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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 23:33
Ces fils de présidents qui s'apprêtent à diriger
(Camer.be 17/08/2007)


L'exemple togolais, pays où Gnassingbé Eyadéma, après trente-huit ans de règne, a passé la main à son fils Faure pourrait en inspirer bien d'autres. Beaucoup d'observateurs soupçonnent des chefs d'Etats africains de vouloir emprunter cette voie.

Il se dit ainsi que le président égyptien Hosni Moubarak, au pouvoir depuis vingt-six ans, prépare son fils Gamal à lui succéder. En Libye, Mouammar Kadhafi, en poste depuis trente-huit ans, prend des dispositions pour que son fils lui succède.

On prête les mêmes intentions à Abdoulaye Wade, qui verrait bien son fils Karim diriger le Sénégal après lui. Parfois les choses ne se passent pas toujours comme on l'avait prévu. Au Tchad, l'assassinat du fils d'Idriss Déby entraîne une redistribution des cartes.

Au Togo, Gnassingbé Eyadéma a préparé, par petites touches successives, son fils Faure Gnassingbé à prendre les rênes du pays. Si bien que, le 5 février 2005, après le décès d'Eyadéma père, le fils a aussitôt été désigné président par l'armée. Ce choix controversé a été avalisé par la majorité des députés togolais grâce à une révision express de la Constitution.

Aujourd'hui, le successeur de Gnassingbé Eyadéma a réussi à se donner un vernis de légitimité après une élection en avril 2005, avec 60 % des suffrages exprimés.

Celui qui a hérité du pouvoir à Lomé [capitale du Togo] est le seul enfant du général Eyadéma a être entré en politique, à l'instigation de son père qui refusait que ses autres enfants descendent dans l'arène publique. Faure, avant de devenir président, exerçait les fonctions de ministre des Mines, de l'Equipement et des Télécommunications. Il était surtout le conseiller financier de son père pour les phosphates, la téléphonie et la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises "privatisées" installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé).

En Libye, Seif Al-Islam semble bien placé pour succéder à son père. Propulsé sur la scène internationale par son rôle, entre autres, dans l'indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie et du DC 10 d'UTA et, aujourd'hui, la libération des infirmières bulgares, ce célibataire de 32 ans aux allures de play-boy serait en piste pour la course au pouvoir.

L'architecte et peintre Seif Al-Islam, pour succéder à son père, dispose d'une machine de guerre : la Fondation Kadhafi. A la tête de cette organisation non gouvernementale, il est en fait le ministre officieux des Affaires étrangères libyennes.

Avant sa mort, Brahim Déby (assassiné le 2 juillet 2007 à Courbevoie, en France), fils du président tchadien Idriss Déby, avait occupé différentes fonctions au sein du pouvoir tchadien. Son père le destinait à sa succession. Diplômé en management d'une université de Montréal, au Canada, il avait été nommé secrétaire particulier du chef de l'Etat. Brahim était même surnommé "le petit président".

Mais, à N'Djamena [capitale du Tchad], il avait la réputation d'être un homme violent et imprévisible, capable de gifler des ministres en public.

Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade souhaiterait voir son fils reprendre sa place. Il en aurait fait la confidence au président français Nicolas Sarkozy. Expliquant au successeur de Jacques Chirac le bien-fondé de son choix, le chef de l'Etat sénégalais confie que c'est sur la suggestion d'un de ses amis français qu'il a décidé de mettre son fils à l'épreuve.

En Egypte, Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission politique du parti de la majorité (en septembre il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand). Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau gouvernement.

Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu'il est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait donner des idées à certains.


© sarkozy-afrique : Bakayoko Youssouf
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zo
L'Afrique dernier continent sur le plan economique mondial,et premier continent en longitivite des presidents au pouvoir,Il n;ya jamais eu a ma conaissance de chef d'etat a un mandat sans coup d'etat en Afrique laisser le pouvoir ou magouille -mafio politique.C'est soit disant nos parlementaires en general qui ne meritent pas leur place car le parlement et le pouvoir judiciaire d'1 pays doivent avoir des gens qui reflechissent pour le peuple et non pour s;en servir de ce peuple.Mettez ds les assemlees nationales les gens capables de contrecare le president et un systeme de justice fiable.Bien sur le noeud du probleme c'est qu'on ne se laisse pas exploiter par les pays occidentaux ou nos freres se laissent exploiter.J'ai fait une semaine au cameroun le mois passe,il fallait sugerer une proposition a un DG,j'ai rempli l'audiance etant arrive tot apres moi un indien a aussi rempli l'audiance le vigile a laisse entre l;indien devant moi je me suis revolte,l'indien me replique:LA PRIORITE AUX BLANCS COMME NOUS ET FRANCAIS,meme les indiens au Cameroun sont consideres comme les blancs ,ailleurs on recoit d'abord les nationaux,et il n;ya aucun secret contre les etrangers en Afrique,Bien sur les aficains comme M'BOLLO OUBLIENT LEUR HISTOIRE


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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