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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 19:32

LES DISCIPLES DE FEU Lt DOGO TORTURENT SES DETRACTEURS



 

La victime Narcisse Samba Ndénguilo
L'on ne dira jamais assez, la RCA reste toujours sous l'emprise des hommes en uniforme qui, depuis le changement politique du 15 mars 2003, s'érigent en véritables bourreaux des centrafricains. Ces populations sont soumises à des comportements insipides plus pires qui datent de l'ère de la pierre taillée si on ose le dire. Les centrafricains, depuis cette date jusqu'à ce jour, vivent dans la psychose et leurs libertés sont réduites voir annihilées du fait des dirigeants qui justifient le comportement de leurs hommes par la défense de l'intégrité du territoire.
En effet, après quelques moments d'accalmie, l'on assiste à une recrudescence des actes de barbaries commises par les compatriotes en tenues et surtout par les ex libérateurs qui ne cessent de semer la terreur au sein de la population civile et ce, au nom des autorités de la place. Ils profitent du laxisme de la haute hiérarchie militaire qui, n'arrive pas à prendre des mesures contre les contrevenants ou les militaires indisciplinés, pour matérialiser leurs entreprises.
Le vendredi 23 juin 2006, le soldat de 2e classe Loulou Ngao Rodrigue qui serait le chauffeur du défunt Célestin trouva le moment propice pour se faire parler de lui. Ngao Rodrigue est voisin de Narcisse Samba Ndénguilo, au quartier Ngbénguéwé dans le 5e arrondissement de Bangui. Ce jour là Narcisse qui est conducteur de taxi, est allé se ravitailler en carburant au niveau de la station service du 4e arrondissement. Curieusement, il voit son voisin Ngao Rodrigue arrivé en compagnie de cinq hommes en civil. Alors qu'il échangeait avec son néveu Yves Rolland, Narcisse Samba a été surpris d'être l'objet d'attaques physiques de la part de Ngao Rodrigue et sa compagnie.
Après la bagarre, Narcisse s'en est tiré avec une déchirure à la lèvre supérieure, il saignait également par le nez, une entorse au bras droit et des hématomes sur le corps car, brutalisé, il a reçu des coups partout. Il doit son salut à l'intervention de la foule qui attendait s'approvisionner en carburant. Profitant des interventions, il a pu se dégager de l'emprises de ses bourreaux pour se cacher dans la pénombre. L'infortuné Narcisse a aussi perdu au cours des échauffourées un portefeuille, des papiers administratifs et une somme de 20.000 Fcfa. Il sera conduit par après à l'Hôpital de l'Amitié où, il va subir des soins. A l'Hôpital, on lui a fait la radiologie de sa tête durement cognée, de sa face et de sa poitrine. Il attend encore la conclusion du diagnostique pour être situé sur ce qu'il a récolté comme dommage sur son corps. Jusqu'au jour où nous mettons sous presse cet élément, Narcisse continue de saigner par le nez.
Tout ceci n'a pas arrêté chez Ngao Rodrigue et ses compagnons leur volonté d'en finir avec Narcisse. Entre temps, Loulou Ngao Rodrigue était passé chez Narcisse à la maison avec ses cinq compagnons le manquer ; ils ont perquisitionné sa maison et ont passé à tabas sa femme. Une seconde fois qu'ils l'ont manqué, ils ont procédé à l'arrestation de ses deux cadets qu'ils ont mis dans le coffre de la voiture utilisée. N'eut été l'intervention des habitants du quartier qui les avaient supplié en leur demandant de régler leurs affaires directement avec Narcisse, ils auraient dû les amener pour quelle direction on ne sait. Ce jour-là, seul Ngao était en tenue avec une arme Kalach en main et les cinq autres éléments étaient en civil. La troisième fois qu'ils ont manqué Narcisse, ils ont arrêté M. Isseine qui habite aussi le même quartier. Ils étaient en train de l'emmener derrière l'aéroport Bangui M'Poko lorsqu'ils ont été surpris par des éléments du détachement français qui vont libérer Isseine de leurs griffes. Malgré cette intervention, Isseine a entre temps reçu des coups avec des blessures. Ce dernier, après consultation a pris un certificat médical de 15 jours d'invalidité.
Au cours de l'arrestation de Isseine, Rodrigue Ngao a eu le temps de lui donner le motif de son acharnement sur ses voisins. Il lui a fait signifier que lors du décès du Lieutenant Dogo, M. Barnabé avait dressé une liste de ceux qui ont applaudi en manifestant leur joie relative à la disparition de cet homme. Il faut signaler que, plusieurs fois, Narcisse a échappé aux tentatives d'arrestation orchestrées par Rodrigue et ses acolytes. Quelquefois, Narcisse était obligé de quitter momentanément sa maison pour éviter les harcèlements du célèbre Rodrigue.
On pensait que les centrafricains étaient enfin libérés des griffes du célébrissime et lugubre Dogo or, celui-ci est toujours resté présent dans la communauté centrafricaine à travers ses disciples. A force de tenir compagnie avec le Lieutenant Dogo, ceux-ci sont convaincus de faire perdurer son œuvre barbare au sein de la société centrafricaine prise en otage par les hommes qui ont accompagné le Général François Bozize lors de sa conquête du pouvoir par les armes. Qui peut comprendre qu'un simple conducteur du feu Dogo puisse se permettre le luxe d'imposer à tout le monde de pleurer la mort de celui-ci?
Ce n'est qu'en Centrafrique qu'on demande à toute une société de célébrer de force le deuil d'un homme qui a semé la terreur, la désolation et des pleures au sein des familles centrafricaine. Centrafrique pays des hors la loi. Centrafrique pays où les droits de l'homme sont foulés aux pieds par ceux-là qui doivent en principe faire la promotion du respect des droits humains. Centrafrique pays où seuls les hommes en tenues ont le droit de faire leur loi. Cette situation doit prendre fin pour que le pays puisse retrouver son rayonnement d'antan.


Jeudi 29 Juin 2006
Modeste J. Poubalandji

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