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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:31

 

Bozizé dénonce la mauvaise volonté de l’opposition à sortir de la crise


A l'occasion de la célébration le 13 août du 48e anniversaire de l'Indépendance centrafricaine, le président François Bozizé a accusé l’opposition démocratique et les groupes politico-militaires de remettre en question le principe du dialogue politique inclusif, pour une sortie de crise définitive. Le président de l’APRD, un des principaux groupes rebelles, avait demandé la veille à Bozizé de modifier la composition du comité d’organisation de dialogue politique inclusif conformément à l’accord global de paix de Libreville.


Dans une allocution prononcée le 13 août dernier dans la sous-préfecture de la Sangha Mbaéré (sud-ouest), à l’occasion de la célébration du 48e anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine, le président Bozizé a dénoncé les décisions rétrogrades de l'opposition qui entravent la tenue effective du dialogue politique inclusif censé restaurer une paix durable dans le pays.

«Les troubles militaro-politiques ont mis à rude épreuve la bonne volonté des patriotes convaincus et l’engagement de nos partenaires les plus résolus qui en arrivent à demander si les Centrafricains veulent réellement relever le défi du millénaire pour le développement» a déclaré le chef de l’Etat.

«Comment alors expliquer le retour des démons de la division à moins de deux ans des échéances électorales ?» a soulevé François Bozizé.

«Nous ne sommes pas crédibles lorsque, pour des intérêts égoïstes, nous mettons en danger la vie de nos compatriotes ainsi que celle des étrangers vivant sur notre territoire en leur interdisant la libre circulation sur telle ou telle partie du territoire» a poursuivi le président centrafricain.

Concernant les trois projets de loi d’amnistie controversés, déposés pour adoption à l’Assemblée nationale par le gouvernement, le président Bozizé a indiqué que la décision de l’Assemblée nationale est souveraine.

Il a dénoncé la mauvaise foi de ceux qui remettent en cause le processus de la tenue du dialogue politique inclusif et exhorté le peuple centrafricain à ne pas céder aux chants des sirènes et aux solutions de facilité.
«Ceux qui vous promettent des solutions miracles, nous les avons déjà vus à l’œuvre. Non seulement ils vous induisent en erreur et abusent de votre bonne foi, mais surtout ils vous méprisent car leur nature profonde ne change et ne changera pas» a conclu le président Bozizé.

Le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean Jacques Démafouth, a demandé le 12 août dernier au président centrafricain de modifier la composition du comité d’organisation de dialogue politique inclusif conformément à l’esprit du consensus et de l’accord global de paix signé le 21 juin dernier à Libreville, au Gabon.

Le leader de l’APRD a également demandé au chef de l’Etat de réviser le projet de loi d’amnistie dans l’intérêt général du peuple centrafricain. «La paix n’a pas de prix », a-t-il dit, soulignant que le président François Bozizé a besoin de tous les Centrafricains pour régler les problèmes du pays.

Alors que les accords de Libreville entérinaient un principe d'amnistie pour les rebelles afin d'éviter d'éventuelles représailles après le dépôt des armes, le gouvernement a dilué ce principe en le rendant partiel avec les nouvelles lois votées lors de la session extraordinaire du 1er août.

Au début du mois d'août, L’APRD avait appelé l'attention du chef de l'Etat gabonais, président de la commission ad hoc sur le conflit centrafricain, «pour constater la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses engagements, et de convoquer toutes les parties des accords».

Publié le 14-08-2008 Source : apanews.net

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DIALOGUE NATIONAL
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