Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 23:38

                  BOZIZE est peut être dans l’histoire !

 

 

La communauté centrafricaine de Bordeaux s’associe dans l’amour de leur pays pour saluer le travail du Président BOZIZE qui a réussi un déroulement paisible et unanime du dernier dialogue national. Un vent de sérénité  a saisi ce pays depuis deux semaines malgré un début cacophonique sur le thème de démission, comme quoi le retard habite toujours certains esprits marginaux, en but à une volonté d’avancer.

 

Le dialogue inclusif nous a fait voir quelques moments marquant, comme les excuses prononcées par ceux là même qui, hier étaient au pouvoir et qui aujourd’hui, se sont rendu compte du mal faite à la population économiquement exsangue. 

 

D’autres diront que les scènes de mea culpa des anciens dirigeants ne promettent rien de bon, que chacun garde son couteau bien ferme dans le dos, et qu’en définitive nous nous préparons assurément à une nouvelle crise très dure dans les mois a venir.

 

Il s’agit en réalité de faits symboliques attendus. Nous souhaitons à ce propos, au chef de l’Etat BOZIZE, que son leader cheap national continu de mieux en mieux, en s’appuyant sur une communication politique forte et transparente, tout en évitant des fautes comme le raidissement autoritaire du pouvoir.

 

Mais en contre partie, si la classe politique respecte le besoin de paix que le pays réclame avidement, les anciens dirigeants et l’opposition doivent  éviter de mettre l’huile sur le feu. NE NOUS PRETONS PAS LE FLAN A L’ANARCHIE QUI AFFAIBLIE L’ETAT, INSTRUMENT DU RASSEMBLEMENT ET DU DEVELOPPEMENT.

 

1  PRESERVER LA PAIX ET LA STABILITE

 

Le chef de l’Etat l’a dit, il faut, au moyen des trente recommandations votées en conclusion de ce dialogue inclusif, « préserver la paix et la stabilité ». Le président s’est engagé pour l’histoire à conduire ce mouvement de construction d’une conscience nationale moderne, afin d’inscrire la RCA dans les enjeux économiques de l’Afrique de demain. La paix intérieure en n’est la condition basique ;  la stabilité en sera la dynamique institutionnelle mobilisatrice des énergies. Les partis politiques sont directement concernés par la paix et la stabilité, s’ils veulent se développer, accroitre leur influence. Dans l’anarchie, aucune conviction ne viendra rassurer les citoyens. En fait, les élites se déconsidèrent quand elles s’amusent  à se renvoyer les accusations de trouble, pour s’ouvrir le chemin de la violence militaire et de la dictature. La politique ne justifie pas tout. Il y a aussi la société vivante, souffrante, laborieuse, créatrice et humaine qui demande d’être respecter.  

 

Malgré les critiques, le GABON nous servira d’exemple de stabilité et de paix. Peut être que l’Afrique doit cesser ses manœuvres idéologiques en emporte pièce, pour considérer de prêt, l’utilité en elle même, de cette paix et de cette stabilité. A cette occasion  il convient de dire merci à son excellence le Président du Gabon OMAR BONGO, pour son investissement personnel dans la longue crise centrafricaine. Ici il a su faire inscrire la sagesse africaine dans l’acte et la pensée de la vie diplomatique en Afrique centrale.

 

 

2  NE PAS TOUCHER A LA CONSTITUTION

 

Le chef de l’Etat gabonais OMAR BONGO l’a dit, il faut préserver à tout pris une constitution déjà réécrite et voter. L’expert de la chose  politique  en Afrique centrale nous apprend, de par son expérience d’homme d’Etat, que seule la constitution peut garantir à chaque citoyen la liberté en société. Je cite ces propres mots : « Faites tout mais ne touchez surtout pas à la constitution ! ». Il s’agit là encore d’une des grandes leçons de cette quinzaine centrafricaine car ici, on n’a pris l’habitude de faire change la loi fondamentale au gré des opinions généralement d’un groupuscule irresponsable qui ne pense jamais à l’avenir du pays.

 

Si, comme il se raconte les rebelles se ravisent et s’implantent dans la vie politique démocratique pour toujours, cette constitution s’appliquera à  chacun d’eux. La vie en commun ce n’est pas à chacun sa constitution. L’individu s’intègre à la communauté et non le contraire. Les gouvernements passent, mais la constitution reste pour longtemps.

 

Plus généralement l’africain est rebelle à la loi, alors il s’applique la sienne, d’où une société d’incompréhension au sens « Weberien ». Sans « compréhension sociale », il n’y a pas de d’institution collective et donc de développement. L’idée d’une élite homogène sur des grands principes de gouvernement des groupes humains n’est pas de l’idéologie bourgeoise, mais  la règle liée à la bonne gouvernance. Les élites doivent cesser de se diviser en clan, en tribu, car nous n’y gagnerons rien de rien.

 

 

3  S’OUVRIR POUR GERER POSITIVEMENT LE CHANGEMENT

 

Les réformateurs nationaux disent que l’avancée de l’« idéologie matérialiste libérale » est déjà un fait d’histoire pour continuer des combats d’arrière garde. Par exemple la femme africaine veut s’émanciper de l’autoritarisme familial. La femme africaine est très active dans l’espace publique, elle conteste la morale traditionnelle de mère pondeuse, préférant son

épanouissement personnel au sacrifice social dû par la tradition.

 

La société qui s’offre à nous est donc multiforme, au pouvoir éclater à tous les niveaux, mais avec  l’unique principe régulateur, la liberté d’action et de conscience. Notre pays avance non par peur du nouveau, que par conviction d’aller vers le meilleur avec la participation de tous, homme, femme, intellectuel, ouvrier, agriculteur, politicien, artiste, croyant ou agnostique.

 

Cet appel de civilisation implique que notre système d’organisation sociale soit à la fois réfléchi, intelligent, respectueux du droit, respectueux des « demandes organisées », comme la lutte des syndicats, la liberté de la presse,  respectueux des « équilibres sociaux » comme la défense d’un pouvoir d’achat décent

 

Pays hospitalier par nature car ayant abrité des migrations venues de partout à travers l’histoire, la République Centrafricaine a vocation à bien traité tous ses enfants. Ainsi elle  s’ouvrira à l’économie moderne pour apporter la richesse financière et développer l’Etat de droit. De même elle fera du Sango, une offre d’identité et de fierté collective ; l’équilibre entre les religions restera vital. En réalité de par sa richesse culturelle incomparable, la RCA poursuit une vocation touristique majeure en Afrique centrale.

 

 

 

 

 

 

 

3  PROBLEMATIQUE CIVILISATIONNELLE

 

Etre « AFRO INTEGRE » ou « MODERNE » telle n’est pas la question. L’identité noire n’est pas en péril par manque de conviction par rapport à sa propre culture, référence faite  aux vestiges des modes de vies disparues, déstructurées à travers le temps.

 

Un pays peut se modernisé, adopté les technologies récentes d’une vie facile sans perdre son âme. Le faut débat amené par les théoriciens de l’identité noire nous prive à chaque instant, de toute notre lucidité sur des questions essentielles de mobilisation politique nationale ou internationale. Au contraire en effet, accélérons la promotion des acteurs nouveaux, motivés par le besoin de création, d’élévation sociale, et de justice républicaine. A chaque époque, son type de lecture historique. Les sociétés africaines d’avant ne revivront plus, même au pris d’une nostalgie lumineuse de par sa force de conviction irréductible.

 

Nos sociétés hésitent sur les choix à faire. Or une telle hésitation laisse la place aux forces étrangères, qui occupent le pays et nous relèguent au lieu et place du strapontin. La division accroit notre incertitude idéologique, d’où des dictateurs qui s’installent au pouvoir de façon pérenne.

 

Le pays doit donc rassembler des hommes et des femmes fortes, qui ne cherchent pas la popularité, mais la croyance dans le long terme. Le consensus qui se dégage aujourd’hui en république centrafricaine est un moment clef d’une responsabilisation effective des élites. Ces dernières devront dire la vérité à propos de la situation de notre pays sur le plan financière et économique, afin de convier tout le monde à un effort nationale salutaire indispensable.

 

 

CONCLUSION

 

Nous sortons d’une prise de conscience collective majeure. Chacun a ravalé ses fiertés partisanes, PATASSE en premier. Le pouvoir a su se faire humble, et l’opposition ne débordant pas d’auto satisfaction. Pour cette cause centrafricaine en œuvre, nous citoyens et intellectuels de bonne volonté de la diaspora, appuierons et défendrons une politique de recherche d’une compréhension nationale et démocratique dynamique, transparente.

Il y va de la volonté de notre pays de rejoindre le mouvement des nations modernes, qui se normalise sur la scène internationale.

 

Jean Mbalanga

Fodem Europe nouvelle Fédération transitoire de la Diaspora

Siège à Bordeaux

 


jdmbalanga@yahoo.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans PARTIS POLITIQUES
commenter cet article

commentaires

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES