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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 20:52

Texte intégral du discours de Jean-Jacques Demafouth au dialogue politique inclusif

Nous publions, comme nous l’avons fait pour l’UFVN, le texte intégral de l’allocution de Jean-Jacques Demafouth, président de l’un des groupe rebelle actif au nord, APRD (armée populaire pour la restauration de la démocratie).



Texte intégral du discours de Jean-Jacques Demafouth au dialogue politique inclusif
Centrafricaines, Centrafricains
Chers Compatriotes,

L’émotion est grande en cet instant solennel, ou les mots me manquent pour exprimer ma joie. Ce que nous avons pensé inimaginable se réalise aujourd’hui comme un rêve. Rendons grâce au créateur qui a exaucé les vœux du peuple en créant les conditions de ce rassemblement. Je suis très ému car c'est à la fois un honneur et un plaisir que de me retrouver parmi vous aujourd'hui après 6 années d’absence loin de ma famille et de tous ceux qui me sont chers.

J’ai aussi un sentiment de tristesse pour ceux qui ne sont pas là aujourd’hui parmi nous et qui sont absents surtout à cause de notre bêtise humaine. Ayons une pensée pour eux et pour tous ceux qui souffrent à cause de cette absence et de nos actes. C’est l’occasion ici pour moi de demander pardon à tout ceux que j’ai offensé à tout ceux à qui j’ai fais du tort ou du mal de quelques natures que ce soit. Qu’ils sachent que si je l’ai fais cela l’a été par ignorance et que la nature des fonctions que j’ai occupé par le passé et dans la fleur de l’âge ne pouvait que m’exposer. J’en ai pris conscience ce nouvel exil m’a formé et je ne suis plus le même Homme que vous avez connu.

Malgré les six années passées à l'extérieur, pour ma part, je n'ai jamais désespéré de la République Centrafricaine, le pays où je suis né et grandi, de la capacité de ses filles et de ses fils à surmonter les difficultés et les malentendus pour se retrouver à nouveau, rassemblés au sein de la République, unis autour de la Nation Centrafricaine.

C'est un grand moment dans notre histoire, une étape décisive vers le règlement définitif, je l’espère, de la crise Centrafricaine.

En cette date mémorable, je voudrais d'abord rendre un vibrant hommage à celles et ceux qui ont œuvré avec détermination à faire taire les armes et aboutir à un certain nombre d'Accords de paix qui ont permis cette rencontre, car notre pays ne peut continuer à vivre dans la tourmente de la haine, de l'exclusion, de la violence et de la misère.

Notre pays s’est retrouvé dans la situation d’un petit oiseau blessé pris dans le filet que nous même lui avons tendu en nous confiant sa destinée soit à travers des coups de forces ou des victoires électorales. Aujourd’hui nous avons mis notre propre peuple dans un état de tristesse et de misère qu’il n’a plus d’autres choix que de jeter au ciel un cri de douleur.

Comme cette femme dans les environs de Béboura II qui par la magie de la technologie en pleine zone contrôlée par l’APRD parvient à me joindre à Paris pour m’expliquer qu’elle venait d’être chassée de son village avec dans les bras un bébé de 3 jours qu’elle ne peut allaiter. Elle me dira : « acceptez d’être le président de l’APRD, faites la paix et sortez nous de cette situation ».

Je me souviens aussi du dernier pèlerinage à Lourdes des femmes légionnaires sur le chemin de croix elles ont toutes unanimement prié pour la paix.

Que dire des appels lancés par la conférence épiscopale ? Toutes ces appels suprême lancé par notre peuple pour la justice divine qui seule peut le délivrer de cette souffrance ; j’estime pour ma part qu’il a été entendu.

Qui pouvait imaginer un seul instant que je sois aujourd’hui ici sur cette tribune devant vous. Le cri de notre peuple a traversé le monde et a touché les cœurs de tous ceux que la providence divine a mis devant lui pour l’aider et lui rassembler ses enfants pour une ultime réconciliation.

Pour tout cela, permettez-moi d'exprimer ma gratitude au Président EL. A. OMAR BONGO ONDIMBA Président de la République Gabonaise qui mérite tout particulièrement d'être félicité. Chacune ou chacun sait que le Président EL A O BONGO ONDIMBA depuis longtemps, a déployé des efforts inlassables pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans notre pays.

Oui ! Monsieur le Président vos sages conseils nous ont permis d’aboutir aujourd’hui à ce résultat. Merci à vos proches collaborateurs, Merci au Gouvernement et au Peuple Gabonais.

Je tiens également à remercier tout particulièrement Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations –Unis qui a su par son talent à convaincre Laurent Djim a choisir la voix du dialogue plutôt que la Guerre. C’est grâce à son action déterminante, en acceptant de prendre le risque d’aller à Paoua, puis dans les zones sous contrôle de l’APRD, que notre mouvement a finalement opté pour un règlement politique.

Je remercie la francophonie dont le représentant du Secrétaire Général au comité de suivi de l’accord de paix global n’a ménagé aucun effort dans les moments difficiles de négociations pour nous interpeller et nous rappeler la souffrance de nos populations.

Merci à l'Union Européenne, La CEEAC, La CENSAD, Le centre du dialogue humanitaire pour leur appui et conseils qui ont permis la tenue de ce dialogue politique inclusif.

J'adresse mes sincères remerciements au président François Bozizé qui a enfin compris qu’il y a un temps pour tout, un temps pour la guerre et un temps pour la paix, et nous y sommes Monsieur le Président.


Chers compatriotes toutes ces personnalités sont ici pour nous aider à nous délivrer du mal. Du mal profond du rejet de l’autre qui est fortement ancré en nous. Nous devons nous soumettre à ce travail d’exorcisme d’un autre genre. Si nous y parvenons, notre pays sera fier de nous.

Sous d’autres hospices, la République Centrafricaine pourrait être une véritable locomotive pour la sous-région. - Le potentiel naturel de notre pays l’autorise à vouloir un avenir meilleur pourtant, cela fait des dizaines d'années qu’il languit dans la pauvreté, qu'il stagne sur les plans politiques et économiques et que le potentiel de ses ressources humaines est inutilisé. Des dizaines d'années de mauvaise gestion ont privé le peuple de leur liberté, nourrit la méfiance et remis en cause la notion même de la bonne administration.

Malgré toutes ces difficultés, le peuple n'a cessé de croire en un avenir meilleur. Il a refusé de tourner le dos au vivre ensemble, il a continué de croire qu'à la première occasion, la démocratie véritable et le développement prendrait le dessus. C'est pourquoi, aujourd’hui, il y a une lueur d'espoir. Les parties prenantes à ce dialogue politique en venant ici, je l'espère, ont pris la mesure de cet enjeu ultime de rechercher la paix.

Nous sommes donc ici réunis autour d'un dessein commun et d'une vision partagée car ce dialogue politique s'appuie sur les fondements de plusieurs accords préalables de Paix. Ceux-ci ont progressivement renforcé la maturité qui devrait autoriser le passage à l'étape suivante à savoir l'examen sans complexe, avec des mots de vérités, des points sur les questions de politiques et de gouvernances, la situation sécuritaire et des groupes armés, le développement socio-économique et l'alternance démocratique.

Je souhaite que ce dialogue nous conduise à renverser la tendance et de faire de la paix un phénomène contagieux dont les manifestations se renforcent mutuellement.

Certes, les questions sont délicates, mais elles symbolisent l'émergence de la volonté politique d'arriver à des décisions fondamentales qui mettraient en place des mécanismes de renforcement de la confiance, de favoriser la relance socio-économique et l'alternance démocratique ; mais surtout et c’est là le plus important les organes qui seront chargés de l’application effective des décisions que nous arrêterons ici.

