Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 18:53

JOSEPH BENDOUNGA PROPOSE UNE SOLUTION DE SORTIE DE CRISE EN CENTRAFRIQUE A L'ATTENTION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DU GENERAL FRANÇOIS BOZIZE, DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET DES CHEFS DES ETATS DE LA CEMAC.

Un dialogue politique et non la solution militaire s'impose au Centrafrique



 

Logo du parti MDREC
Logo du parti MDREC
Depuis la tentative de coup d'Etat du 03 mars 1982 aux rébellions des 16 avril, 16 mai 1996 et 23 septembre 1997 en passant par les tentatives de putsch du 28 mai 2001 du général André KOLINGBA à celles du général François BOZIZE les 03 septembre 2001 et 25 octobre 2002 pour arriver au putsch du 15 mars 2003, fomenté par le président tchadien Idris DEBY à cause du différent avec le président Ange Félix PATASSE sur l'exploitation de la nappe pétrolifère centrafricano-tchadienne pour placer le Général rebelle, son frère d'arme et cousin François BOZIZE aux commandes de l'Etat Centrafricain,

L'armée centrafricaine, la grande muette est complètement politisée, désorientée et déstabilisée. Les forces armées centrafricaines (FACA), qui devraient être le creuset de l'unité nationale sont devenues des structures tribales aux seins desquelles, le clan BOZIZE se taille la part du lion. La garde prétorienne de BOZIZE (Bérets Verts) véritable machine à tuer la population civile a fait du Centrafrique : un pays où le terrorisme d'Etat, les pires violations des droits de l'homme et les crimes de guerre sont légions.

Hormis le Président David DACKO, tous ses successeurs ont fait de l'armée, le bastion de leur ethnie.

BOKASSA en 1972 après la tentative du coup d'Etat des frères OBOUROU donna à notre armée un visage tribal. Les TOUROUGOU TI BERENGO (soldats de BERENGO) ainsi que les ABEILLES, troupes d'élites, essentiellement constituées des GBAKA et MBATI ont semé la mort et la désolation à Bangui. L'extermination des officiers et les tueries des lycéens en 1979 furent les illustrations d'un règne dont le support fut une armée tribale.

Après la tentative du coup d'Etat radiophonique du 03 mars 1982 par le trio PATASSE-BOZIZE-MBAÏKOUA, le général André KOLINGBA s'était retourné vers son ethnie YAKOMA en la renforçant de leurs alliés des ethnies SANGO et NGBOUGOU pour créer une véritable armée tribale à 80 %.

Le fameux escadron blindé autonome (EBA) de KOMELO au sein duquel les ordres étaient donnés en YAKOMA, s'était illustré dans la répression de la tentative du putsch du 03 mars 1982 sur les populations KABA à PAOUA : 26 villages furent brûlés et la population civile massacrée.

Les démocrates qui militaient pour le multipartisme et la conférence nationale de 1990 à 1992 furent tués. Cette garde prétorienne du Général KOLINGBA tua le Docteur Claude CONJUGO BATOMA ainsi que les jeunes de BOY RABE et de GOBONGO qui furent cueillis comme des singes sur les goyaviers dans la concession de Café SATO. Les quartiers Nord de Bangui furent leurs cibles de prédilection comme le témoignait l'invective du secrétaire d'Etat à l'intérieur Augustin GBANDA : « BOY RABE QUARTIER ROUGE FADE AGA QUARTIER NOIR » BOY RABE, le quartier rouge deviendra un quartier noir.

En 1996, lorsque le régime PATASSE au regard de l'audit parlementaire voulut saisir la justice, les caciques du régime KOLINGBA qui en seraient les victimes avaient réagi par des mutineries en cascade, pour entreprendre une lutte de récupération du pouvoir par les armes. Ainsi, de 1996 au 28 mai 2001, ils feront parler la poudre dans les rues de la capitale centrafricaine qui devint : Bangui la roquette.

Pour combattre le clan KOLINGBA et mettre un terme à son hégémonie sur l'armée nationale, le Président Ange Félix PATASSE sur la demande de son épouse Lucienne PATASSE fit de son beau-frère et ancien allié François BOZIZE : le chef d'Etat major des forces armées centrafricaines (FACA). Ainsi fut née la volonté de renverser la vapeur au sein des FACA pour que les ethnies des préfectures de l'OUHAM et l'OUHAM-PENDE puissent y être majoritaires. Le Général François BOZIZE, créa les milices KARAKO, BALAWA et SARAWI constituées des KABA, GBAYA, MBOUM et DAGBA.

Le gourou de la secte christianisme céleste, le général François BOZIZE se servit de son lieu de culte de GALABADJA comme base de recrutement au sein de l'armée nationale. Les primes générales d'alimentation (PGA) des FACA détournées par le général François BOZIZE, lui permirent de recruter ses adeptes parmi les GBAYA, dont les aptes furent incorporés dans l'armée nationale, ce qui lui permit d'envisager la conquête du pouvoir.

