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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 22:27

Vives les meubles du CNOSCA

Le dimanche 24 août dernier les lampions des jeux olympiques les plus « grandioses » de notre temps selon les propres termes du président du Comité International Olympique, Jacques ROGGE, se sont éteints.

Comme nos lecteurs et cyber-lecteurs ont pu s'en rendre compte, la rédaction de L'indépendant a suivi les mots d'ordre de boycotte de ces JO de Pékin lancés par l'organisation de défense de la liberté d'expression et du droit des journalistes, Reporters Sans Frontière.



Vives les meubles du CNOSCA
Une fois les rideaux tombés, place maintenant aux multiples interrogations sur les conditions de participations des athlètes centrafricains à ces jeux olympiques de l'empire du milieu.

Le monde à l'envers
Il convient d'abord et avant toute chose de revenir sur l'excellent article de notre confrère Centrafrique-Presse qui résume à lui seul l'énormité des agissements irresponsables de ceux qui sont censés dirigés les sportifs centrafricains. Selon notre confrère, pour trois maigres athlètes seulement qui ont pris part aux JO de Beijing, la délégation de la République centrafricaine ne compte en tout, pas moins de dix sept membres alors que le ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, M. Désiré Kolingba, avait déclaré que «compte tenu des difficultés financières que connaît le gouvernement, nous sommes obligés (la République centrafricaine) de ne présenter que 3 athlètes qui ont pu bénéficier d'un minimum de préparation»

Centrafrique-Presse croit savoir par ailleurs qu'outre le ministre des sports et les immuables responsables du comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA) que sont Jacob Gbéti et Gilbert Grézengué, on relève dans cette délégation qui a embarqué depuis Bangui en classe « affaires » sur le vol régulier d'Air France pour Beijing via Paris, le directeur de cabinet de Bozizé, Michel Gbézéra Bria et deux de ses rejetons, Joseph Koyagbélé conseiller à la primature, le président du CNOSCA et sa fille parti d'Angers en France retrouver son papa pour que père et fille puissent quitter ensemble Bangui pour la Chine, Gilbert Grézengué et son épouse, un toubib, le Dr Justin Ndoyo et autres.

On croirait vraiment rêver. Mais non ! Nous sommes en Centrafrique et là-bas les gens marchent sur la tête. Sinon on aurait même pas imaginer un seul petit instant que des vieux lézards fatigués par les gombos de la République de l'acabit des Gbéti et autres Grézengué puissent encore se taper le luxe de s'offrir sur le budget de la princesse pas seulement ruinée mais qui croule également sous le poids de la misère, des vacances et autres promenades de touristes alors que les vrais concernés sont obligés de plier l'échine ou d'assister désabusés à cette comédie de piètre qualité.

C'est d'autant plus pathétique lorsqu'on sait que pour la plupart le bilan de ces dinosaures à la tête des institutions qu'ils dirigent avoisinent le néant. Ils n'ont apporté que souffrances, désolations, dépit et voire même la haine. Non pas cette haine viscérale et inutile qui frise le racisme mais une espèce de dégout pour les institutions pourtant républicaines qu'ils dirigent. Aujourd'hui, plus aucun centrafricain ne fait plus confiance dans les institutions de la République à cause de ceux-ci.

Le mauvais traitement des athlètes
Selon nos informations, les trois athlètes qui ont représenté le drapeau national à Pékin auraient reçu pour tous frais de mission que la modique somme de deux cent mille francs CFA (200.000) soit un peu moins de trois cent cinq Euros (305). Dire que ces derniers en escale à Paris sur la route de Pékin devraient descendre dans un hôtel parisien. Lors de cette escale parisienne ont-ils été accueillis ne serait-ce que pour la forme, par le personnel de l'ambassade de la RCA en France ?

Nous aurons bien voulu répondre par l'affirmatif, mais hélas ! Et pourtant ces derniers se rendaient en Chine pour défendre la patrie et porté haut le drapeau centrafricain parmi les nations partageant les valeurs de l'olympisme.

Des frais de mission de misère pour un voyage de malheur dans le seul but de mouiller les maillots au nom de la République à côté d'énorme budget pour des voleur de cette même République. Le bon sens voudrait que l'on mette les premiers dans les conditions idéales et optimales pour les grandes compétitions en leur assurant le bien être qui passe par le bien manger, le bien soigner et le bien loger. Ne venez pas par-dessus le marché demander à ces athlètes de réaliser des performances quelque soit le degré de leur patriotisme ou de leur volonté de vaincre. Le sport n'est pas le hasard. Fini l'époque de l'amateurisme et des à-peu-près.

Les frais de mission de l'un de ces voleurs de la nation auraient suffit à préparer dans les meilleures conditions deux ou trois athlètes. Proportionnellement si on multiplie dix sept par deux, on arrive à trente quatre. C'est dire qu'on aurait mieux fait de laisser les dix sept grands gosiers à la maison et entretenir des athlètes valides et capables de décrocher des qualifications pour les jeux.

Disons que les fameux responsables politiques et sportifs de notre pays n'ont encore rien compris à la valeur ajoutée que les sports peuvent apporter à une nation meurtrie par tant d'années de conflits armés et de la mauvaise publicité comme la nôtre.

N'est-il pas temps que ces derniers arrêtent de conjuguer le futur indicatif pour dire que les choses s'amélioreront tandis que le peuple quant à lui, conjugue la misère et la pauvreté au présent de l'indicatif ? Jusqu'à quand sauront-ils que nous ne sommes pas que des demeurés et que nous avons plus de valeurs que les meubles de leurs bureaux ? Alors, vive les meubles du CNOSCA !

Jeudi 28 Août 2008
Adrien Poussou

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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