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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 19:28

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ALLOCUTION DE BOZIZE AUX OBSEQUES DES MILTAIRES FACA ET FOMUC



 

François Bozize Yangouvonda, Chef de l'Etat Centrafricain
François Bozize Yangouvonda, Chef de l'Etat Centrafricain
 
LES ATTAQUES DE GORDIL: LE GENERAL BOZIZE ROMPT LE SILENCE

Centrafricaines, Centrafricains, frères d'armes, mes bien chers compatriotes,
En prêtant serment sur la Constitution du 11 juin 2005 à l'occasion de ma cérémonie d'investiture que nous venons de célébrer le 1er anniversaire, je me suis engagé entre autres, à assurer la sécurité de votre personne et de vos biens ainsi qu'à défendre l'intégrité territoriale de notre pays.
Or, il se trouve qu'aujourd'hui que cette sécurité est gravement menacée dans la partie septentrionale de notre pays qui vit pratiquement sous occupation, mettant ainsi en cause ce principe de base de droit international qui n'admet pas qu'on porte atteinte à l'intégrité territoriale d'un Etat.
Vous comprendrez que je ne peux que puiser dans notre loi fondamentale les ressources devant me permettre de faire face à cette situation.
D'ores et déjà, j'ai saisi de la question toutes les instances internationales et régionales auxquelles appartient la République Centrafricaine ainsi que les pays amis avec qui nous avons des accords particuliers.
Centrafricaines, Centrafricains, chers Frères d'armes, si j'interviens ce soir, c'est avant tout pour rendre hommage à nos valeureux fils tombés pour la patrie dans les combats de Gordil du 26 juin dernier. Je m'incline donc devant les dépouilles de nos martyrs ainsi que des soldats de la FOMUC tombés, eux, loin de leur pays natal et pour lesquels je vous demande d'observer une minute de silence.
Je vous remercie.
Centrafricaines, Centrafricains, Frères d'armes, depuis quelque temps, notre pays est régulièrement attaqué par des individus sanguinaires et criminels, qui ne disent pas leur nom, mais qui sont, à l'évidence, soutenus par des puissances étrangères hostiles aux efforts que nous développons aujourd'hui pour réhabiliter la personnalité internationale de la République Centrafricaine sur tous les plans.
Ainsi, après avoir tenté d'investir, en décembre 2005; la ville de Birao, dans la Préfecture de la Vakaga, ces ennemis du peuple centrafricain, se sont attaqués aux détachements militaires de la FOMUC et des Forces Armées Centrafricaines, stationnés à Gordil
D'où viennent ces individus, nul ne peut le dire avec certitude, mais de par leur comportement, ils sont déterminés à asservir la République Centrafricaine en faisant des lieux qu'ils occupent la base de leurs actions néfastes contre les intérêts de la République Centrafricaine tant il et vrai que les immenses richesses dont regorge notre pays sont convoitées de partout.
Ils entendent également exploiter la confusion qui règne encore dans la situation au Darfour pour mener ces actions.
Devant la menace, pour notre cher et beau pays, que représentent ces attaques répétées, j'en appelle, ce soir, très solennellement à la solidarité nationale. De telles agressions ne portent pas seulement atteinte à l'intégrité du pays, mais celles-ci aliènent, aussi, notre propre indépendance.
Il est évident que certains voudraient nous dicter notre attitude vis-à-vis des pays voisins et même nous imposer une politique extérieure, à cent lieues de nos principes républicains. D'ailleurs, tous les démocrates du pays ne pourront que condamner ces attaques, qui visent surtout à nous affaiblir et nous diviser, mais aussi, à diviser la grande famille francophone d'Afrique Centrale. Centrafricaines, centrafricains, notre pays a suffisamment souffert de la division nationale, pour laisser de nouveau le champ libre aux ennemis de la République Centrafricaine mettre impunément notre terre à feu et à sang.
Nous avons suffisamment subi, dans un passé récent, les atrocités commises par ces ennemis, pour que nous abandonnions notre souveraineté, sur une partie de notre territoire national.
Quand la patrie est en danger, c'est bien sûr, le devoir des forces de Défense et de Sécurité de s'opposer aux envahisseurs, mais, c'est aussi le devoir de tous les fils du pays, de contribuer par tout moyen à défendre la cause de la Patrie.
Oui, votre armée, bien équipée par les pays amis, est maintenant capable de s'opposer à des agressions extérieures. Mais, nos soldats doivent avoir confiance en eux-mêmes et en leur hiérarchie. C'est la force morale qui fait la valeur d'un combattant, et c'est la discipline qui fait la force d'une armée. Nos glorieux anciens nous ont montré l'exemple à suivre : Discipline, Courage et Volonté étaient les maîtres mots qui faisaient leurs qualités, et dont l'observation leur donnait la victoire.
Mais, à fortiori, des individus indisciplinés et sans courage n'ont pas leur place dans notre vaillante armée. D'ailleurs, j'ordonne, instamment, que, désormais, tout acte d'insubordination soit sévèrement puni. Quiconque commettra une faute grave, devant ou à proximité de l'ennemi, sera immédiatement sanctionné et traduit devant les tribunaux compétents.
En outre, en tant que Chef Suprême des Armées, j'ordonne que partout, je dis bien partout, nos militaires s'opposent, avec la plus grande détermination et le courage le plus fort, aux criminels qui tentent de s'attaquer à la République Centrafricaine. D'ailleurs, nous sommes sur notre sol, nous devons y défendre enfants, femmes, hommes, nous sommes donc sûrs de notre bon droit et donc certains de la victoire
Officiers, Sous-Officiers, Soldats, de notre vaillante armée, j'ai confiance en vous et la nation, toute entière, attend que vous la débarrassiez des assassins de vos frères d'armes et que vous défendiez l'intégrité territoriale de notre pays à l'exemple du Lieutenant Dogo qui jusqu'au sacrifice suprême et l'arme à la main, aura refusé d'admettre le fait.
La Nation attend aussi que vous la débarrassiez de ceux qui terrorisent vos frères et sœurs.
Mais vous serez mieux à même d'accomplir votre mission si ceux qui ont connaissance de la présence de ces ennemis de la république Centrafricaine en informent à temps utile les autorités locales.
Or, il se révèle malheureusement que certains d'entre nous, des égarés et traîtres à la cause de la patrie servent plutôt d'indicateurs à ces ennemis de la République Centrafricaine qui sont de toutes parts au Nord comme au Sud.
J'en appelle donc à la vigilance de l'ensemble de mes compatriotes et particulièrement ceux de la préfecture de la Vakaga pour qu'ils ne cèdent point à la tentation du gain facile en trahissant la cause nationale.
Centrafricaines, Centrafricains, vous m'avez élu, il y' a un an, pour que je conduise le navire centrafricain. En ce moment, le vent de la félonie et de la cruauté souffle dans nos provinces du Nord et je ne peux accepter de voir ce bateau prendre de l'eau quelque part. Je renouvelle donc mon appel à la solidarité et à l'unité nationale, seules valeurs qui puissent nous permettre, comme on l'a vu dans des cas similaires, de braver la situation.
Je demande, d'ailleurs, que sous la houlette de leur Président, tous les compatriotes que vous avez élu à l'Assemblée Nationale, relaient dans leurs circonscriptions respectives cet appel à l'unité et au soutien à nos forces armées.
De leur côté, le Premier Ministre et son gouvernement mettront, j'en suis certain, tout en œuvre pour que rien ne manque à nos vaillants soldats qui s'opposent aux ennemis de la République Centrafricaine.
Centrafricaines, Centrafricains, l'armée est l'armée de toute la nation. Elle a en ce moment une mission bien difficile, elle a donc besoin de votre soutien et de votre reconnaissance.
Quant à vous, soldats des Forces Armées Centrafricaines, quelque soit votre grade, vous devez défendre la patrie avec la plus extrême détermination. Vous êtes comptables devant le peuple souverain de votre attitude. Soyez forts, courageux et déterminés, l'avenir du pays dépend de votre conduite devant les bourreaux de vos frères et de vos sœurs.
Centrafricaines, Centrafricains, mes bien chers compatriotes, réaffirmons en ce moment difficile notre attachement aux valeurs d'unité, de solidarité et de rassemblement que nous a léguées notre Père Fondateur Barthélemy Boganda et nous saurons, dans la cohésion, faire échec aux manœuvres de déstabilisations ainsi qu'aux tentatives d'asservissement de notre pays.
Je vous remercie
Vive la République Centrafricaine.

François BOZIZE YANGOUVONDA

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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