du gouvernement en lui arrachant seulement le ministère des finances; car, tout compte fait, le nouveau ministre des finances sera forcément perçu par le Premier ministre, son chef hiérarchique à qui il doit rendre compte et de qui il doit recevoir des instructions, comme un adversaire, comme un traître, comme un ennemi et leurs relations professionnelles ne pourront qu’en souffrir, au détriment de la nation, bien entendu;  et, logiquement, le ministre ne voudra point, inéluctablement, rendre compte au Premier ministre ni respecter les instructions de ce dernier car il se dira, légitimement, tout de même, que si ce ministère lui a été confié, c’est bel et bien parce que le chef du gouvernement n’a pas été, alors là pas du tout, à la hauteur;

E) Tout cela ne nous étonne ni ne nous surprend, car comment croire que monsieur DOTE, un technicien d’agriculture formé à Grimari puis à OUAKOMBO (Mbaîki), parce qu’il a eu à travailler au service du développement rural de la BAD (Banque Africaine de Développement) serait devenu, pour autant, un génie de la macroéconomie et pourrait opérer un miracle, avec le FMI et la Banque mondiale, pour faire sortir la RCA de la pauvreté. Vous voudrez bien noter que, si ce monsieur avait la moindre culture macroéconomique et financière, il aurait accepté, et même souvent, de débattre de la problématique du décollage de notre pays, et cela, en public, avec nous autres patriotes qui sommes hostiles aux fallacieuses recettes ultralibérales du FMI et de la Banque dite mondiale, notamment à la radio et à la télévision. Et, s’il avait par ailleurs la moindre connaissance des théories de l’Etat, il ne lui serait jamais venu l’idée de prendre le ministère des finances après monsieur Théodore DABANGA. En effet, en sa qualité de chef de gouvernement, si gouvernement il y a, il devait savoir qu’il serait amené, souvent, à trancher des conflits entre le ministre des finances et d’autres membres du gouvernement et qu’il ne saurait être, à la fois, juge et partie.  Enfin,  si monsieur Elie DOTE n’était pas un aventurier politique, l’incarnation même par excellence de l’opportunisme politique, s’il était un homme digne de ce nom, en perdant le ministère des finances, ce qui est un désaveu pour le moins humiliant, il aurait dû, tout simplement, démissionner. Mais, étant ce qu’il est…

II – SUR LES DERIVES TRIBALISTES DE VOTRE REGIME

Monsieur le Président de la République,

Lors du Dialogue politique du 28 juillet 2006 à l’Assemblée nationale, nous Vous avions demandé, entre autres, au nom de la Fondation Dialogue national, devenue«PANAFRICAN UNION», de charger un membre de Votre gouvernement ou de Votre cabinet  de Vous faire la « radioscopie du tribalisme dans notre pays, pour la période d’avant le 15 mars 2003 et celle d’après le 15 mars 2003»; et cela, pour ne pas finir par être haï par le peuple comme Vos prédécesseurs :

A) Et, non seulement cela n’a pas été fait, mais, à peine un peu plus d’un mois après, Vous avez fait pire : en effet, lors du remaniement du 02 septembre 2006, trois leaders des partis de la majorité qui Vous soutient ont eu une promotion : l’un est entré au gouvernement, à savoir madame Yvonne MBOÏSSONA; un autre est devenu membre de Votre cabinet à la présidence, en l’occurrence mon collègue et frère Cyriaque GONDA et, enfin, l’ancien ministre Jean Serge WAFIO, qui avait suscité puis soutenu à cor et à cri Votre candidature, a été promu DG  du Trésor public.
Sans nier la valeur de ces trois compatriotes, dans un communiqué de presse, notre Fondation avait dénoncé, à l’époque, ces nominations pour le moins tribalistes, car Vous avez exactement fait comme si les autres leaders qui Vous avaient soutenu n’ont pas le droit d’occuper les hautes fonctions auxquelles ils aspirent légitimement. Malgré cette dénonciation, Vous avez cru devoir garder un silence méprisant tout en persistant dans cette propension au tribalisme;

B) Un illustre savant français, André JEZE ou DUGUIT, avait écrit, au début du siècle dernier, que l’observation attentive du régime fiscal d’un pays à un moment donné de son histoire pouvait permettre de déterminer la formation sociale qui est au pouvoir dans ce pays. En le paraphrasant, l’on peut, sans risque de se tromper, affirmer que l’analyse de l’origine ethnique des tenants des principales fonctions politiques et administratives de l’Etat et des sociétés d’Etat peut aisément, sous Votre régime, permettre d’identifier l’ethnie du chef de l’Etat : en ce sens, il faudrait noter que Vous ne Vous êtes nullement préoccupé du fait que nous avions dénoncé, par ailleurs, dans le même communiqué de presse cité ci-dessus de septembre 2006, le fait que les Directeurs généraux des trois (3) sociétés d’Etat les plus importantes, celles d’électricité, d’eau et de téléphone, sont tous membres de Votre clan familial, sans compter que le précédent DG de la SODECA que Vous aviez nommé au début de la Transition était, lui aussi, un des Vôtres, tout comme le précédent DG de l’ENERCA;

C) De nombreux postes sont vacants, dont celui de Secrétaire général de la Présidence : là encore, faut-il croire que les nombreux cadres de la Convergence qui sont sans fonction ne peuvent pas l’occuper simplement parce qu’ils ne sont pas de BOSSANGOA ? Claude LENGA, Bertin BEA, François GOLE, Gaston MACKOUZANGBA,  Auguste BOUKANGA,  Benoît WACKORO, Clément GUIYAMA, pour ne citer que ceux-là, n’ont-ils  pas la compétence et la confiance requises pour occuper ce poste?

D) N’avez-vous pas pu constater que, depuis que Vous êtes arrivé au pouvoir, Vous avez, exactement comme PATASSE, veillé à ce que tous les postes clés des finances et des institutions financières dépendant de notre pays soient occupés uniquement par des nationaux originaires du  nord? Car, comment expliquer le maintien de l’ultralibéral et voleur DOLOGUELE qui avait fait croire que la réfection de la Primature avait coûté 500 millions de F CFA à l’Etat, alors que la construction de l’immeuble PETROCA, sous KOLINGBA, n’avait coûté que 1,8 milliard de F CFA, que le monument des martyrs avait coûté 750 millions de F CFA à l’Etat, au lieu de cinquante (50) millions de F CFA, soit toujours à la tête de la BDEAC ? N’est-ce pas parce qu’il est du nord ? Un Jean-Baptiste WAGO, un Louis PAPENIAH, un Maurice YONDO, un Jonathan KPIDOU  ou un autre ne peut-il pas, valablement, occuper ce poste?  Pourquoi faut-il nommer au gouvernement les fils de DACKO et KOLINGBA qui ont contribué, incontestablement, à tuer ce pays et oublier par contre la fille à BOGANDA, celui-là même qui a été enlevé et déporté pour ses nobles engagements?

 

III – DERIVES ANTICONSTITUTIONNELLES

 Monsieur le Président de la République,

 Le 02 octobre dernier, nous étions dans le bureau du général  LAMINE CISSE, Représentant du Secrétaire général des Nations unies, pour lui demander de tenir ses engagements, précisément pour qu’il intervienne auprès de Vous pour Vous rappeler les termes du Code de Bonne conduite du 09 février 2005. En effet, en vertu de ce texte que tous les partis politiques et tous les candidats à l’élection présidentielle de 2005 avaient débattu, adopté et signé au Palais de la CEMAC, en Votre présence, c’est la famille politique qui allait gagner les élections qui devait gouverner seule et devrait occuper, en conséquence, les plus hautes fonctions politiques de la Présidence et de la Primature, en plus du gouvernement; par contre, la haute fonction publique, elle, neutre, apolitique, reviendrait, de droit, à tous les nationaux, tant de la majorité, de l’opposition que de la société civile, les critères de sélection étant la compétence et l’intégrité : malheureusement, depuis Votre investiture, c’est, bien entendu, le monde à l’envers, car Vous avez cru devoir violer, peut-être involontairement ou par inadvertance, ce Code de Bonne conduite et toutes les règles, pratiques et traditions en vigueur dans les démocraties dignes de ce nom; jugez-en Vous-même :

