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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 12:34

 

  FONDATION

 «PANAFRICAN UNION»

   POUR UNE AFRIQUE EN CINQ (5) ETATS

Tél. : (236) 50 80 30 – Fax : (236) 61 54 80 - Bangui (RCA)

E-mail panafrican_union @ yahoo.fr

 

Bangui, 15 novembre  2007

A

LA TRES HAUTE ATTENTION

DES  HONORABLES DEPUTES DE LA NATION,

S/C  DE MONSIEUR LE PRESIDENT

DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

- BANGUI –

Réf. FPU/07/10/0112

OBJET : demande d’une séance d’audition publique en plénière des dirigeants de la Fondation « PANAFRICAN UNION » et des représentants des familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA, signataires du Programme d’action ci - joint pour le triomphe de la vérité sur la déportation aux Antilles des patriotes BOGANDA, FAYAMA ET KANGALA.

 

Honorables Députés de la nation,

 

La Fondation a l’honneur de vous prier de bien vouloir trouver ci-joint copie de son programme d’action pour le triomphe de la vérité dans l’affaire de la déportation du Président fondateur de la RCA et de ses compagnons, votre collègue le Député FAYAMA et le maire adjoint de BERBERATI, Prosper KANGALA, aux Antilles, déportation revelée par mon livre sur l’accident d’avion du 29 mars 1959 qui est, en fait, une diversion pour maquiller un coup d’Etat, comme celui de 1979, dit « opération BARRACUDA » et destiné à placer au pouvoir monsieur David DACKO, alors ministre de l’intérieur du Gouvernement BOGANDA.

 

Vous voudrez bien noter, honorables Députés de la nation, que de tout temps, bien avant Jésus Christ, de NERON à Jules CESAR jusqu’à nos jours, lorsqu’un être humain meurt, et de surcroît un homme d’Etat, son corps doit forcément être exposé afin qu’il n y ait aucun doute là-dessus.

Ainsi, partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis, par exemple, tous ceux de leurs quarante trois (43) présidents qui sont déjà morts, y compris les quatre qui ont été violemment assassinés, à savoir Abraham LINCOLN (le 16è président), James Abraham GARFIELD (le 20è président), William MCKINLEY (le 25è président) et John Fitzgerald KENNEDY (le 35è président), ont été exposés avant d’être inhumés.

 

En grande Bretagne, c’est la même chose et, même dans le cas du roi Charles 1er guillotiné en 1649 lors de la Révolution de Cromwell, son corps avait tout de même été exposé en public.

En France même, même les rois morts assassinés, tel Henri III, frère de Marguerite de Valois dite « la reine Margot », assassiné en 1589 par le moine Jean CLEMENT, avaient eu droit à la restitution de leur corps à leur famille et celui-ci avait toujours été exposé au public. Pareillement pour le roi Henri IV (père du roi Louis XIII et premier époux de la reine Margot), assassiné par le moine François RAVAILLAC en 1610.

 

Idem pour le roi Louis XVI guillotiné le 21 janvier 1793, lors de la Révolution française de 1789, tout comme sa femme, Marie Antoinette, condamnée à mort et gardée en prison aux tuileries à Paris plusieurs mois avant d’être guillotinée le 16 octobre 1793.

Idem aussi pour Paul DOUMER, le treizième président de la III ème République française, assassiné en 1932.

 

En outre, même les condamnés à mort qui sont exécutés, partout dans le monde, ont le droit de voir leur dépouille être restituée à leur famille, tel le cas le plus récent qui est celui de SADDAM HUSSEIN en Irak, sans compter les cas des MAYOMOKOLA, DEDEAVODE, MOKOA et autres chez nous en RCA, le 21 janvier 1981.

 En France, la dépouille du dernier condamné à mort exécuté, Christian RANUCCI, en 1976, qui n’avait que vingt deux (22) ans, n’avait–elle pas été rendue à sa mère ?

En Afrique, il n y a jamais eu de doute sur la mort de Ngarta TOMBALBAYE, de William TOLBERT, de Marien NGOUABI, de Thomas SANKARA, de Jonas SAVIMBI, de Samuel DOE, morts de mort violente, de même que de SAMORA MACHEL, de Juvénal HABYARIMANA, de Cyprien NTAVYAMIRA et de John GARANG, morts dans un accident d’avion (d’hélicoptère pour le dernier cité) : et s’il n y a jamais eu de mystère, c’est parce que les familles avaient vu la dépouille des leurs puis, l’ont enterrée, elles-mêmes.

