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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 20:19
 

Tchad : la situation se complexifie, l’incertitude plane-t-elle sur le Fuc ?

 

Tchad : la situation se complexifie, l’incertitude plane-t-elle sur le Fuc ?

Comme vous pouvez le constater avec nous depuis quelques jours au regard du climat militaire qui prévaut à l’Est du Tchad, les sympathisants de l’opposition armée tchadienne vivent angoissés,stressés et voient leurs espoir diminuer, s’éteindre puis se fondre comme une neige au soleil. Commandés par un esprit de lucidité et de probité, nous sortons de notre réserve pour apprécier la gravité de la crise.

En effet, le Front Uni pour le Changement Démocratique au Tchad ( FUCD) est frappé de plein fouet par un séisme politique d’envergure semblable à une fracture profonde qui crée une grave frayeur à tous les niveaux. Nous prenons le soin de rappeler que les offensives militaires manquées du 13 avril, ont donné libre cours à toutes les interprétations et spéculations sur l’avenir du mouvement rebelle. Aujourd’hui, tout laisse à croire que les choses se confirment avec ce que nous observons comme le vol en éclat du Fuc en terme de rupture entre le président et son vice-président. Le tribalisme remporte pour une nouvelle fois sa victoire sur les objectifs politiques de l’opposition au Tchad.
Tout d’un coup et sans retenue, les dirigeants du mouvement armé n’ont pu contenir leurs querelles intestines et se sont livrés sans merci en étalant dans la rue et à la portée du commun de mortel leurs divergences souterraines de façon à susciter l’incertitude totale sur une éventuelle cohésion. Car, les rapports se distendent et s’expriment désormais en terme de méfiance considérable.


Pourquoi le Fuc est-il en arrivé à ce niveau?Nul ne peut prétendre détenir la vérité tellement que les versions données par les uns et les autres sont complexes au point que nous n’arrivons pas réellement à cerner le nœuds de la question. Qui a tort et a raison ? Personne ne sait !

Nous pensons qu’il est urgent de faire le diagnostic sur la chance de succès d’une rébellion comme la nôtre repliée sur elle-même à l’Est du Tchad, immobiliste et écornée de diplomatie internationale. Pourtant, dit-on qu’elle a ses représentants à l’extérieur,qui selon les uns se bornent à faire des théories et d’analyses sur la situation politique du pays en se prélassant dans les appartements et autres salon huppés de l’occident, sinon pas du tout aussi.
Il est souhaitable que les gens entament une campagne diplomatique pour se faire entendre au niveau africain et international que de se cramponner aux interventions médiatiques.

Avec ce qui vient de se produire, le Fuc a donné amplement l’occasion au pouvoir de Ndjaména de se réjouir en perdant une partie essentielle de son audience au niveau de l’opinion publique tchadienne, africaine et internationale.

Selon nos sources d’informations, le régime d’Idriss Deby déjà intenable, gagne du terrain et s’organise au niveau national et international.
D’abord, au niveau national ; pour redonner confiance au peuple tchadien face à la paupérisation, le pouvoir a augmenté de 5% les salaires des fonctionnaires dans le but d’apaiser la grogne sociale à laquelle il est confronté. Et vu qu’au Tchad, les gens se préoccupent peu de la politique, il est aussi probable qu’ils oublient vite leur détresse, car une accalmie relative de leur amélioration des conditions sociales pourrait les dissuader et les emmener t à être hostiles et réfractaires au changement politique enfin de compte.




Ensuite, au niveau international ; dans le cadre de son initiative de dialogue politique, le pouvoir de Ndjaména, est entrain en liaison avec une Ong africaine de défense des droits de l’Homme pour l’aider à se tirer de l’affaire en couvant l’aspect des violations des droits humains et lui redorer son blason auprès des partenaires internationaux. Et surtout, lui faire une proposition de sortie de crise politique par la mise en place d’un pacte républicain.

De plus, sur le plan militaire, selon des sources d’informations proches de la base sergent chef Adji Kossei, la France aurait décidé de mater la rébellion tchadienne, fragilisée et affaiblie par la division interne pour laisser la voie libre à une présidence à vie à Idriss Deby.

Face donc à la célérité des événements en cours favorables au régime de Ndjaména ; les rebelles Tchadiens doivent leur survie ; soit à l’unité ou à l’extinction.

Que peut-on alors faire face à un homme retors et intraitable comme Idriss Deby ou l’opposition civile et armée réunies ne parvient toujours pas à venir à bout de son régime pourtant visiblement épuisé ?

Pour notre part, nous demeurons imperturbables quelles que soient, la pression et autres contraintes. Rien ne peut donc freiner notre détermination vers le changement politique au Tchad avec ou sans les rebelles.
Ainsi, nous :
- Affirmons et réaffirmons avec fermeté notre désapprobation et opposition à Idriss Deby et à son régime chancelant jusqu’à son ébranlement pour qu’enfin le peuple tchadien trouve accès à ses droits civiques et politiques, à ses besoins élémentaires auxquels il est privés pour cause de prévarication du même régime ;

- Lançons un appel sonore, vibrant et pressant à l’opposition globale au Tchad à la cessation immédiate de discorde et les convions à la concorde nationale pour sauver le Tchad en péril.

En dépit de la crise qui secoue les mouvements rebelles, nous n’allons pas donner un temps de répit au régime de Ndjaména de pavoiser pour longtemps, les choses finiront par se stabiliser dans bientôt.

Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.








Source: Alwihda -

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Published by ALWIHDA - dans POLITIQUE
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