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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 23:37
ALERTE ROUGE

 

La menace de déstabilisation s’intensifie dans les casernes: L’alerte rouge décrétée dans les casernes


« Aujourd’hui 28 novembre 2008, des bruits de bottes se font entendre dans la région de Man où 30 prisonniers se sont évadés de la prison civile, des mouvements de combattants sont signalés et des informations récurrentes font état d’un embrasement imminent dans la région », déclarait le vendredi 28 novembre dernier, le président du Fpi (au pouvoir), Pascal Affi Nguessan lors d’une conférence de presse. L’ex-Premier ministre ivoirien ne croyait pas si bien dire, puisqu’il est interpellé quelques jours plus tard par le ministre de l’Artisanat, porte-parole des Forces nouvelles, Sidiki Konaté, qui a annoncé lui, de son côté, sur la base dit-il de ‘’preuves palpables » des « jours sanglants » sur la Côte d’Ivoire. « Un coup d’Etat se prépare contre l’accord de paix de Ouaga et la stabilité en Côte d’Ivoire, par une coalition anti-paix, nostalgique du désordre et de la souffrance du peuple », a-t-il dit, révélant au passage que les Forces nouvelles vont instamment prendre langue avec le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo pour évoquer avec lui, la menace réelle qui pèse sur la sécurité de l’Exécutif du pays en cette fin d’année ». Y a-t-il réellement préparation d’un coup d’Etat en Côte d’Ivoire ? Et qui en sont les commanditaires et les auteurs ? Cette question, bon nombre d’observateurs de la scène politique ivoirienne se la posent, sans en avoir un début de réponse. Mais la menace de déstabilisation des institutions est très prise au sérieux par les autorités ivoiriennes, notamment les deux chefs d’état-majors, les généraux Mangou Philippe (FDS) et Bakayoko Soumaïla (FAFN). Ceux-ci surveillent de près leurs hommes et ne veulent point prendre le moindre risque. Aussi, le chef d’état-major des Forces de Défense et de Sécurité ivoirienne, accompagné des patrons de la gendarmerie et de la police nationale, s’est-il dépêché pour se rendre à Yamoussoukro le dimanche 30 novembre dernier en vue d’apaiser les éléments affectés au Centre de commandement intégré (CCI) en colère et qui se sont bruyamment manifestés. A Man, le Gal Bakayoko, chef d’état-major des FAFN, prenait aussi langue avec ses éléments du CCI pour les ramener à la raison. En vérité, ces chassés-croisés des généraux sur le terrain, répondent à un seul but. Désamorcer tout mécontentement des hommes en armes et ne pas leur donner le prétexte de rejoindre les mouvements subversifs, dit-on, très actifs sur le terrain selon les rapports confidentiels des renseignements généraux ivoiriens. « Cette fois-ci, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires, car il faut en finir une fois pour toutes avec ces attaques répétées. C’est pourquoi nous laissons faire, nous voulons les prendre la main dans le sac. Quand ils déclencheront leur attaque, la réaction sera foudroyante. Nous les attendons de pied ferme. », nous a confié sous anonymat un officier du renseignement. Selon nos informations, l’état-major des FDS a arrêté un plan de quadrillage d’Abidjan et des points stratégiques de la capitale économique ivoirienne, encore le siège des institutions de la République. Depuis le 23 novembre dernier, l’armée ivoirienne, tout comme les FAFN, est en alerte maximum. Cette vigilance s’étalera jusqu’au 10 décembre prochain, voire jusqu’à la fin de l’année 2008 au dire de certains militaires que nous avons interrogés. Une chose est sûre, la Côte d’Ivoire qui est déjà fragilisée par huit années de gâchis avec plus d’une quinzaine d’accords qui ont connu des fortunes diverses, n’aspire qu’à une seule chose : la paix.



mercredi 3 décembre 2008 par R.N.

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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