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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 20:11
François Bozizé annonce sa candidature pour les élections de 2010



 Nous apprenions de sources très bien informées que de tractations se poursuivent en coulisse pour des alliances avec Bozizé pour le faire gagner en 2010 dès le premier tour comme ce fut le cas d’Ange-Félix Patassé. Certains leaders qui se réclament de la rébellion auraient même, par le biais d’un sous directeur à l’Elysée, solliciter une rencontre avec François Bozizé afin de lui offrir leur service. Tout comme la périodique qui la rend public, cette information est passée inaperçue. « Bozizé redonne espoir aux Centrafricains…. Cinq ans à la tête de l’Etat, ce que le président centrafricain promet pour les années à venir », c’est ce qu’annonce le très secret L’Expression du Centre, dans son hors série du mois de septembre. A la lecture de ce tissu de contre-vérités, voire même de mensonges éhontés, colportés pour l’éloge d’un homme qui, cinq ans durant, a mis le pays en lambeau, on croirait rêver. On a du mal à imaginer que le fil directeur de cet « papier-commande » dithyrambique est la République Centrafricaine, ce pays qui donne aujourd’hui l’image d’un navire en détresse ivre et sans capitaine à bord. Renseignements pris. Ceci est l’œuvre de l’ancien animateur d’Africa N°1, Henri Pascal Boulanga dit HPB, qui après l’expérience de la radio africaine s’est reconverti en « Sorciers Noirs », au sens de Vincent Hugeux. HPB qui dispose d’un bureau au palais de la Renaissance et qui est payé rubis-sur-ongle, fait partie de cette meute parée des atours de « spécialiste en communication », qui ne sont en réalité spécialistes que de coup foireux et des pantalonnades médiatiques ne lésinant sur aucun moyen pour cornaquer les roitelets africains en mal de reconnaissance internationale tels que François Bozizé. Ainsi donc, HPB qui est de tous les voyages présidentiels officiels ou officieux, est devenu l’homme-orchestre à qui incombe la responsabilité de faire avaler, à coup de publi-reportage, au peuple martyr de Centrafricaine, la couleuvre d’une prochaine candidature de celui qui depuis moins de dix ans à la tête du pays, fait plus pire que ses prédécesseurs réunis. La farce En abordant la possibilité d’une prochaine et désormais inéluctable candidature de François Bozizé aux échéances électorales de 2010, ce serait manqué de lucidité que d’éluder un certains nombre de questions de fond. La première, est-ce que l’actuel maitre de Bangui peut se regarder dans une glace et affirmer comme ça été le cas, qu’il a encore dans sa besace, un quelconque « espoir » à redonner aux centrafricains si ce ne sont souffrances, désolations, enrichissements faciles, très illicites et violations systématiques et quasi-quotidiennes des droits humains fondamentaux ? Secundo, que peut-il vraiment nous répondre des arriérés de salaires, pensions et bourses alors qu’on note nombre d’aides bilatéraux et multilatéraux et de contrats en tout genre, qui font rentrer énormément de l’argent dans les caisses de l’Etat ? Tertio, qu’avance-t-il pour justifier la recrudescence de la violence et des guerres larvées sur l’ensemble du sol national ainsi que de la violation de l’intégrité territoriale du pays par des bandes armées telles que la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, sans que son Gouvernement et lui-même ne fasse une déclaration ? Enfin, (c’est malheureusement pas exhaustive) que fera-t-il dans les cinq ans à venir si ce n’est déjà fait ? Il est malsain et absolument déplacé de remuer le couteau dans la plaie des centrafricains qui ne savent à quel saint se vouer pour joindre les deux bouts en annonçant de manière prématurée, la candidature de celui qui est considéré comme le véritable responsable de cette misère. François Bozizé aurait pu y’a longtemps se rendre compte de cette pauvreté qui s’abat sur ses compatriotes avec l’élégance d’un bloc de béton et renoncer de faire acte de candidature pour les prochaines élections parce qu’il a lamentablement échoué. Le peuple centrafricain tarde encore à observer dans son assiette ou sa marmite, les retombés des cinq années de sa présidence avec toutes les promesses qui vont avec. Ce qui alimente en ce moment même les conversations dans toutes les villes du pays, c’est comment faire pour bouillir la marmite ? L’initiative est bancale et l’annonce grotesque, l’usage à démontrer que les présidents sortants annoncent souvent leur recandidature après que tous les autres prétendants au fauteuil suprême aient brisé les masques en se déclarant officiellement candidats. Quand on s’appelle Bozizé ont n’hésite pas à aller vite en besogne. On a que faire des réactions et autres interprétations que l’extérieur peut faire de nos actes et actions. N’est-ce pas lui qui a nommé le premier de ses rejetons, Ministre de la défense, et un autre, Commandant en chef de la SRI, sa police politique ? Allez-y comprendre quelques choses ! Mobilisation Dans l’histoire récente de la démocratie centrafricaine naissante, jamais une opposition dite démocratique aura été aussi désorganisée au point de briller que par son absence sur la scène politico-médiatique. Cette miraculeuse entente entre pouvoir et opposition n’augure pas un ciel sans nuage et dégagé pour le peuple centrafricain. Tous les observateurs crédibles s’accordent à dire que cinq ans de plus d’une présidence Bozizé sera la pire des scénarios qu’il faudrait éviter au pays. Mais personne, aussi bien de la résistance armée et de l’opposition pacifique, semble prendre la mesure de cette fâcheuse alternative qui se présente aux centrafricains. Tout se passe comme si les calamiteuses précédentes années de la présidence Bozizé n’ont pas servit de leçon à ceux qui aspirent à le remplacer. Nous apprenions de sources très bien informées que de tractations se poursuivent en coulisse pour des alliances avec Bozizé pour le faire gagner en 2010 dès le premier tour comme ce fut le cas d’Ange-Félix Patassé. Certains leaders qui se réclament de la rébellion auraient même, par le biais d’un sous directeur à l’Elysée, solliciter une rencontre avec François Bozizé afin de lui offrir leur service. Fort de tout cela, une vraie mobilisation de tous les démocrates et patriotes convaincus s’impose. Un front uni pour barrer la route de 2010 à Bozizé et ses thuriféraires doit se constituer en urgence. Il n’y a plus une once de seconde à perdre, sinon le navire Centrafrique coulera à coup sûr et nous autres avec. Candidature ou pas, François Bozizé ne doit plus rester à la tête du pays après la fin de son mandat. Il y va de la survie même du peuple centrafricain. Mardi 04 Novembre 2008 Adrien Poussou

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans ELECTIONS CENTRAFRICAINES 2010
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