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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 19:28

LETTRE OUVERTE à BOZIZE : La table ronde sans exclusive ou votre
démission/
Par le Secrétaire Général de L'Union des Forces Républicaine (UFR)
Lieutenant Florian N'DJADDER-BEDAYA.

Bozizé, je ne suis pas un coupeur de route, encore moins un bandit de grand chemin, ce qualificatif que vous tenter d'inculquer dans la tête de nos compatriotes et à l'opinion internationale ne suffit  pas à leur faire perdre de vue que  je suis un fils du pays et dont l'objectif est le combat pour la PAIX que j'ai engagé pour pallier tous vos manquements quant à votre gestion des affaires de l'État et de sortir le pays de l'ornière.
Vous n'ignorez pas la naissance  du mouvement que je dirige, l'Union des Forces Révolutionnaires (UFR) qui  avec, sa branche armée le Rassemblement des Forces Révolutionnaires (RFR), se sont donné pour mission de veiller sur les Centrafricains dont vous avez hypothéquez le bien-être en ne tenant pas vos promesses notamment en ce qui concerne le payement régulier de leur salaire. Alors que lors de votre investiture le 11 juin 2005 devant le peuple et la nation, vous vous êtes engager à : relancer l'économie
nationale, garantir et assurer la sécurité pour tous, promouvoir  les droits humains.

Or, un an après, votre bilan à la magistrature suprême est loin d'être atteint, au contraire, nous assistons à un recule des acquits.
Aujourd'hui, force est de constater de manière générale qu'aucun de ces
engagements n'ont été respecté.
L'économie centrafricaine est au plus bas, et  les illusions et promesses faites  autour des payements réguliers des salaires à terme échu n'ont été que promesses politiciennes à l'instar de  vos prédécesseurs dont vous aviez condamnez les agissements en son temps pour justifier votre rébellion.

Le peu de salaire que vous avez pu jusqu'alors honoré s'est fait à coup d'endettement auprès des institutions bancaires (BEAC, BICA, CBCA, Banque Maroco-Centrafricaine)...

Au chapitre de l'agriculture et de l'élevage, qui constituent le poumon de l'économie centrafricaine et qui nourrissent directement ou indirectement 85% de la population, sont en net recul, cela du à l'insécurité que vous n'arriver pas à garantir depuis le 15 mars 2003  date de votre arrivée au sommet de l'état par un coup de force, à nos jours.

Le secteur du coton notamment, a subit des régressions drastiques, et nous assistons à une production de moins de 4000 tonnes contre environ 8000 tonnes précédemment, dû au déplacement des paysans victimes d'insécurité.
L'état des lieux du secteur café est encore plus sombre, il se pose un problème de manque de soutient financier aux tenants du secteur et un problème d'écoulement de cette denrée due à la fermeture de notre frontière avec le Soudan qui est l'un des plus grands acheteurs de notre café.

Quant au secteur de l'or et du diamant, les conditions d'attribution des permis d'exploitation ont été faite de manière opacte à des hommes d'affaires douteux qui échappent à tout contrôle car bénéficiant d'une certaine  protection du régime, exemple de prédations, la Société Lobaye-gold et la Gétrard ou se trouvent actionnaire vous Bozizé et votre neveu Sylvain Doutingay, le ministre des mines Au chapitre des droits de l'homme, les multiples violations ont été enregistrées sous votre régime. La justice centrafricaine n'est plus indépendante, conséquence, des multiples sentiments de frustrations dans la société centrafricaine. Depuis votre calamiteuse rébellion, nous
pouvons dénombrer plusieurs cas de violations massives de droits humains et des
exactions divers aussi bien dans la capitale centrafricaine que dans l'arrière pays.
La constitution du 27 Décembre 2004 aussi, a subit  de multiples violations
sous votre régime fasciste.


Bozizé, vous n'êtes pas plus centrafricain qu'un autre, alors pourquoi n'acceptez-vous pas d'allez à la table ronde souhaitée par tous? et manifesté par la marche de la Jeunesse, puis de celle des Femmes de notre pays, des parties politiques de l'opposition , la société Civile...

L'UFR, et les Forces Révolutionnaires, vous rendent désormais responsable des conséquences actuelles et futures qui  nous ont contraints à prendre les armes, le seul moyen de nous exprimer pour le moment , à cause de votre refus à  aller vers une solution pacifique quant aux différentes crises que travers le pays.

Le dialogue politique sans exclusif, regroupant les pouvoirs publics, les partis politiques d'opposition, la société civile et l'opposition armées afin de sauver la république centrafricaine de ces maux, dont vous etes le premier et l'unique responsable.

Bozizé Yangouvanda , n'ayez pas la mémoire courte, je vous rappelle votre interview accordé au journal camerounais « MUTATIONS » et  la presse Internationale ou vous justifiez votre rébellion de 2002 et 2003 comme étant due à l'absence de dialogue politique sous le régime de votre prédécesseur Ange-Felix Patassé ; c'est pourquoi, les fronts politico-militaires exigent un dialogue politique sans exclusif, sous l'égide de l'Union Africaine, car notre pays est au bord du gouffre, et vous représentez un véritable nœud de vipère au sommet de l'état.

Par conséquent, vous avez deux alternatives : le dialogue sans exclusif ou votre démission  inconditionnelle.

Bozize Yangouvanda, les exigences de l'UFR-RFR, restent et demeurent les mêmes, hier et aujourd'hui :

1-LE DIALOGUE POLITIQUE SANS EXCLUSIF ;

2-LE PAIEMENT DE PLUSIEURS MOIS D'ARRIERE DE SALAIRES DES FONCTIONNAIRES, DE BOURSES ET PENSIONS DES RETRAITES ;

3-LE RESPECT ET L'APPLICATION DES DROITS HUMAINS ;

4-GARANTIR LA SECURITE POUR TOUS SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL
;

5-REGULARISER LE STATUT DES ENSEIGNANTS VACATAIRES ;

6-INTEGRER DANS LA FONCTION PUBLIQUE LES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOIS
;
7-LIBERER  SANS CONDITION LES DETENUS POLITIQUES ET LES PRISONIERS
D'OPINIONS, CEUX  ARBITRAIREMENT ARRETES ET DONNER DES SOINS, PERMETTRE
DES VISITES ET  JUGER LES PRISONIERS DE DROIT COMMUN ;

8-LE RESPECT ET L'APPLICATION DE LA CONVENTION DES DROITS HUMAINS ;

9-L'INDEPENDANCE DE LA JUSTICE ET GARANTIR LA LIBERTE DE LA PRESSE, AINSI  CELLE DES DEFENSEURS DE DROITS DE L'HOMME ;

10-L'OUVERTURE D'UNE ENQUETE INTERNATIONALE SUITE  AU GENOCIDE DE PAOUA;

11-LE RESPECT ET L'APPLICATION A LA LETTRE DE LA CONSTITUTION DU 27 DECEMBRE 2004.

Voila donc Bozizé Yangouvanda, je vous donne le choix et la balle est
donc dans votre camp,  surtout, les faits s'imposent, et le dialogue politique reste l'unique voie de sortie de crise.

Fait le, 5juillet 2006

SG de L'UFR-RFR
Lt. N'DJADDER-BEDAYA. F

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Published by UFR - dans REBELLION
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