A – Alors que la Constitution interdit expressément le cumul des fonctions de Président de la République avec toute autre fonction, Vous avez cru devoir Vous maintenir au poste de ministre de la défense, exactement comme si aucun cadre de Votre majorité n’est capable d’assumer, correctement, cette responsabilité; à défaut de vouloir nommer un citoyen membre de Votre majorité et issu d’une autre région à la tête de ce ministère, autant le confier officiellement à monsieur Francis BOZIZE qui, à la différence de DOTE, a au moins une indéniable légitimité pour s’être battu, sur le terrain, comme Sylvain NDOUTINGAÏ et Parfait MBAYE : car, dans ce cas au moins, les députés de notre pays, qui s’en plaignent, pourraient enfin être en mesure d’interpeller le ministre de la défense, sans compter que le Premier ministre, quant à lui, n’aurait plus de difficulté à convoquer son ministre pour lui demander des clarifications et/ou des comptes rendus;

B – Au lieu que la Présidence de l’Assemblée nationale soit confiée à un homme d’une certaine stature politique et capable de Vous dire, très respectueusement, mais clairement et fermement, chaque fois que nécessaire, «NON», dans l’intérêt supérieur de la nation, un homme politique, bien entendu, et issu du parti de la majorité qui a le plus de députés, à savoir le PNCN, Vous avez cru devoir imposer un apolitique, parce qu’il a l’art de Vous dire tout le temps, «Vous avez raison, Monsieur le Président », « tout va, Monsieur le Président, pour le mieux en RCA» : n’est-ce pas là, indubitablement, une manière de scier Vous-même la branche sur laquelle est assis Votre propre pouvoir ?

C – Pire, au lieu d’un Premier ministre politique, car il s’agit d’un poste hautement et fondamentalement politique, issu de la mouvance qui Vous a soutenu, qui connaît Votre ambition pour Votre pays, si ambition il y a, et qui, surtout, Vous servirait de bouclier et de fusible en prenant tous les coups et toutes les attaques et critiques de la classe politique, de la presse et de la rue, à Votre place, comme au début de la Transition, Vous avez cru devoir faire appel à un banquier apolitique, incompétent, malhonnête, inconnu et qui, n’existant pas politiquement, n’a cessé de Vous exposer à la vindicte populaire: aussi, la question se pose de savoir si le colonel KADHAFI et le colonel OBIANG NGUEMA MBASOGO, qui ont réussi, de manière spectaculaire, à sortir leur pays de la pauvreté avec un PIB par habitant de plus de 6500 dollars avaient-ils eu besoin d’un Premier ministre banquier, apolitique et soumis aux fallacieuses recettes ultralibérales du FMI et de la Banque mondiale? En conséquence, peut-on être raisonnablement surpris par le chaos où Elie DOTE a finalement conduit notre pays? En outre, en six mois de direction générale de notre compatriote Jean Serge WAFIO, dont nous saluons ici le courage, au Trésor public, non seulement Elie DOTE a cru devoir détourner 539 millions de F CFA sous forme de dépassement de fonds spéciaux, et 395 millions de F CFA en ce qui concerne les fonds de l’action gouvernementale, sans compter deux milliards deux cent cinquante un millions (2 251 000 000) de caisses d’avances non justifiées, mais Vous avez osé ne pas le révoquer, ni le faire arrêter pour le traduire en justice : d’ailleurs, ces montants qui font plus de trois (3) milliards de FCFA ne concernent que la période de notre frère WAFIO, soit six mois, alors que DOTE, le vrai « MON WARRA MON TE BIANI », a totalisé, en juin dernier, 24 mois à la tête du gouvernement, soit quatre (4) fois la période WAFIO, ce qui revient à multiplier les trois (3) milliards de la période de ce dernier par quatre (4) pour obtenir, théoriquement, ce que Elie DOTE aurait au total détourné en deux (2) ans, soit douze (12) milliards de F CFA : certes, le peuple, c'est-à-dire les électeurs, n’a rien dit, mais il n’en demeure pas moins vrai qu’il enregistre tout cela et attend son heure : les élections de 2010;

D – Toujours en violant les traditions en vigueur dans les démocraties et notre fameux Code de bonne conduite qui fait suite à l’Accord de Libreville qui dispose que le gouvernement devrait être celui de ceux qui ont gagné les élections, Vous avez mis en place plutôt un gouvernement qui n’est pas celui de la majorité, ni un gouvernement d’ouverture et encore moins d’Union nationale, avec certes des KNK, mais sans le PNCN, pourtant majoritaire dans la majorité, sans  le MDD, le PSD et même le PDCA; par contre, il y a, dans ce gouvernement, des «tombés du ciel », des MLPC et des RDC qui n’ont pas, pourtant, soutenu Votre candidature, qui ne partagent pas, non plus, Votre idéologie et Votre programme, mais sans le FPP qui, lui aussi, certes, n’a pas soutenu Votre candidature : en somme, un mélange confus, sans considération idéologique aucune; et l’on connaît aujourd’hui ce que cela a pu donner et ne pouvait que donner : trois rébellions particulièrement actives dans le nord de notre pays, le chaos sur le plan économique et une crise financière et sociale sans précédent avec nos retraités qui meurent, hélas, comme des mouches et nos étudiants devenus des clochards parce que Votre priorité, avec DOTE, est de payer la dette extérieure, comme imposé par le FMI et la Banque mondiale; aussi, la question se pose de savoir si c’est pour cela que Vous aviez cru devoir renverser PATASSE ? Est-ce pour cela que le peuple Vous a élu ? GALATES 6 versets 7 : « l’on ne se moque pas de Dieu», et Dieu est témoin des promesses que Vous aviez faites au peuple !

E – Au lieu de nommer comme ministre délégué aux mines le beau-frère du ministre DOUTINGAÏ, n’aurait-il pas été plus juste et sérieux de confier ce ministère, plutôt, à un WAFIO, un GONDA, un GOLE, un Lévy YAKETE, un LENGA, un Bertin BEA, un MACKOUZANGBA, un BOUKANGA ou un autre KNK? Pourquoi faut-il tant humilier et mépriser ceux qui se sont battus corps et âmes pour Votre victoire électorale ? Dieu peut-il accepter une telle iniquité?

F – Enfin, contre toute attente, aucun citoyen, lorsqu’il n’est pas de la majorité et, à plus forte raison, lorsqu’il n’est pas de chez Vous, ne peut être nommé dans la haute fonction publique, ni espérer se faire intégrer dans la Fonction publique; et, là-dessus, les plus hauts responsables du ministère de tutelle, bien que polis et courtois, sont très clairs là-dessus : ils ne peuvent prendre le risque de préparer et de Vous soumettre de tels projets de Décret  dès lors que le prétendant n’est ni du clan familial, ni de la majorité : dès lors, pourquoi avoir adopté ce Code de Bonne conduite ?

IV – SUR LA RADIOSCOPIE DIACHRONIQUE DU TRIBALISME

Monsieur le Président de la République,

Permettez-nous de revenir loin en arrière, sous BOKASSA et sous DACKO, pour Vous rappeler que ces deux régimes avaient, certes, eux aussi, une certaine propension au tribalisme, mais à un degré plutôt extrêmement bas, comparé à ce que nous avons vécu sous les deux derniers régimes qui  ont gouverné, désastreusement, notre pays, de 1981 à 2003.

En effet, Monsieur le Président, le Président DACKO n’avait-il pas eu à Vous nommer (comme nous l’avions dit le 02 octobre dernier, dans son bureau, à monsieur Lamine CISSE qui avait de la peine à nous croire), ministre de la défense en 1980/1981? Etiez-vous, Monsieur le Président de la République, de la même ethnie et/ou de la même région que le Président DACKO? Alors, pourquoi un citoyen autre que Vous et qui n’est pas de Votre région, l’Ouham, ne pourrait-il pas, de même, être nommé ministre de la défense nationale ? Va-t-il, forcément, chercher à Vous renverser ? Aviez-vous cherché à renverser ou à assassiner DACKO ? Au contraire, bien qu’appartenant à l’Ouham comme le Président PATASSE qui Vous avait nommé chef d’Etat-major de l’armée, ne l’avez-vous pas, malgré tout, renversé, quand l’intérêt national l’a exigé ?

A – Pourquoi aviez-vous cru devoir, peu après le Dialogue national, par exemple, nommer plutôt un des Vôtres, Enoch DERANT LAKOUE, pour qui nous avons beaucoup d’estime et de respect pour son ancrage à gauche, à la tête de la BEAC, comme l’avaient fait Vos prédécesseurs, KOLINGBA puis PATASSE, en y nommant les leurs, contrairement à BOKASSA et DACKO ? N’est-ce pas là, très respectueusement, du tribalisme ? Vous êtes pasteur, donc un propagateur de la parole de Dieu, donc de la vérité : alors, dites au peuple si ce n’est pas là du tribalisme !

