Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 22:29

APRES TIRINGOULOU, DE VIOLENTS COMBATS FONT DES VICTIMES AU SEIN DES FACA ET DES FOMUC A GORDIL

Jeudi 29 Juin 2006 - Le Confident.
L'opinion publique nationale et internationale a été informée par communiqué du Ministère de la Défense Nationale que des attaques intenses ont eu lieu à Gordil faisant ainsi, de nombreuses victimes de part et d'autres.
 
Selon ce communiqué, c'est « dans la nuit du 25 au 26 juin 2006 qu'un groupe de rebelles tchadiens fortement armés a attaqué un détachement militaire appartenant à la FOMUC et aux forces armées centrafricaines (FACA) stationné à Gordil dans le Nord-Est du pays ».
Ce même communiqué fait mention de ce que ces évènements d'une extrême gravité démontrent à l'évidence que le sol centrafricain est devenu une véritable terre de combat pour les opposants au régime de Ndjamena mais aussi, le régime de Bangui si on peut compléter.
 
 Ce communiqué de presse du Ministère de la Défense Nationale confirme la performance des équipements militaires utilisés par la rébellion qui sévit dans ces zones. Ce quiconstitue en quelque sorte une alerte maximum à l'endroit des autorités politiques de la RCA qui doivent prendre les mesures qui s'imposent pour parer à l'irréparable. Cependant, au-delà du fait que le Ministère de la Défense nationale ait déploré ces attaques, le commun des mortels continue de s'interroger sur les raisons qui justifient ces attaques à répétition dans le Nord-Est centrafricain.
  • Est-ce pour élire cette zone en une base arrière des rebelles ?
  • Lequel des deux (2) régimes (tchadien et centrafricain) est-il l'objet de déstabilisation de la part de cette rébellion ?
  • Qu'en est-il de la fermeture de la frontière Centrafricano-Soudanaise ?
  • L'option militaire telle que voulue par la hiérarchie militaire de la RCA est-elle encore envisageable ?
Que des interrogations en suspens qui doivent pousser les autorités politico-militaires de notre pays à apprécier s'il y a lieu de continuer l'aventure militaire à ouvrir dans un bref délai, un dialogue franc avec tous les acteurs aussi bien politiques qu'armés pour trouver ensemble une solution durable à cette situation.
Il ne servira à rien de demander à la communauté internationale de faire cesser par un coup de bâton magique, les agressions dont est victime, la République Centrafricaine sachant que cette communauté internationale ne peut venir qu'en appoint aux efforts qui seront entrepris par les belligérants.
Il est cependant judicieux que les autorités centrafricaines puissent prendre conscience qu'un danger certain guette la RCA et que l'aide des pays amis devant nous permettre de défendre notre territoire n'est que leurre. Car s'il était établi que l'aide des pays amis pouvait nous permettre de procéder à la défense de la patrie en danger, comment comprendre que nous ne soyons pas en mesure ni de contrôler l'effectivité des décisions de fermeture de nos frontières aériennes et terrestres avec le Soudan ni, de venir à bout de ces rebelles qui sont en passe d'élire domicile dans le Nord-Est centrafricain.
 
Après Paoua, Birao, Tiringoulou, c'est maintenant le tour de la ville de Gordil qui a défrayé la chronique. Un observateur de la vie politique nationale s'interroge quant à la prochaine ville cible des rebelles après Gordil.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les corps des victimes des attaques de Gordil ont été ramenés à Bangui. Selon les informations officieuses recueillies auprès des administrations hospitalières, il aurait eu 80 morts environ dont 38 centrafricains et le reste est composé des éléments de la FOMUC. Selon la version de la Radio France Internationale, il y a eu 11 morts côtés FACA, 2 côtés des éléments de la FOMUC et 20 morts côtés des assaillants. Signalons aussi que la morgue de l'hôpital communautaire n'étant pas en mesure de contenir le corps de toutes les victimes, certains corps ont été emmenés au niveau du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB). L'information est tellement sensible qu'il faut la prendre avec beaucoup de pincettes en attendant la publication officielle provenant de la hiérarchie militaire Centrafricaine.
Source: Le Confident, quotidient indépendant d'information, Centrafrique

Partager cet article

Repost 0
Published by LE CONFIDENT - dans REBELLION
commenter cet article

commentaires

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES