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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 11:54

MISKINE- N'DJADDER, MEME COMBAT

 

 



 

La République centrafricaine est en proie aux difficultés inhérentes à l'insécurité et au développement. En dépit de ces réalités, certaines intentions malveillantes tentent par tous les moyens de réduire les efforts entrepris. Le président qui n'incarne pas la paix a voulu donner l'impression d'un homme qui pouvait galvaniser les ressources nécessaires pour provoquer un réel déclic de développement. Mais les derniers évènements qui se sont produits dans la préfecture de la Vakaga ont donné plus raison à ceux qui pensent que le pays doit aller à reculons. Toutes ces actions ont été annihilées par les prétendus groupes rebelles qui sévissent dans la partie Nord et Nord Est du pays.
Les évènements survenus récemment constituent des éléments convaincants pour faire une autre lecture de ce qu'on peut aujourd'hui qualifier de rébellion. Le Général Abdoulaye Miskine qui avait déclaré urbi et orbi qu'il est le commanditaire de toutes les attaques perpétrées par ses éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) a revendiqué les attaques du village Tiringoulou au cours desquelles, l'intrépide lieutenant Célestin Dogo avait trouvé la mort.
Au lendemain des tueries de Paoua (104 morts), Abdoulaye Miskine avait accordé une interview à RFI pour revendiquer la paternité de ces attaques qui, pourtant, incombent aux guérilléros de l'APRD que dirigeait le soldat de 1ère classe Jean Jacques Larmassoum alias Larma désormais sous les verrous dans la ville bannière de Bossembélé à quelques kilomètres de Bangui aménagé par François Bozizé pour embastiller ses ennemis politiques. Le combat que mènent les deux factions rebelles notamment l'Union des Forces Républicaines (UFR) de Florian N'djadder et le FDPC d'Abdoulaye Miskine est extrêmement dangereux vu l'ampleur de cette opposition armée qui s'enlise.
Les membres de la société civile centrafricaine se sont levés pour dénoncer la méthode moins démocratique des gouvernants de gérer les affaires du pays sur le plan politique. Depuis la prise de pouvoir par le Général Bozizé en mars 2003, le pays ne parvient pas à se relever de sa torpeur. Les compatriotes qui se sentent exclus de la gestion voudraient se faire entendre à travers la détonation des armes. C'est ainsi que les principaux acteurs de cette subversion demeurent les chefs rebelles Miskine et N'Djadder qui s'agitent pour perturber l'ordre public.
Miskine qui n'a pas sa langue dans la poche a cru devoir revendiquer les attaques du village Tiringoulou. Or, selon les informations recueillies, le mouvement qui sévit à Birao n'est pas sous son contrôle du FDPC d'Abdoulaye Miskine.
En un mot, les attaques perpétrées dans cette partie du pays sèment la confusion dans l'esprit des compatriotes. Le gouvernement Élie Doté ne cherche nullement à fournir des explications fiables à la population qui demeure dans l'ignorance la plus totale. Ce qui n'est pas de nature à favoriser un climat de sécurité dans le pays.
Le président de l'UFR est très réservé ces derniers temps par rapport à tous ces remous mais il faut redouter le pire qui pourrait surgir à tout moment si les gouvernants ne prennent des dispositions qui s'imposent. Ceux-ci doivent désormais comprendre que l'État ne doit pas être mis à sang et à feu.



Mercredi 07 Juin 2006
Marcel Dexter Gazikolguet

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
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