Il est de notre devoir de donner l'espoir aux centrafricains en montrant que nous sommes déterminés à vivre ensemble et prendre des mesures pour faire tomber le mur du tribalisme, de suspicion et de la haine qui sépare les uns des autres. En d'autres termes, l'enjeu principal de ce dialogue n'est rien moins que l'avènement d'une ère nouvelle pour les millions d'hommes, de femmes et d'enfants en Centrafrique, qui ont faim, qui ont soif, qui sont malades, qui ont enterrés tant de parents et de proches, qui ont traversé tant d'épreuves, des jeunes qui n’ont pas d’avenir lisibles et qui n’espèrent en rien mais attendent de nous que nous allions au bout de ce que nous avons entamé.

Cette fois-ci, il n’est plus question que les résolutions qui vont être prises soient mises au placard comme jadis ; l’APRD n’est pas venu ici pour participer à un spectacle. Nous voulons que notre pays, à l’instar des autres, se tourne vers la prospérité. Fini le temps où notre pays se classait parmi les derniers de la classe.

En 1965, nos parents étaient réveillés par un tonitruant « l'heure de la vérité a sonné ». Le Colonel JB Bokassa venait de prendre le pouvoir pour le bien du peuple brimé, exploité. Cependant les premières années du long règne du Général, puis maréchal, Président à vie et Empereur firent connaître aux centrafricains quelques périodes de prospérité, de paix et de sécurité. Les indicateurs de croissance étaient dans le vert dans tous les secteurs productifs. Les centrafricains étaient à mille lieues des relents des mots en ISME: - tribalisme - ethnicisme - clanisme - népotisme etc...
Méritocratie - compétence et intelligence avaient une signification.

Notre armée était républicaine. Pour preuve, le Président BOZIZE fut le premier ressortissant de la première promotion de l’ESFOA à être promu général alors qu’il n’est pas de l’ethnie de BOKASSA.
Malheureusement tout commence à se scléroser à partir de 1976. La suite de l'histoire est connue de tous! Mais alors pourquoi cet homme commença t-il à perdre la confiance de son peuple et perdit sa légitimité ?

Je mets volontairement entre parenthèse l'ère éphémère de Dacko 2 car elle est atypique à la fois par sa brièveté et son mode d'accession au pouvoir. Cette période a inauguré néanmoins le « Merci DACKO » le permis de piller et de détruire. Il y eut d’autres règnes, celui du général André Kolingba, puis celui du Président Patasse et aujourd’hui le Président Bozize.

Aujourd’hui nos compatriotes ne reconnaissent que seul le régime de BOKASSA a fait des réalisations et ils affirment ouvertement que depuis sa chute ils ont vu disparaitre le règne de la justice et de l’égalité. Nos compatriotes disent qu’à son époque les considérations ethniques, régionales n’étaient pas les critères pour bénéficier d’une bourse, de formation ou pour occuper une fonction civile ou militaires important. Seule la compétence et l’aptitude étaient exigées. Les promotions étaient aux mérites et se faisaient régulièrement.

Tous les régimes qui lui ont succédé jusqu’à ce jour ont érigé en système d’administration, le régionalisme, l’ethnicisme, le népotisme avec la gabegie comme corollaire.

Ceux qui ont le malheur de ne pas appartenir soit à la tribu du prince, ou soit à son parti sont impitoyablement et définitivement exclus de la gestion des affaires de l’Etat. Ils endossent l’avilissante épithète de traitre à la nation quelque soit le niveau ou l’intérêt de leur formation. Acculés au chômage et au désœuvrement aussi longtemps que durera le règne de l’ethnie au pouvoir. Ces hauts serviteurs de l’Etat se déshumanisent en se réfugiant parfois dans l’alcoolisme ou la délation de leur propre parent. Il n’est pas non plus surprenant de rencontrer ces très hauts cadres formés à grands frais avec l’argent du misérable peuple centrafricain mis en chômage.

Pour les jeunes obtenir une bourse d’études ou de formation que ça soit civile ou militaire relève de la croix et la bannière parce qu’ils ne sont pas de l’ethnie du Président ou de sa région. Comme si cela ne suffisait pas, ils sont harcelés par des polices politiques en les acculant à une vie de paria créant ainsi chez eux un réflexe de vengeance si jamais un membre de leur ethnie ou de leur région parvient au pouvoir.

Ce traitement discriminatoire et injustifié crée des velléités séparatistes, à défaut de se faire entendre. Car à quoi bon de vivre dans un pays ou les autorités en place vous traitent comme moins que rien ! Au nom de quelle logique politique ou religieux les dirigeants affament les cadres et les jeunes n’appartenant pas à leur région ou leur parti ?

C’est un véritable gâchis dans un pays ou les ressources humaines sont rares. Doivent- ils se résigner à attendre le retour ou l’arrivée au pouvoir d’un régime qui leur est plus favorable avant de relever la tête ou de se sentir à part entière membre de la communauté centrafricaine ?

Le pouvoir nous rend fou, la quête ou la confiscation du pouvoir n’a pas de limites. Chers compatriotes, nous avons quelque fois poussé le mal plus loin en invitant des forces étrangères à venir martyriser devant nous nos propres compatriotes, ridiculiser notre armée. Nous créons ici et là des milices en touts genres parfois plus équipés que notre armée. Tous ces moyens pour nous entretuer.

Mais pourquoi le régime installé en 2003, légitimé en 2005 sombre-t-il, au lendemain de l'intronisation du Président, dans les abysses de la répression ?
Pourquoi les rebellions ont-elles vu le jour dans notre pays ?

Sans verser dans de vaines diatribes, je soumets à votre réflexion les préliminaires contenus dans le Manifeste pour un Dialogue Politique Véritablement inclusif en Centrafrique.
En substance, on y lit ceci: « la crise centrafricaine trouve son origine dans le refus obstiné des dirigeants d'accepter et de respecter les principes démocratiques d'accession au pouvoir et de sa gestion. Une fois installés au pouvoir de l'Etat, ces dirigeants se lancent à une gestion patrimoniale au sens péjoratif du terme se traduisant par la prédation au détriment de l'intérêt général, au détriment de toutes les couches sociales ».

Centrafricains, Centrafricaines, chers frères et sœurs! Les doses homéopathiques de démocratie qu'on vous injecte ne suffisent pas à légitimer durablement le pouvoir et à recréer la confiance.
Il s'observe quotidiennement une réelle cassure entre le peuple et ses dirigeants, lesquels sont obligés de recourir à des méthodes condamnables, frisant le terrorisme. Une espèce de fatalisme et d'apathie s'insère insidieusement dans l'esprit et le corps du centrafricain, inhibant toute faculté de réaction.

Cette attitude est contre productive. Le centrafricain a trop souffert des affrontements !
Aujourd’hui, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest en passant pour le Centre, il connaît et ressent quotidiennement dans son sang les conséquences indélébiles des conflits. Les populations de Bangui et de sa périphérie, celles de l'Ouham-Pendé, de l'Ouham, de Nana Gribizi, la Kemo, La Ouaka, la Haute-Kotto qui ont vu déferler sur leur territoire des hordes de pillards, de prédateurs savent concrètement que les conflits sont désastreux, inhumains.

Les conflits s'accompagnent de destruction de tissu socio-économique, de pillage de ressources nationales, des actes de brigandages, de vols de biens de nos populations, de destruction de villages, de famine, de maladie épidermique et endémiques, bref de l'ANEANTISSEMENT des ressources humaines les plus actives, aux conséquences incalculable pour l'avenir de notre pays et de sa jeunesse.

Lorsque j’ai été désigné président de l’APRD, je me suis donné pour mission d’apporter des solutions politiques ; j’y suis parvenu. Nous avons signé des accords de paix et nous avons adopté un processus de Démobilisation Désarmement et Reconversion.
Le peuple en a assez de la médiocrité. Mais quelque part, on a la nette impression que la situation arrange beaucoup de monde, situation qui permet de maintenir un « état de siège permanent » avec ces milices privées, cette garde prétorienne. On constate aussi la prolifération de nouveaux types d’écrivains qui ont pour mérite la rédaction de fiches mensongères qui leur procure une certaine rémunération, au même titre que les fonctionnaires. Ils se vendent mieux à ceux qui ont les moyens de les payer, créant ainsi un climat de suspicion permanent.