B - Mieux, quand BOKASSA avait obtenu, lors de la création de la BDEAC dont le siège est à Brazzaville, que le poste de DG de cette institution soit statutairement réservé  aux Centrafricains, avait–il nommé à ce poste, pour le moins juteux, un cadre de son ethnie ou de sa région, la LOBAYE ? Ou c’était plutôt un digne cadre de ce pays, brillant et intègre, mais issu, bien entendu, d’une autre ethnie et d’une autre région que celles du chef de l’Etat d’alors, à savoir notre frère DERANT LAKOUE, qui avait  été retenu et envoyé à Brazzaville  par BOKASSA, à la tête de la BDEAC?

C – Autre exemple historique : pendant dix années consécutives, savez-Vous qui était le ministre des finances de BOKASSA, de 1969 à 1979 ? N’était-ce pas Alphonse KOYAMBA ? Etait-il de l’ethnie ou de la région de BOKASSA? Alors, pourquoi faut-il forcément un des Vôtres aux postes de ministre de la défense et un autre au ministère des finances, et cela, depuis 2003? Cela n’est-il pas de nature à briser la cohésion nationale et à Vous affaiblir vis à vis de l’extérieur et même à donner des arguments à la rébellion? Pourquoi faut-il, par ce tribalisme pour le moins honteux, pousser les Centrafricains à tenir, et injustement, leurs frères de BOSSANGOA pour responsables de leur misère et de leur souffrance et à les haïr, comme les NGBAKA, les YAKOMA et les KABA hier, alors même que les vrais responsables de leur souffrance, bien sûr, se trouvent être, plutôt, le FMI, la Banque mondiale et la France? En effet, avec 2 400 milliards de dollars de PIB en 2006 et des recettes budgétaires de plus de 600 milliards de dollars U.S., le pays de JAURES et Aristide BRIAND, s’il voulait réellement aider notre pays à sortir de la pauvreté, aurait pu, tout simplement, décider d’investir, nous ne parlons pas de don, pas de prêt, mais d’investissements, à hauteur de cinq (5) milliards de dollars l’an sur dix (10) ans, soit un taux d’investissements de près de 500% de notre PIB la première année, ce qui aurait permis, mathématiquement, d’obtenir un taux de croissance égal au tiers de ce taux, soit 166 % de notre PIB, donc moins que les 260 % du taux de croissance de la Guinée équatoriale de 1996 au début de son décollage, mais ce processus aurait permis à notre pays de sortir rapidement et incontestablement de la pauvreté grâce à un revenu par habitant de plus de 5 000 dollars, comme en Guinée équatoriale, en Libye, au Botswana et aux Seychelles : si la France ne l’a pas fait et préfère se cacher derrière le FMI  et la Banque mondiale pour nous imposer des politiques économiques ultralibérales, c’est parce qu’elle a intérêt, croit-elle, à nous maintenir dans une pauvreté si cruelle et synonyme d’ignorance afin de mieux perpétuer sa domination qui rappelle celle des nazis sur l’Europe; c’est en ce sens que la France tolère ou encourage le tribalisme en Afrique, car cela nous divise et facilite son règne selon le fameux principe de César  de « DIVISER POUR REGNER » : n’a-t-elle réussi à diviser KABA et GBAYA, qui aurait pu le croire avant 2003 ? Aujourd’hui, n’est-elle pas, sournoisement, par le biais de ses services secrets, en train de tirer les ficelles pour monter les autres fils de ce pays contre ceux de BENZAMBE, comme elle l’avait fait hier contre les NGBAKA, puis les YAKOMA et récemment les SUMMA, KABA et TALLY?

D - Pire, n’avez-vous pas noté que, depuis l’indépendance,  le président de la Cour suprême ou de la Cour Constitutionnelle n’a jamais été un homme issu, ni de l’ethnie, ni de la région, de nos successifs chefs d’Etat et que Vous êtes, hélas, le premier à créer ce précédent pour le moins fâcheux?

