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31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 20:54

QUELLE THERAPEUTIQUE POUR ERADIQUER L'INSECURITE DANS LE PAYS



 


Depuis le déclenchement des évènements dans le nord du pays, avec la formation des différents groupes rebelles, l'on ne peut passer une journée sans pour autant entendre parler de l'insécurité sur toute l'étendue du territoire centrafricain. Ce qui a conduit les populations paysannes à se terrer dans la brousse et d'autres à se réfugier vers le sud du Tchad. Cette situation longtemps minimisée par les autorités de Bangui, a davantage pris une proportion très inquiétante qui risque de mettre à mal les institutions républicaines et fragiliser une économie déjà moribonde. Aujourd'hui, une partie de la ville de Birao serait sous contrôle de quelques bandes armées dont on n'ignore l'origine. Ne disposant pas assez de moyens logistiques et financiers, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne sont pas en mesure de sécuriser toutes ces frontières qui sont perméables et ne permettent pas un contrôle adéquat devant garantir les conditions de vie descentes au bas peuple qui n'a que ses yeux pour pleurer ses conditions de vie rendues difficiles par la présence des bandes armées qui sévissent dans cette partie du pays.
En effet, les dernières rumeurs qui circulent dans le pays depuis 48 heures selon lesquelles quelques éléments de BMIA ont abandonné leur poste pour rejoindre Bangui font état de ce que, ceux-ci ne disposent que de moyens limités et par conséquent ne peuvent pas faire face à l'assaut des rebelles qui ont investi une partie de la localité de Birao. Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Défense nationale, il est clairement établi que les 50 éléments de BMIA qui ont regagné Bangui, n'ont pas été pris en compte par le contrôle paiement et que leurs salaires ne leurs sont pas encore versés à ce jour . Dans cette foulée, ils sont obligés de descendre à Bangui parce qu'ils n'ont pas les moyens pour subvenir à leurs besoins vitaux et ceux de leur famille.
A en croire certaines indiscrétions, les officiers qui ont accompagné le détachement de BMIA, ont juré de ne plus mettre pied dans cette zone d'insécurité si on le leur demandait. Ils auraient déclaré comme quoi, ils préfèrent plutôt prendre leur retraite que d'aller se livrer en holocauste pour défendre un pouvoir ingrat. Ces éléments ont annoncé que la situation sur le terrain est intenable compte tenu de la supériorité de l'armement de l'ennemi. Par contre, on signale que certains éléments qui venaient de percevoir leurs salaires bloqués (8 mois au total), ont décidé de vouloir regagner leur poste à Birao pour défendre l'intégrité du territoire. Alors qu'ils se trouvaient sur le terrain lors du contrôle paiement, ceux-ci ne se sont pas fait contrôler et tout leur malheur a commencé par là. Huit mois sans salaire et très loin de la famille pour sécuriser les frontières du pays, ces éléments se trouveraient dans une condition de vie très précaire.
En somme, s'il s'avérait que les éléments de BMIA qui sont arrêtés et logés séparément ont décidé de retourner sur le champ de bataille après avoir perçu leurs salaires, ceux-ci doivent être traités de la même manière que les éléments de l'USP en les dotant en armements appropriés pour contrecarrer les attaques des bandes armées qui sévissent dans l'est du pays. C'est à travers la convergence de nos forces qu'on peut valablement combattre l'insécurité dans le pays. La division et la discrimination au sein de l'armée ne feront que fragiliser davantage notre position. Il convient aussi de renforcer l'effectif sur terrain afin de parer à toute velléité belliqueuse.


Mercredi 31 Mai 2006
M.Tamkourou

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Published by LE CONFIDENT - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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