Tout a été diagnostiqué depuis l'aube, des grands débats aux dialogues nationaux, les états généraux sectoriels.
Faisons économies du temps et d'argent même si on doit « FORCER NOTRE NATURE » en évaluant rigoureusement, objectivement chaque point d'accords, de résolutions mille et une fois arrêtés dans les différents fora majeurs organisés sur les crises centrafricaines, à savoir notamment les conclusions et recommandations du dernier dialogue national de 2003 et les travaux du Comité préparatoire.
- Adoptons des instruments supranationaux contraignants pour faire appliquer, réaliser les points retenus et prioritaires.
- Exigeons de notre assemblée la mise en place d’une structure consensuelle immédiatement opérationnelle pour appliquer un programme minimum de gestion de notre pays sur une période limitée. Cette structure aura pour principale mission la réalisation du programme DDR, accompagner la préparation et l'organisation des prochaines échéances électorales par une Commission électorale mixte dans un climat social apaisé et que le meilleur gagne.
- Faisons confiance à la MICOPAX, cet instrument régional de paix, venu à notre secours pour nous accompagner dans ce processus et faisons preuve de patriotisme.
Pour ma part et l’APRD que je représente nous voulons apporter notre contribution pour éloigner les nuages de la haine, de la misère, des conflits armés, nuages qui se sont particulièrement accumulés ces dernières années à l'horizon de notre humanité en République Centrafricaine.
C'est pourquoi, je forme le vœu de nous écouter les uns les autres. S’écouter les uns les autres,
- C'est déjà là, nous le sentons un signe de paix.
- C'est déjà là une réponse aux questions inquiétantes qui nous préoccupent.
- C’est déjà là une volonté politique
- C’est déjà là envisager la possibilité de nous tourner vers l’avenir
- C’est déjà là accepter nos torts et faire preuve d’humilité
- C’est déjà là vouloir trouver des solutions durables en faveur de la paix
- C’est déjà là une preuve de maturité
- C’est déjà là honorer la mémoire de nos ancêtres
- Par ailleurs, tout cela sert déjà à dissiper les ombres du soupçon et de l'incompréhension.

Comme disait le Pape Jean Paul II : "On ne dissipe pas les ténèbres avec les armes .On éloigne les ténèbres en allumant des sources de lumière ".

Chers compatriotes, pour finir, je vous invite à laisser tomber les petites querelles, à extirper le venin de nos cœurs et à faire ensemble, à partir des résolutions que nous allons adopter ici, pendant ce dialogue politique inclusif, une nouvelle alliance de paix et de progrès pour la prospérité de notre pays et de notre peuple.
Ensemble, avançons vers l'avenir en tenant haute la flamme de l'unité, de la dignité et du travail ; La République en a vraiment besoin.
- Nos ainés disparus, Boganda et les autres, nous observent de là où ils sont.
- Les Pays voisins attendent de voir enfin l’émergence de nos qualités.
- Le Continent Africain languit dans l’attente de proclamer, enfin, haut et fort : « Oui, je suis fier de mes enfants de Centrafrique ».
- La Communauté Internationale est fatiguée de nous voir nous entre-déchirer et elle attend de nous : sincérité, réconciliation et volonté commune de conduire notre pays et notre peuple vers la prospérité, afin que la joie et la quiétude s’affichent enfin sur le visage de chaque Centrafricain et chaque Centrafricaine. L’APRD que je représente est ici pour cela.

Que Dieu bénisse notre dialogue et nous apporte de la sagesse lors de nos débats.
Je vous remercie.
Jean Jacques Demafouth

Jeudi 11 Décembre 2008
Jean-Jacques Demafouth

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DIALOGUE NATIONAL
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