E - Par ailleurs, est-ce normal  que le DG des douanes soit forcément de l’ethnie du chef de l’Etat, que le DGA soit le parent du Premier ministre et que tous les responsables des douanes récemment  nommés soient presque tous des proches du chef de l’Etat et du Premier ministre par leur appartenance ethnique? Avez-vous lu le quotidien «LE CITOYEN» du jeudi 19 juillet en cours sur les nominations, pour le moins troublantes, récemment opérées au ministère des mines ? Tout cela n’est-il pas de nature à compromettre la légitimité politique et historique du 15 mars 2003, aussi bien devant le peuple que devant Dieu?

Monsieur le Président de la République,

Cela n’est peut-être pas vrai, mais l’intime conviction de la très grande majorité des Centrafricains, aujourd’hui, c’est que Vous avez délibérément choisi de Vous moquer du peuple et de le laisser souffrir davantage; et cela, parce que Votre objectif réel, en renversant PATASSE, serait, dit-on, dans les rues de Bangui et en province, de Vous enrichir, Vous et les Vôtres : si certains de Vos Conseillers,  hélas, n’ont pas le courage, l’honnêteté  et surtout la loyauté de Vous le dire, nous croyons, ici, devoir le faire, dans l’intérêt supérieur de la nation.

V – SUR LE GENIE ECONOMIQUE ET FINANCIER DE ELIE DOTE

Monsieur le Président de la République,
Nous tenons, enfin, à Vous rappeler, très respectueusement, pour finir, ceci :

1 – Si Elie DOTE était un génie, la première des choses qu’il aurait faites, dès qu’il avait pris les rennes du gouvernement de ce pays pour le moins sinistré, aurait été de jauger l’espace national et de réorganiser le territoire national, de préférence, en quinze (15) Régions (dotées chacune d’un Conseil régional), 75 Départements (dotés chacun d’un Conseil général), environ trois cents (300) Cantons et 1 500 communes toutes dotées d’un code postal à cinq (5) chiffres, sur le modèle français, comme dans le projet que nous avions laissé à la Primature en partant en 2003;

2 - Ensuite, si ce monsieur n’était pas nul en macroéconomie, l’une des premières choses qu’il aurait faites aurait été de créer au moins trois (3) banques concurrentes de type universel (c'est-à-dire fonctionnant à la fois comme des banques de dépôt et d’investissements), avec chacune une agence dans chaque arrondissement de Bangui et dans chaque Département (sous-préfecture), avec chacune un capital initial de quinze (15) milliards de FCFA au moins, car il n y a pas de décollage économique sans banque commerciale digne de ce nom et dotée d’un réseau couvrant tout le pays;

3- De même, il aurait dû lancer, dans le cadre d’une puissante, dynamique et fructueuse coopération bilatérale, la création d’au moins cinq (5) sociétés d’Etat, concurrentes, bien sûr, d’exploitation industrielle du diamant pour produire, annuellement, au moins les deux tiers de la production du Botswana, petit pays de 1,6 million d’habitants, soit douze (12) millions de carats de diamants bruts l’an, pour plus de 1 800 milliards de F CFA l’an afin de nous doter des moyens de financer nous-mêmes le décollage de notre pays qui nécessite, n’en déplaise au FMI et à la Banque mondiale, institutions esclavagistes, au moins cinq (5) à dix (10) milliards de dollars l’an que seuls le pétrole, le diamant, l’agriculture mécanisée et l’élevage de type industriel peuvent nous procurer;

4 – Si cet aventurier politique était un génie venu pour Vous aider, Dieu nous est témoin, il aurait donné la priorité à la création d’au moins quatre entreprises privées d’agriculture mécanisée par Département, et d’autant d’entreprises d’élevage de poulets par Département, chaque année, soit plus de six cents (600) PME l’an, soit plus de 60 000 emplois l’an, ce qui  aurait contribué à faire reculer et le chômage, et la misère, sans discrimination aucune, comme le fait si bien la Chine depuis 1977, avec plus de 100 000 poulets par mois et par ferme;

5 – Si Votre Premier ministre était un patriote capable de sauver la RCA, il aurait dû très tôt lancer la modernisation de l’armée qui devrait, en plus de ses 3 500 hommes, chiffre ridicule, recruter au moins 15 000 soldats supplémentaires, d’abord en qualité «d’Appelés sous les drapeaux», puis d’engagés, avec 7 500 nouveaux gendarmes et autant de nouveaux policiers, notamment les 300 braves auxiliaires de l’OCRB qui attendent leur intégration dans la Fonction publique depuis trois ans; et cela, afin de mettre un terme brutal, radical et durable à cet insupportable règne de l’insécurité, des braquages et des rébellions, et jamais BIRAO n’aurait été prise, incontestablement;

6- Si monsieur DOTE n’était pas un vendeur d’illusions ignorant tout des problèmes politiques et économiques de notre pays et ceux du monde, il aurait mis fin à notre honteuse télévision nationale limitée à la seule localité de Bangui et qui ne fait que diffuser des danses folkloriques nationales et des danses « zaïroises» impudiques de jour et de nuit : et cela, en transformant notre Office national de radiotélévision en deux chaînes de télévision publiques concurrentes sous forme de sociétés anonymes détenues à 100 % par l’Etat, avec des ressources propres et donc capables de louer des satellites pour couvrir tout le pays avec, dans leur programme, la priorité à la problématique du décollage économique de notre pays, l’éducation des enfants et des jeunes et la lutte contre l’analphabétisme chez les adultes, conformément au projet, nanti d’une lettre de mission de la Primature qui, à l’époque, en décembre 2003, a été envoyé officiellement au ministre de la communication, pour études et mise en oeuvre;

7 – Monsieur DOTE, s’il n’était pas là pour s’enrichir et Vous laisser payer, tout seul, demain, le prix de ses sottises, comme PATASSE qui paie, en pleurant à chaudes larmes, depuis 2003, celles de DOLOGUELE, un autre ultralibéral à la solde du FMI, il aurait dû lancer la création de la SNTR (société nationale de transport routier), avec plus de 1 500 emplois, pour relier Bangui et nos provinces et celles-ci entre elles en donnant la priorité à la sécurité des passagers, à leur confort et à la ponctualité;

8 - De même, il aurait dû mettre en chantier le projet de création de la RATB, la régie autonome des transports de Bangui chargée de desservir la capitale et sa banlieue, dans un rayon de 50 km, en offrant confort, sécurité et ponctualité à ses passagers, sans compter plus de 500 emplois, conformément aux projets, éventuellement amendés, SNTR et RATB, que nous avions laissés à la Primature en partant, en décembre 2003;

9 – Si monsieur DOTE était digne d’être un Premier ministre, on aurait pu l’entendre, ne fut-ce qu’une seule fois, dire, publiquement, quel est le taux de chômage de la RCA (97,5 %) et combien d’emplois il entend créer, chaque année, dans le secteur public et ceux dont il entend inciter à la création dans le secteur privé : car, lutter contre la pauvreté, c’est d’abord créer des emplois;

10 - Enfin, pour ne parler que des priorités des priorités, si monsieur DOTE était digne de conduire un gouvernement, digne de la confiance que Vous avez placée aux hauts cadres en général et à lui en particulier, alors que Vous auriez pu concentrer le pouvoir aux mains de l’armée dès 2003, comme par le passé, il aurait dû, forcément, attribuer une subvention, d’environ cinquante (50) millions de F CFA, à l’excellent maire de la ville de Bangui afin de lui permettre de financer, aisément,  le projet d’adressage de cette localité dont le dossier, également nanti d’une lettre de mission du Premier ministre d’alors, avait été adressé, officiellement,  par nos soins, en décembre 2003, aux autorités municipales de la capitale à peine une semaine avant notre départ précipité du cabinet du chef du gouvernement. En effet,  un Premier ministre digne de ce nom doit  pouvoir relever, incontestablement, que le développement et la sécurité, tant des personnes, des biens que de l’Etat, nécessitent, de nos jours, que chaque ménage, entreprise et Administration ait une adresse postale précise, comme à Brazzaville, Paris ou toute autre ville moderne, comme Tripoli.

   Mais, puisque Vous avez choisi, apparemment et souverainement, de persister dans l’erreur, alors même que Barthélemy BOGANDA aimait répéter, en latin, que « se tromper est inhérente à la nature humaine mais que persister dans l’erreur est diabolique», «suicidaire», dirions-nous, nous osons espérer pour Vous que lorsque Vous auriez perdu le pouvoir, à cette allure vertigineuse où vont les choses, comme KOLINGBA et PATASSE, jadis, du fait d’un entourage majoritairement doué de cécité politique et  macroéconomique pour avoir choisi d’appliquer, contre le bon sens et contre l’intérêt national, les fallacieuses recettes ultralibérales du FMI et de la Banque mondiale, ces deux institutions criminelles et colonialistes ne manqueront pas, contrairement aux cas de Vos malheureux prédécesseurs, de Vous ramener au pouvoir, dès lors que Vous avez choisi de satisfaire leurs intérêts plutôt que ceux de Vos électeurs, ceux de Votre peuple tant meurtri qui Vous a porté au pouvoir en 2003 puis élu en 2005.

