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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 17:18
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Les députés pour le durcissement des conditions d'immigration et d'emploi des français au Gabon  

- Les députés gabonais qui ont interpellé le premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, mercredi, ont réclamé le durcissement des conditions d'immigration et d'emploi des français au Gabon en guise de réciprocité aux tracasseries imposées aux gabonais vivant en France et souhaitant se rendre dans l'hexagone.

Les députés gabonais estiment que la France n'applique pas les conventions conclues avec Libreville en matière de circulation et d'établissement de personnes dans leur territoire respectif. Les élus gabonais dénoncent aussi le fait que Paris est trop « dur » en matière d'embauche des gabonais sollicitant un emploi en France.

Ces députés qui accusent la France d' « arrogance » affirment que les autorités consulaires basées à Libreville « retardent expressément » les demandes de visa même lorsque le dossier exigé est complet.

« Il faut parfois attendre 3 mois pour obtenir une réponse à sa demande de visa », a dénoncé le député Sébastien Ndong Biyoghe lors de la séance retransmise en direct sur les antennes de la radio et la télévision nationale.

« La France accorde le visa à la femme d'un fonctionnaire en stage en France, mais refuse le visa aux enfants du même fonctionnaire qui souhaite effectuer un regroupement familial », a-t-il poursuivi.

Le député a fustigé au passage les « fouilles vexatoires et humiliantes» dans les aéroports français.

Répondant au nom du gouvernement, le ministre délégué aux affaires étrangères, Jean François Ndongou a estimé que le Gabon n'a pas les moyens d' « appliquer la loi de la réciprocité » en vers la France. Il a implicitement reconnu que l'ex puissance coloniale est diplomatiquement plus puissante que le Gabon.

« Comment concilier la politique visant à attirer les investisseurs et les touristes en devenant plus rigide dans la politique d'immigration », s'est interrogé le ministre.

M. Ndongou a rappelé que le 17 août 1960, le jour de l'indépendance du Gabon, la France et Libreville ont conclu une convention sur la libre circulation et l'établissement. Selon cet accord, les français et les gabonais avaient le droit de circuler librement, sans visa, dans les deux territoires. Le document ouvrait droit au principe d'égalité et de réciprocité.

La France a tenté de réviser unilatéralement cet accord mais le Gabon a refuser de ratifier le nouveau document proposé, a-t-il révélé.

C'est finalement en 1992, que l'accord a été révisé. Elle a à nouveau subit une modification en 2002. Paris devait harmoniser ses textes avec ceux de l'Union européenne.

Les citoyens des deux pays sont assujettis à un visa d'entrée dans le territoire de l'autre depuis 1992.

« Mais la France applique cette convention avec plus de rigueur par rapport au Gabon », a encore reconnu le ministre.

Concernant l'emploi des gabonais vivant en France, le ministre a affirmé qu'en réalité les gabonais de France sont en majorité des étudiants. Environ 5000. Tous doivent en principe rentrer servir le pays après leurs études, a-t-il dit.

A propos du refus d'accorder le visa au gabonais, le ministre a indiqué que plusieurs demandes de visa sont rejetées parce que certains gabonais s'inscrivent dans des écoles bidons.

Dans un entretien exclusif à GABONEWS récemment, l'ambassadeur de France au Gabon, Jean Marc Simon, a affirmé que le pourcentage de visas accordé aux gabonais est de 90%.
GN/YLG/AN/06


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