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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 20:39

LES DOUANIERS EN COLERE



 

Dans l'allocution faite à l'occasion du premier anniversaire de son accession à la magistrature suprême de l'Etat, le Général Président François Bozizé a déclaré nous citons : « J'encourage le gouvernement à poursuivre l'œuvre d'assainissement des finances publiques en portant un regard spécial sur les douanes, je dis bien un regard spécial sur les douanes qui ne sont pas encore performantes… » fin de citation.
C'est ainsi que le 15 juin 2006, c'est-à-dire cinq (5) jours après ladite déclaration, les douaniers se sont réunis en assemblée générale extraordinaire pour réveiller la conscience des autorités centrafricaines sur la nécessité d'améliorer leurs conditions d'existence et de travail en vue de leur permettre de mieux conduire leur mission et atteindre les performances vivement souhaitées par les tenants du pouvoir.
En effet, depuis l'instauration de l'UNITEC BENIN, le ministre des Finances et du Budget M. Théodore Dabanga et les douaniers ne semblent pas émettre sur la même longueur d'onde.
Le ministre des Finances n'a pas mis à la disposition des douaniers et encore moins de l'Assemblée Nationale, la convention signée entre l'État Centrafricain et l'UNITEC BENIN dans le cadre de la création du guichet unique à Douala. Il n'y a même pas eu au préalable une concertation entre le ministre des Finances et du Budget responsable politique, les Douaniers et les Élus de la nation au sujet de la structure à mettre en place pour sécuriser les recettes de l'État
Aujourd'hui, au sein de la douane centrafricaine, des voix s'élèvent pour soutenir que la baisse du niveau des recettes se justifie par les multiples grèves des transporteurs, l'insécurité qui sévit sur toute l'étendue du territoire en général, dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la république Centrafricaine en particulier, l'absence des moyens logistiques voire la carence en armes.

Ces carences ont plongé les douaniers dans l'incapacité de traquer les importateurs fraudeurs et se protéger contre toute éventualité.
A titre d'exemple, le sous-lieutenant des douanes M. Xavier Andjikomédé qui travaille à Sanguerelime est tombé récemment dans l'embuscade des coupeurs de route et bandits de grands chemins parce que à Bouar, Baboua, Betoko, Nola et Birao les recettes, les bureaux et postes de contrôle n'ont pas d'armes alors que la police et les Eaux et Forêts qui sont des para-militaires ont des armes.
Par ailleurs, les salaires des douaniers affectés à Douala n'ont pas été revus en hausse conformément au niveau de vie du pays d'affectation. L'irrégularité dans le paiement des salaires et le niveau élevé de vie à Douala ont conduit les douaniers à partager des maisons d'habitation et à satisfaire difficilement certains besoins vitaux. En plus des points décrits ci-dessus, il faut préciser qu'il y a des ex-libérateurs qui s'érigent en importateurs de véhicules et marchandises et menacent les douaniers dans l'exercice de leur fonction. Ces ex-rebelles sont connus des dignitaires du régime. De même, les douaniers ont déploré le fait qu'au cabinet du ministre des Finances et du Budget il n'y ait pas un cadre des douanes pour donner des avis techniques à celui-ci.
Tous les points énumérés ci haut sont contenus dans le mémorandum que le syndicat des douaniers centrafricains a adressé depuis 2004 au Premier ministre, au ministre des Finances et du Budget et au Directeur Général des Douanes.
Somme toute, les propos du chef de l'Etat constituent un affront au corps de la douane nationale qui se prépare à une action soutenue notamment un débrayage aux conséquences regrettables.

Mardi 20 Juin 2006
La Rédaction

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Published by LE CONFIDENT - dans ECONOMIE
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