 

Dans le cas troublant du président Barthélemy BOGANDA et de ses compagnons de lutte Albert FAYAMA et Prosper KANGALA, qui ne sont pas, soit dit en passant, des prisonniers condamnés à mort, après les obsèques organisés le 03 avril 1959, leur épouse respective ont été convoquées au tribunal de Bangui où les habits que portaient les prétendues victimes d’accident d’avion leurs ont été rendus ainsi que leurs effets personnels.

Et, pour des victimes d’accident d’avion, de surcroît morts sur le coup, donc de la violence de l’explosion de la bombe que reconnaît le rapport de l’inspection de l’aviation civile de France, il est tout de même curieux, bizarre, paradoxal que:

 

1) Ces costumes, aussi bien de BOGANDA, FAYAMA et KANGALA ne soient ni froissés, ni déchirés ni maculés de sang : non ?

 

2) Les deux cents mille (200 000) F qui étaient dans le sac à main de couleur blanche du président BOGANDA aient été retrouvés intacts et rendus à DACKO qui avait commencé à les dépenser et, quand madame BOGANDA née Michèle JOURDAIN les avait réclamés dans la semaine même au professeur GOUMBA, alors président du gouvernement par intérim, ce dernier avait convoqué aussitôt son ministre de l’intérieur qui lui avait restitué cette somme intégralement, comme il le disait lui – même du vivant de DACKO, et il l’avait rendue à madame BOGANDA : est–ce concevable que ces billets de banque ne se soient pas éparpillés ou que le sac ne se soit pas déchiré, se vidant de son précieux contenu ?

 

3) Le corps du président BOGANDA était censé avoir été retrouvé sur les lieux du crash près de BODA, comme ceux de FAYAMA et de KANGALA : et, s’il était resté « intact» comme l’a encore dit en mars dernier le professeur GOUMBA ou « propre » comme l’a dit également le président ADAMA – TAMBOUX avant de se rétracter tous les deux en mars dernier en avouant la déportation, pourquoi refuser aux familles, SANS LA MOINDRE EXCEPTION, LE DROIT DE VOIR LES LEURS ?

 

4) Pourquoi les avait-on déshabillés si ce n’est, comme de coutume, pour les nettoyer, les maquiller, si cadavres il y avait, pour les habiller avec des habits neufs ou propres  avant de les exposer au public ? Ainsi, comment pouvait–on les faire déshabiller, une fois à Bangui, les laver et les faire habiller forcément par des Blancs, puis aller les enterrer sans laisser les leurs les approcher une seule seconde ? Croyez –vous sincèrement que s’il y avait des cadavres sur les lieux du crash, c’est vraiment à des soldats blancs que serait revenue la tâche ingrate de laver des dépouilles de nègres ?

 

5) Les colons étaient certainement trop bons pour se résoudre à laver et à habiller ces macchabées de nègres eux–mêmes, soit : mais, alors, pourquoi les laver, les embellir, les habiller et les enterrer sans laisser les leurs les voir un seul instant ?

 

6) S’il y avait des corps retrouvés sur les lieux de l’accident, pourquoi DACKO avait-il (de BOBANGUI où il était pour essayer de calmer les huit (8) villages révoltés) envoyé un messager pour demander à Abel GOUMBA, qui devait prendre la tête du cortège avec l’armée française pour convoyer les corps jusqu’à BANGUI, « d’attendre de 09h00 du matin, le 30 mars 1959, à la nuit pour quitter les lieux du crash afin de ne traverser BODA qu’en pleine obscurité », comme l’ont affirmé séparément le professeur GOUMBA et le président ADAMA - TAMBOUX ?

 

7) Pourquoi DACKO était –il ensuite allé attendre le cortège funèbre à M’BAÏKI pour lui demander, le Président GOUMBA en tête, de ne pas prendre la route nationale qui traverse BOBANGUI où les habitants des huit (8) villages et ceux des environs avaient érigé des barricades pour exiger de voir les corps avant de laisser le cortège funèbre continuer sur BANGUI », en lui conseillant notamment de contourner BOBANGUI en passant plutôt par BOUCHIA pour déboucher à PISSA ?

 

8) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, pourquoi le professeur, de ses propres aveux, n’a jamais vu le corps ici à Bangui ?

