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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 01:35

Dr. NOEL PASSI : UN PREDATEUR NOMME A LA TETE DE L'I.S.D.R.



 

On ne pourrait plus dire que la bonne gouvernance constitue un morceau de choix dans les méthodes de gestion de certains cadres Centrafricains appelés à prendre en main la destinée de certaines institutions du pays tant leur comportement subversif ne cesse de défrayer la chronique. Le dernier cas est celui du Docteur Vétérinaire Noël Passi, actuel Directeur de l'Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) de Mbaïki.
De source proche de l'Université de Bangui et du département de l'Éducation Nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. M. Noël Passi, aurait fraudé des papiers à travers le réseau des fossoyeurs du Km5 qui lui ont permis de racheter discrètement un véhicule de marque Toyota Hilux, type pick up, immatriculé 3292 A BG affecté à la direction de cet institut dont il est l'utilisateur. Ce fait serait resté inaperçu s'il avait gardé l'ancienne immatriculation. Mais pressé de vanter sa nouvelle acquisition, il a réimmatriculé ledit véhicule sous le N° 32838 BG et de ce fait, refuse catégoriquement que le véhicule soit désormais utilisé au profit de l'institut qu'il dirige. Cela n'a fait qu'aggraver les soupçons de détournement des biens de l'ISDR à son profit. Frustrés, ces proches collaborateurs qui avaient le même droit que lui d'utiliser ce véhicule dans le cadre du service vont lui demander des explications lors d'un conseil de gestion. Dans ces tentatives de les convaincre, M. Passi va brandir les papiers qui lui ont permis de racheter le véhicule à 1.000.000 F CFA. Nouvelle surprise des collaborateurs quant à l'origine des fonds car, un antécédent financier était encore patent et injustifié par le Docteur Passi. Il s'agit d'une bagatelle de 2.400.000 F CFA qui lui avait été affectée pour l'achat d'une pompe à eau en remplacement de l'ancienne, unique source d'alimentation de l'institut en eau potable tombée en panne. C'était dans le cadre des préparatifs des festivités de la journée du 15 mars 2006, 3ème anniversaire de la prise du pouvoir du général Bozizé célébrée à Mbaïki. La nouvelle pompe ne sera jamais achetée, M. Passi ayant opté sur calcul pour la réparation de l'ancienne qui lui ferait moins de dépense, donc des avoirs sur le montant affecté. Malheureusement, jusqu'à ce jour, la pompe n'a jamais été réparée et l'argent disparu.
Cette rocambolesque histoire n'a pas manqué d'éveiller l'attention de ses collaborateurs et surtout des étudiants qui ont vu leurs intérêts foulés au pied. C'est ainsi qu'à l'issue du conseil de gestion qui est l'organe approprié pour décider de la vente des biens de l'ISDR et qui a purement et simplement été écarté par le Directeur, il a été convenu de vérifier la légalité des papiers autorisant le rachat du véhicule, une recherche qui s'est avérée vaine car aucun maillon de la chaîne de procédure de réformation des véhicules administratifs n'a ni de loin ni de près été associé. Ce qui signifie en clair que M. Passi s'est fait établir ces papiers au Km5.
L'Inspection générale d'État saisi de l'affaire, a demandé la restitution du véhicule à l'ISDR, ce que M. Passi a réfuté. Face à cette obstination, les étudiants ont décidé de faire restituer ledit véhicule à leur façon. C'est ainsi qu'ils vont un matin, apercevoir le fils de M. Passi conduire le véhicule pour aller chercher de l'eau au forage. Trois braves étudiants dont un savait conduire vont le suivre et sous menace, vont se saisir du véhicule pour le conduire derrière leur dortoir pour le mettre sur cale, faisant disparaître les roues et les clefs. Informé, Passi va piquer une colère bleue qui lui a fait oublier toute démarche de concertation et de négociation pour un règlement à l'amiable. Il va se précipiter chez le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de M'baïki pour déposer une plainte contre les étudiants et quelques-uns de ces proches collaborateurs. Celui-ci ne tardera pas à leur adresser des convocations suite auxquelles les étudiants ont débarqué en masse assourdissante au parquet de Mbaïki, créant ainsi la peur chez le Procureur qui a pris la tangente sans diligenter une enquête sur cette affaire.
La leçon qu'on peut tirer de cette situation est la conséquence de ces nominations par affinités sans critère objectif qui ne font que contribuer à la destruction des biens de nos institutions. Parlant de critère non objectif, il convient de signaler l'absence d'enquête de moralité qui devait prévaloir avant toute nomination à des postes de responsabilité. A cela s'ajoute le fait que ce sont les hauts responsables du pays qui encouragent l'existence et la délivrance des faux papiers alors que le gouvernement vient de donner le top de la chasse aux faux papiers à travers le contrôle des diplômes des fonctionnaires et agents de l'État. Doté réussira-t-il à enrayer définitivement le phénomène des faux papiers devenu monnaie courante dans la vie des centrafricains et surtout dans l'administration ? Il convient également que le gouvernement mette en place un système de contrôle et de démantèlement des réseaux des éditeurs de ces faux papiers qui doivent être traduits devant la justice.


Mardi 04 Juillet 2006
Kpogbotchi Ata-Koto

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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