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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 11:07

'QUI A TUE LE GENERAL NDJADDER?'

L’histoire récente de la République Centrafricaine nous enseigne que les officiers supérieurs et généraux Alphonse Rehote, François N’Djadder Bedaya, Christophe Grelombé et Abel Abrou etc., ont été victimes d’assassinat. Depuis le régime de Ange Félix Patassé jusqu’à ce jour, les dirigeants n’ont pas songé à saisir la justice afin d’élucider les circonstances de ces crimes odieux. Ces officiers émérites qui ont servi avec loyauté leur nation. Face à la passivité et au silence des différents régimes, Lazare N’Djadder a décidé de saisir la justice pour connaître les assassins de son feu père, mais que ceux-ci soient punis conformément à la loi. Interview.



'QUI A TUE LE GENERAL NDJADDER?'
Le Confident (LC): Bonjour M. Lazare N'DJADDER. Voudriez-vous vous présentez à nos lecteurs.
Lazare N'DJADDER KANGANG (LNK):
Je m'appelle Dieu-Merci Lazare N'DJADDER KANGANG. Je suis de nationalité Centrafricaine.

LC: Selon nos informations, vous avez décider de saisir la justice d'une plainte pour l'assassinat de votre défunt père le Général François N'DJADDER BEDAYA. Confirmez-vous ces informations?
LNK:
Je confirme effectivement cette information. J'ai décidé, en ma qualité de fils aîné, de saisir la justice d'une plainte contre X pour la disparition de mon défunt père le Général François N'DJADDER BEDAYA. Je précise que dans cette procédure, je me constituerais partie civile.
 
LC: Pour quelles raisons vous avez décidé d'agir sept ans après les faits ?.
LNK:
Les raisons sont toutes simples. Tout se passe comme si cette mort est un non événement, donc sans aucune importance. Je rappelle simplement que mon père était un officier général et Directeur Général de la Gendarmerie à l'époque des faits et c'est pour la défense des institutions républicaines qu'il a été assassiné. Il ne s'agit donc pas de l'histoire d'un chien dans un jeu de quilles. Sept ans paraissent long, mais pour ma part, il n'y a pas de longueur de temps dès lors qu'il s'agit de rechercher la vérité et rendre justice. De ce crime je serai très heureux de savoir quels en sont les auteurs, co-auteurs et éventuels complices et non laisser les uns et les autres se rejeter les responsabilités comme s'il agissait d'un jeu de ping-pong. 

LC: L'on a pensé que la rébellion de L'Union des Forces Républicaines (UFR) animé par votre frère cadet le lieutenant Florian N'DJADDER avait pour but de venger la mort de votre défunt père. Au regard de ce fait, votre action se justifie-t-il encore?
(LNK):
Je ne m'inscris pas dans le régistre de la vengeance et encore moins au travers d'une rébellion. Je m'inscris plutôt celui de la justice à travers la recherche de la vérité et c'est pour cette évidente raison que mon action se justifie pleinement. Quant à mon petit frère, il est majeur et je n'en dirais pas plus.


Feu général Bedaya Djadder

LC: Quelles sont les chances d'aboutissement de votre action?
LNK:
Mon père servait son pays lorsqu'il a été tué. Vouloir connaitre la vérité aujourd'hui n'est pas pour moi une question de chance mais plutôt de justice. Il vous souviendra qu'une commission mixte d'enquête avait en son temps mené les enquêtes dont les résultats sont restées lettres mortes. Au delà de ma singulière personne, la vérité sur la mort de mon père intéressera sans doute ma famille, sinon tout le peuple centrafricain.

LC: Je vous remercie.
LNK: C'est plutôt moi qui vous remercie et à travers vous toute la presse centrafricaine pour l'intérêt que vous portez à informer le peuple centrafricain



2008
Propos recueillis par notre correspondant en France Stéphane

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans JUSTICE
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