 

9) Si BOGANDA était mort, pourquoi le professeur GOUMBA, de ses propres aveux le 11 avril dernier, n’a pas cru devoir se rendre à l’enterrement à BOBANGUI le 03 avril 1959 ?

 

10) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, pourquoi de Gaulle avait–il cru devoir donner des instructions pour qu’aucun autre président de gouvernement ne vienne à ses obsèques, ni celui du Congo, ni du Tchad, ni du Gabon, ni du Cameroun, ni du Sénégal, du Mali, de Côte d’ivoire (le puant traître HOUPHOUET–BOIGNY), ni aucun autre ?

 

11) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, sa dépouille retrouvée et enterrée, pourquoi de Gaulle avait–il cru nécessaire de classer « secret défense », en conseil des ministres, les conclusions de l’enquête de l’aviateur Maurice BELLONTE jusqu'a ce jour?

 

12) N’est –ce pas parce que ce célèbre aviateur à qui l’enquête avait été confiée avait découvert que l’avion qui avait explosé près de BODA n’est pas celui du Président BOGANDA qui, lui, quinze (15) minutes après son décollage de BERBERATI, avait coupé toute communication avec la Tour de contrôle et avait continué droit vers une destination gardée sécrète, à savoir la base militaire française de BLIDA en Algérie, via Ndjaména ou Niamey ?

 

13)  Si le Président BOGANDA avait été tué le 29 mars dans un accident d’avion, son corps trouvé et enterré, quel est alors le terrible secret que le président DACKO a toujours entretenu à ce sujet, en répondant notamment à ce propos à l’honorable Alphonsine BOGANDA, en l’an 2 000, « qu’ils ne sont pas encore tous morts en France et qu’ils n’hésiteraient point à le tuer » ?

 

14) Mieux, au Dialogue national en 2 003, pourquoi à la seule question de savoir « quelles sont les circonstances de la disparition du Président BOGANDA », le président DACKO, inquiété, avait aussitôt fait le muet durant une heure au point qu’un médecin avait dû intervenir pour demander qu’il soit autorisé à rentrer chez lui ?

 

15) Toujours au Dialogue national, alors que le président Michel ADAMA–TAMBOUX avait déclaré la veille, publiquement et solennellement à la tribune de ce forum qu’il allait révéler enfin ce précieux secret, comment expliquer qu’il n’a pas voulu, le lendemain, révéler ce secret comme promis, en arguant ouvertement qu’il avait été toute la nuit menacé de mort, comme il me le dira chez lui quatre (4) ans plus tard, le 30 mars 2007 ?

 

16) Si le président BOGANDA et les patriotes FAYAMA et KANGALA étaient morts le 29 mars 1959, pourquoi le professeur GOUMBA, dans son Discours liminaire du 13 janvier 2007 à l’hôtel OUBANGUI lors de la présentation du tome I de son livre sur la période de la loi cadre à l’indépendance, a –t– il mentionné, NOIR SUR BLANC, « que beaucoup de compatriotes ne croient pas à la thèse de l’accident », d’une part et que, d’autre part, « les autorités françaises ont fixé à trente (30) ans, délai dépassé en 1989, puis à cinquante (50) ans, le délai pour la levée du SECRET DEFENSE » ?

 

17) Et si BOGANDA a été enlevé et déporté, n’est–ce pas parce qu’il tenait à nous assurer une vie et un avenir radieux à travers son combat sincère pour une indépendance réelle et totale, d’une part, et de l’autre, son combat pour la formation des Etats-Unis d’Afrique centrale dite latine, d’où sa déportation comme celle de MOHAMED V en 1953, de BOURGUIBA en 1952, de BEN BELLA de 1956 à 1962, de la reine RANAVALONA de Madagascar, en 1897, de ABD EL KRIM du Maroc, en 1926, du roi BEHANZIN du Dahomey, en 1898, et de SAMORY TOURE de Guinée Conakry, pour ne citer que ceux-là ? Est–ce là de l’histoire officielle ou de « l’imagination romanesque » comme l’a, avec mépris, déclaré l’ambassadeur de France, Alain GIRMA, à radio Centrafrique en sortant d’une audience le mercredi 14 novembre 2007 après avoir été reçu par le chef de l’Etat ?

 

Aussi, honorables Députés de la nation, dès lors que tout a été mis en œuvre pour que personne des familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA ne puisse voir la dépouille ne fut–ce que de l’un de ces trois (3) héros nationaux, il est clair que les confidences de ces deux hommes d’Etat africains, du Congo Brazzaville et du Maroc, selon lesquelles «l’avion qui a explosé près de BODA n’est pas celui à bord duquel ils avaient pris place, mais plutôt un autre avion du même modèle », un NORD ATLAS, avec la même immatriculation, à savoir « 2502FBGZB », sont fondées. Et c’est cet avion là, qui avait pour mission d’attendre (selon le « PLAN » de MESSMER, le gouverneur général de l’AEF fraîchement nommé, un mois plus tôt, ministre des armées), au nord du Congo, à OUESSO, et de décoller, peu après le décollage de l’avion du Président à BERBERATI, avec à bord des décors, dont des cadavres, probablement de prisonniers sélectionnés et assassinés au Congo, qui est venu se saborder au niveau de YAWA, près de BODA, pour faire croire que c’est l’avion du Président BOGANDA.

 

Honorables Députés de la nation et très chers compatriotes, tout cela n’est-il pas, pour le moins, DIABOLIQUE ? BOGANDA, FAYAMA et KANGALA, loin d’être les premiers, sont le dixième cas, officiel, de déportation de leaders africains dont  Léon M’BA du Gabon, déporté ici chez nous, de 1936 à1946, et André GRENARD MATSOUA, du Congo Brazzaville que les colons français ont toujours prétendu avoir emprisonné à Brazzaville où il serait mort et enterré vers 1950 avant que la vérité n’éclate en 1992, lors de la Conférence nationale souveraine sur sa déportation sécrète aux Antilles ?

Et, si Mohamed V du Maroc, Habib BOURGUIBA de Tunisie et Ahmed BEN BELLA d’Algérie ont pu retrouver la liberté, c’est parce que leurs concitoyens avaient poursuivi le combat pour la liberté et l’indépendance.

 

Honorables Députés de la nation, plus que jamais, nous devons tous, sans hésitation, prendre résolument conscience que l’ennemi numéro un (1) de notre pays, c’est la France et que, ce pays maladivement colonialiste, à la différence de la Grande Bretagne, de l’Espagne, de la Belgique et du Portugal qui n’ont plus de soldats en Afrique est et demeure, et de loin, la première cause et le premier responsable du chaos de notre pays.

C’est vous dire que l’heure où l’ethnie censée être au pouvoir était l’ennemi de tous est révolue. Désormais, soyons à jamais unis autour d’un seul idéal : l’indépendance réelle et totale que seule la vérité sur le honteux coup d’Etat du 29 mars 1959 peut nous assurer.

 

Aussi, la Fondation vous demande d’intégrer le Comité national pour le triomphe de la vérité sur l’enlèvement et la déportation du Président BOGANDA pour obtenir la levée du secret défense de Charles de Gaulle afin d’obtenir la libération et le rapatriement des patriotes FAYAMA, KANGALA et Bertrand SOUALAKPE BOGANDA, d’une part et, d’autre part, d’exiger et d’obtenir le versement à l’Etat centrafricain de dommages intérêts conséquents de dix (10) milliards de dollars par déporté décédé et de seulement un (1) milliard de dollars par déporté rendu vivant.

 

En conséquence, la Fondation  a décidé de saisir la justice, avec l’accord des trois familles et avec une batterie d’avocats (35) dont les honoraires seront aux frais de l’Etat, pour obtenir rapidement que ces trois héros nationaux soient déclarés par la justice de notre pays « PORTES DISPARUS LE 29 MARS 1959 » et non plus « DECEDES », dès lors que personne des trois familles n’a été autorisé à effectuer leur reconnaissance formelle comme le prévoit le droit positif. De même, des actions prévues par le PROGRAMME D’ACTION CI-JOINT ADOPTE PAR LES TROIS FAMILLES vont être menées pour obliger le gouvernement français à lever le secret défense et à demander PARDON pour une réconciliation sincère et fructueuse entre les deux pays, entre les deux peuples, entre les deux Etats que tout, objectivement, oppose.

 

Honorables Députés de la nation, le monde a le regard, désormais, tourné vers vous, tourné vers nous. Le monde, mais aussi BOGANDA, FAYAMA, KANGALA et SOUALAKPE. Pour une fois, faisons preuve d’honorabilité, de patriotisme et de génie. /.

                                                                                Pour la Fondation

                                                                                   Son Président

                                                                       Moammar BENGUE - BOSSIN

 

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE
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