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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 23:40
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Confusion à Libreville
(Digitalcongo.net 28/06/2006)
( 28/06/2006)


Le Président Omar Bongo voulait prendre contact avec les différentes sensibilités congolaises sur les concertations, il a eu droit à un casse-tête.
Mardi, ce qui avait démarré sous le signe de la rumeur s’est finalement confirmé à Libreville. Le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba a en effet entamé en milieu de matinée, des entretiens séparés avec les leaders politiques congolais dans le cadre de la recherche de l’apaisement du climat politique avant les élections présidentielles et législatives prévues le 30 juillet prochain.

Quelques leaders issus de l’opposition non armée étaient visibles dans la capitale gabonaise. On a signalé, entre autres, la présence de Maître Gérard Kamanda( Fcn ), Hassan Thassinda ( Cad ), Joseph Olenghankoy ( Fonus), Catherine Nzuzi ( Mpr ) et Oscar Kashala( Urec), tous candidats à l’élection présidentielle. Les Vice présidents de la république, Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa ont également fait le déplacement de la capitale gabonaise avant de regagner Kinshasa dans la soirée. Très désiré, le président Joseph Kabila Kabange n’a pas été de la rencontre. A la place, on a plutôt eu droit a une délégation musclée conduite par Olivier Kamitatu Etsu et comprenant de gros gabarits tels que Christophe Lutundula Apala et Justin Marie Bomboko, pour ne citer que ceux-là. L’Archevêque métropolitain de Kisangani et Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Laurent Monsengwo Pasinya, a également été aperçu à Libreville.

Omar Bongo Ondimba, selon des informations parvenues au Phare, a reçu les différents groupes séparément. Il ressort de ces consultations, avons-nous appris, que l’Alliance de la Majorité Présidentielle reste opposée à des concertations synonymes d’évaluation de l’Accord Global et Inclusif. Bien au contraire, son juriste maison Christophe Lutundula Apala a développé à l’intention des hôtes gabonais la thèse selon laquelle la Constitution du 18 février avait évacué le vide juridique, et que par conséquent les institutions issues de l’Accord global tout comme leurs animateurs pouvaient continuer à exercer allégrement leurs prérogatives.

Dans le même ordre d’idées, le patriarche Justin Marie Bomboko a indiqué que la demande générale des Congolais était d’aller tout de suite et dans les conditions contestées que chacun connaît aux élections prévues a partir du 30 juillet prochain. Une sortie, a encore appris Le Phare, qui lui a valu d’être sévèrement interpellé par le Vice-président Jean Pierre Bemba Gombo qui lui a reproché son manque de constance.

Alors que la confusion persistait à Libreville sur la suite de ces consultations, on signalait le retour mardi dans la soirée à Kinshasa des deux Vice- présidents de la République ayant fait le déplacement du Gabon, en l’occurrence Azarias Ruberwa Manywa et Jean Pierre Bemba Gombo. Les autres délégations devaient poursuivre leur séjour à Libreville où l’on prévoyait ce matin, une nouvelle série de consultations avant une grande session prévue pour ce jeudi.

Persistance des divergences…

Loin des tractations de Libreville, à Kinshasa les observateurs avertis s’interrogent justement sur le sens d’un dialogue qui voit se développer plusieurs divergences sur son contenu. Pour l’Alliance de la Majorité Présidentielle et Joseph Kabila, l’utilité d’une telle rencontre réside dans le fait que les protagonistes sont l’opportunité d’harmoniser leurs points de vue sur le calendrier électoral, dans le sens du respect de la date du 30 juillet, et de convier les différents acteurs dans la signature d’un code de bonne conduite. Une approche qui ne partage pas le RCD d’Azarias Ruberwa pour lequel le dialogue doit servir à se mettre d’accord sur la fin de la transition et la manière de gérer l’après 30 juin, de même que sur l’audit a réaliser sur le processus électoral pour plus de crédibilité, d’inclusivité, de sécurité et de transparence. Pour sa part, le MLC soutient à la fois le dialogue et les acquis du processus électoral, notamment la date du 30 juillet. Enfin, réunie autour d’Etienne Tshisekedi, l’opposition politique ne transige pas sur la fin la transition le 30 juin prochain. Raison pour laquelle elle demande ni plus ni moins la requalification du processus pour plus de crédibilité, de sécurité et d’inclusivité.

Silence total à Kinshasa...

On rappelle que la 2ème rencontre du Palais de la Nation prévue pour hier lundi ne s’est pas tenue comme prévu. Le trouble s’est installé davantage dans les esprits des observateurs en apprenant le voyage du président Joseph Kabila pour Bukavu, alors qu’aucun communiqué n’avait officiellement décommandé le rendez-vous.

Tshieke Bukasa/Le Phare



Last edited: 28/06/2006 14:39:12

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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