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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 21:39
Bouake/Les soldats démobilisés en colère: le bureau de Soro défoncé, le personnel séquestré et volé


Nous ne voulons plus nous inscrire dans les opérations du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (Pnrrc) car elles ne sont pas rassurantes avec ces retards de versement de nos primes de démobilisation”.

Voici en substance le cri du cœur de près de 500 soldats démobilisés qui dès 08 heures, se sont regroupés devant le bureau régional du Pnrrc au quartier Kennedy pour revendiquer la somme de 05 millions chacun, au titre de leur réinsertion socio-économique. Ce rendez-vous manqué pour cause d’absence des dirigeants locaux de cette structure qui a en charge l’insertion des ex-rebelles dans le tissu socio-économique, les grévistes ont mis le cap sur le secrétariat général des Forces nouvelles qui est le centre de commandement administratif.

Comme à l’accoutumée, ce soulèvement brusque des ex-combattants, a créé un vent de panique au sein de la population et les commerçants qui ont fermé boutique pour éviter les cas de pillages dont ils ont toujours été victimes à chacune des sorties. A la hauteur du centre hospitalier universitaire de Bouaké situé à quelques mètres du secrétariat des Forces nouvelles, un coup de feu part de la foule. Les soldats commis à la surveillance des locaux du siège administratif des Forces nouvelles, prennent alors des dispositions pour empêcher les insurgés d’y avoir accès.

Mais la détermination et la fureur des manifestants vont leur permettre de franchir le cordon de sécurité et une fois dans l’enceinte des locaux, un autre coup de feu retenti. Dès lors, c’est la débandade générale accopagnée par des actes de vandalisme : les vitres des bureaux volent en éclats, la salle de conférences est mise à sac, la porte du bureau du Premier ministre Soro Guillaume est défoncée, 04 portables volés et M. Adou Albert, cameraman à la télévision notre patrie de Bouaké est dépouillé de sa camera, non sans avoir d’abord été violenté. Alerté, le commandant Chérif Ousmane, patron de la zone 03 de Bouaké et de la compagnie Guépard arrive sur les lieux.

La tension qui a monté d’un écran baisse d’intensité et la concertation est entamée. Des griefs formulés, il ressort que les primes allouées à chaque ex-combattant démobilisé, accusent de fréquents retards dans leur paiement, à telle enseigne que les ex-rebelles se demandent si le processus de sortie de crise né des accords de Ouagadougou, peut connaître une fin heureuse pour eux. Nous ne croyons plus au Pnrrc et nous ne voulons plus de projets soutiennent-ils, avant de réclamer séance tenante la prime de 05 millions chacun pour entreprendre des activités personnelles génératrices de revenus. “En qui doit-on avoir confiance ?” s’est interrogé notre interlocuteur qui a requis l’anonymat, avant de révéler que le Premier ministre joint au téléphone, n’a pas tenu sa promesse d’une augmentation personnelle de 25 mille frs des primes de démobilisation.

Le commandant Chérif Ousmane appelé à la rescousse, a demandé aux insurgés venus du troisième bataillon militaire, du génie civil et du centre de formation GTZ, de replier sur leur base, en attendant la concertation prévue pour ce mercredi au centre culturel Jacques Aka de Bouaké. Cependant les manifestants ont menacé de ressortir dans les rues dans un bref délai si rien n’est fait pour satisfaire leur revendication. Face à la situation, le commandant de la zone 02 de Katiola Touré Hervé dit « Vetcho » a détaché dans la soirée, des éléments de son commandement pour renforcer la sécurité au secrétariat général des Forces nouvelles.

N’GORAN FRANCIS

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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