 Mais, même si, par hasard, une fois le pouvoir perdu le FMI et la Banque mondiale venaient à chercher à Vous installer à nouveau à la magistrature suprême, le peuple ne le voudra nullement car, partout dans le monde, il est toujours très difficile de réussir un tel exploit.
En effet, les Etats-Unis, par exemple, la plus grande et la plus stable des démocraties, avec zéro coup d’Etat, bien sûr, n’a connu qu’un seul cas de retour au pouvoir, celui de Stephen Grover CLEVELAND, le 22è Président (après Chester Alan ARTHUR, le 21è Président) qui avait réussi à revenir au pouvoir comme 24è Président, après Benjamin HARRISON (le 23è Président) et avant Abraham MC KINLEY, le 25è Président.
 
 En France, certes, il y a eu les cas de NAPOLEON 1er , renversé en 1814 et revenu au pouvoir pour trois mois en 1815, du roi LOUIS XVIII, renversé par Napoléon avant de revenir trois mois plus tard (période dite des « cent jours ») et d’un certain Charles de Gaulle, 1944-1946 puis 1958 1969: mais, il faudrait bien le noter, chaque retour au pouvoir avait toujours été fait dans le sang, la guerre ou était dû aux conséquences d’une guerre très meurtrière.
 En RCA, le retour de DACKO, qui avait déçu le peuple en 1965, notamment du fait du parti unique qu’il a imposé à la nation, trahissant une fois de plus BOGANDA, est un épiphénomène résultant de la mainmise française, car le peuple n’est pas dupe et jamais il ne l’aurait lui-même élu. D’ailleurs, KOLINGBA en a lui-même fait l’amère expérience car, aussi bien en 1993 qu’en 1999 et en 2005, le peuple l’a, hélas, puni, amèrement, sévèrement, et pour cause.

 Aussi, Monsieur le Président de la République, dès lors que Vous êtes Pasteur, donc un homme de Dieu, il faudrait être conséquent et donc être prêt, le moment venu, de reconnaître Votre indéniable défaite, dès le premier tour, d’ici 2010, défaite que Vous êtes Vous-même en train de forcer, oui, de forcer, inlassablement, voire avec une effroyable détermination, disons-le, paradoxale; et cela, afin d’éviter à la nation une ultime et inutile crise dont elle n’a nullement besoin. Car si jamais Vous persistez à continuer à commettre ces monumentales dérives de nature à conduire le peuple à Vous haïr, de même que les Vôtres, non seulement Vous serez battu en 2010, mais de grâce, ce ne serait pas la peine de chercher à revenir plus tard au pouvoir, comme «Grand K» et le «barbu national» : d’ailleurs, Dieu est si merveilleux que, croyez-nous, il ne le permettra point. Alors, de grâce, ressaisissez-Vous, avant qu’il ne soit trop tard !
 En ce sens, nous Vous proposons, très modestement, si jamais Vous décidez de Vous ressaisir, que Vous feriez mieux de mettre en place, assez rapidement, un gouvernement d’antilibéraux et d’anti-tribalistes de quinze (15) membres conduit par un Premier ministre qui serait, de préférence, une des trois filles de BOGANDA, pourquoi pas, avec un premier Vice Premier ministre chargé de «l’économie, des finances, de la programmation et de la planification du développement » et un deuxième vice Premier ministre chargé de « la vulgarisation de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la lutte totale contre l’analphabétisme » afin de réaliser les projets des dix points ci-dessus pour lesquels DOTE s’est révélé, pour le moins, totalement médiocre.

           Et que Allah, par la présente, Vous apporte, O KARINOU ! Ö BOGANDA ! O IDDI LALA ! O YANGONGO-BOGANDA ! Plus de sagesse, de savoir-faire et de patriotisme, dans l’intérêt supérieur de la nation. /.


                                                                                                                                               Pour la Fondation
                                                                                    Moammar BENGUE BOSSIN

                                             


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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