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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 00:35

Abakar Sabone-Michel Djotodja: le duel…



Le premier qui n’était que le porte-parole occupait le devant de la scène, s’est fait connaître plus que le second ; pourtant président de l’UFDR. Sabone répondait aux interviews, un véritable supplice, tant et si bien qu’à la lecture de sa lettre de démission, on s’est demandé s’il n’avait pas de « négriers ». Djotodja lui avait préféré la voie du silence (très dangereux en politique), comme s’il n’y croyait pas. Mais une fois les deux hommes libérés à Cotonou à la demande des autorités centrafricaines, l’ancien consul de la RCA au Soudan a compris qu’il fallait qu’il s’affirme, qu’il retrouve ses airs de président. Montrer à tout le monde que le président c’est bien lui et non Sabone. Caramba ! Bonjour la séparation !

Les premières de liberté à Cotonou ont fait rêvé, l’espoir surtout de rentrer enfin à Bangui, de signer des accords avec le gouvernement et peut être aussi de dégoter des postes de responsabilités dans la machine de l’Etat. Mais comme partout, les deux frères de lutte ont fini par ne plus se supporter, à se battre, à chercher le leadership.

Il n’y a eu ni cyclone, ni tornade. Sauf que Michel Djotodja Am Non Droko dans sa quête d’affirmation n’a pu hélas ramener à de bons sentiments l’aile militaire de l’UFDR, dirigée par Zacharia Damane. Bien au contraire, il a soulevé son mécontentement avec la nomination de Charles Massi, coordonateur es- qualités. Il a aussi paniqué Abakar Sabone qui a préféré prendre la clé des champs et reprendre les activités de son MLJC.

Djotodja s’est plaint de n’être dans l’ombre, comprimé sous le poids d’un porte-parole trop célèbre à ses yeux, et confondu au président de l’UFDR.

Aussi, il a commencé à s’exprimer en tant que président. Pour son malheur sur des sujets dont on souvent du mal à s’expliquer : départ de Sabone, les raisons de la nomination de Charles Massi, sa démission fracassante et… l’avenir de l’UFDR. On a vite compris qu’il n’a pas le bras long. Pas de carnet d’adresses touffus. On ne l’entend pas sur RFI et sur Africa.

Il doit allonger son réseaux d’amis, être épaulé. Or Charles Massi sur qui, il comptait lui a tourné le dos, ayant compris qu’il n’y a rien à tirer de ce mouvement rebelle divisé. Ce qui ne rend pas les choses facile à Michel Djotodja Am Non Droko.

Pour sa part Sabone Abakar n’est pas aussi bon politicien, mais à l’avantage d’être jeune, a été dans le maquis avec Bozizé, a été son aide de camp.

Il y a quelques semaines, il a tenu l’AG de son parti le MLJC, s’est « chaussé » les étoiles de Général de division, allez-y savoir ! Et a décidé d’affronter la réalité. Il se dit prêt à dialoguer avec le gouvernement, à aller à Bangui. Du gringue, la fatigue de l’exil, la nostalgie du pays. La galère en somme !

Le voilà donc à l’heure de la vérité. Bien sûr, beaucoup de compatriotes s’interrogent, faut-il seulement créer un parti politique, prendre les armes pour se « taper » un poste de ministre ou de conseiller. A-t-il, lui, l’épaisseur, la vision, le « logos », la poigne, l’aplomb politique nécessaire ?
2008
Feindaré Ndaré

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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