De 2002 à 2004, Idris DEBY, président du Tchad et parrain du Général François BOZIZE entreprit la déstabilisation, la destruction et le pillage systématique de la RCA : les administrations, les écoles, les lycées et collèges, les centres de santé et hôpitaux, le parc automobile national, trois grandes structures de génie civil dont les projets japonais et allemand, des engins de travaux publics de l'Etat et des sociétés privées. Le tissu économique et industriel fut complètement pillé ou détruit : 5 usines d'égrenage de coton furent démontées et emportées au Tchad. Le pillage de la ville de Bangui par les Tchadiens mis à la disposition du Général BOZIZE pour la conquête du pouvoir par son parrain Idris DEBY, du 15 mars au 31 décembre 2003 donna le coup de grâce à l'économie centrafricaine déjà moribonde suite aux dix années de mauvaise gestion par le régime MLPC et les effets néfastes des multiples rébellions et tentatives de putschs.
Ainsi conçues et réalisées, les aventures guerrières des généraux destructeurs KOLINGBA et BOZIZE compromettaient gravement et durablement : la paix, l'unité nationale, la stabilité de l'Etat et le développement de la République Centrafricaine.
Plus de trois ans après le 15 mars 2003, la République Centrafricaine est devenue un no man land où les forces non identifiées, les coupeurs de route, les trois rébellions du Nord et les ex rebelles du Général BOZIZE devenus par la force des armes loyalistes sèment : la terreur, la mort et la désolation.

L'incapacité du Général François BOZIZE à mettre un terme à l'insécurité généralisée et à entamer des négociations avec l'opposition politique et la rébellion armée ainsi que le manque d'un projet de société pouvant permettre à la RCA de renouer avec la croissance et les partenaires au développement emmènent le M.D.R.E.C à demander dès décembre 2005, la démission du général inconscient et incompétent.

Au lieu de nouer le dialogue avec l'opposition civile et armée pour la recherche de solutions de sortie de crise, le général BOZIZE fait parler la poudre. Il multiplie les voyages en Libye, en Afrique du Sud, au Tchad et envoie partout des émissaires pour chercher des soutiens et des armes pour combattre les trois rébellions au Nord. Une partie des maigres revenus centrafricains servent à acheter des armes de guerre en Ukraine et en Afrique du Sud.
La République Centrafricaine se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins par la faute du seigneur de guerre DEBY, son poulain BOZIZE, de la communauté internationale et du syndicat des chefs des états de la CEMAC. L'une de ces deux solutions s'impose au Centrafrique pour un retour définitif de la paix :

1°/ La solution extrême : le général François BOZIZE démissionne. Des élections anticipées sont organisées dans les six mois pour permettre au Centrafrique de se doter de nouvelles institutions,

2°/ La solution de conciliation : le général François BOZIZE reste au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat. Mais il est dépouillé d'une partie de ses pouvoirs en faveur d'un Premier Ministre de consensus.

Dans chacun des deux cas de figures, un dialogue politique aurait préalablement déblayé le terrain et tracer les grandes orientations qui conduiraient la RCA vers une sortie pacifique de la crise née de l'incapacité de BOZIZE à conduire la destinée de notre pays. Toute autre solution ou le statu quo compromettrait l'avenir de la RCA. La communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC doivent cesser de penser à la place des Centrafricains, car le Centrafrique, trois ans après leur choix se retrouve à la case de départ.

Avant les élections regroupées de mars et mai 2005, la communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC disaient à qui voulait les entendre que le Général François BOZIZE était l'homme de la situation, le seul à ramener la paix en Centrafrique. Ainsi, ils ont emmené le général BOZIZE à poser sa candidature et ils ont validé les résultats des élections truquées de mars et mai 2005.

Aujourd'hui, force est de constater qu'un an après le 11 juin 2005, date de prestation de serment du Général BOZIZE après les élections truquée que les bailleurs ne voulaient pas reconnaître parce qu'ils y ont investi des milliards, la RCA est confrontée à de réels problèmes de sécurité et de gouvernance qui, si on n'y prend garde compromettraient définitivement tout espoir de retour à la normale.

La communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC doivent comprendre qu'ils ont échoué et ce qui leur reste à faire, c'est d'assumer leurs parts de responsabilité dans la situation qui prévaut en Centrafrique suite à l'échec de leur homme de main, le général François BOZIZE pour lui demander de démissionner.

Il n'est jamais tard pour mieux agir, la communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC doivent comprendre cela et offrir aux Centrafricains : une nouvelle chance en les aidant à organiser des élections libres et transparentes sans leur manipulation. Ainsi, le Général François BOZIZE, leur protégé quitterait dignement le pouvoir. La RCA n'a que faire d'un despote n'en déplaise à ses parrains.

La famine et la guerre civile frappent à la porte de la RCA. Lorsque le Centrafrique déstabilisé par le président tchadien Idris DEBY sautera : l'Afrique Centrale tout entière explosera, car les marchands de la mort et les trafiquants de pierres précieuses trouveront une terre de prédilection.

Le Cameroun, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale doivent comprendre que le Président Idris DEBY du Tchad en jetant son dévolu sur le Président Ange Félix PATASSE pour asseoir son hégémonie sur la RCA a ouvert la boîte de pandore et si l'on y prend garde, la sous région CEMAC deviendra un brasier.

Aujourd'hui, DEBY est entrain de payer le revers de la déstabilisation du Centrafrique et DIEU seul sait ce que lui réserve l'avenir. Car on ne peut impunément incendier la maison du voisin et se croire en sécurité.

Un dialogue politique et non la solution militaire s'impose au Centrafrique. Alea jacta est !
Fait à Bangui, le 6 juin 2006

Le président du M.D.R.E.C



Démocrate Joseph BENDOUNGA



Partager cet article

Repost 0
Published by JOSEPH BENDOUNGA DU M D R E C - dans POLITIQUE
commenter cet article

commentaires

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES