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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 00:15
L'anagramme Nationalistes-Pro-impérialistes : Un jeu perpétuel accusateur-accusés ? RDC : Qui sont nationalistes et qui sont responsables du chaos ?

Introduction -
Qui sont les Nationalistes au Congo : les Mobutistes confessant ou les lumumbistes-kabilistes ?
Du conflit entre internalistes et externalistes

Introduction
A l'ère où la "bonne gouvernance" tente de s'ériger en paradigme de gestion des collectivités, les Congolais l'appellent de tous leurs vœux, mais reviennent épisodiquement à l'ère des idéologies. Ils interpellent le gestionnaire public sur son relent de colbertisme dégradé, rappelant en passant le cri de désespoir que notre soeur, la Camerounaise Axelle Kabou, a lancé dans son : " Et si l'Afrique refusait le développement !..." Dans notre cas, nous voulons savoir quelle Afrique, ou mieux quel Congo refuse le développement. Qui sont des Nationalistes et qui ne les sont pas ? Les uns sont-ils préférables aux autres aujourd'hui ?

Quarante six ans après l'indépendance du Congo, tout confirme encore le verdict dévastateur que prononça très tôt ce Français de René Dumont un jour de 1962, avec son : " L'Afrique noire est mal partie ".

Face à l'implosion du Congo, notre acte d'accusation contre le casque colonial se conjugue avec la dénonciation de ses complices internes, les traîtres à "Peau noire, masque blanc " que Frantz Fanon voyait dans le chef de nos élites africaines. Mais, s'il arrive que la distinction entre Nationalistes et Pro-impérilistes devienne délicate, le Congolais Ka Maana pourrait avoir raison, lui qui a écrit : " L'Afrique ne va-t-elle pas mourir?"

L'exploitation néocolonialiste, la dictature post-indépendance et les 16 ans de la ‘'démocrature'' des deux transitions politiques, l'une mobutiste, l'autre de 1+4, ont eu raison de la culture politique et des finances congolaises. Ces dernières ont subi les à-coups de l'hyperconcentration du "consummérisme" mobutiste qui avait décapité durablement les espoirs de redressement en toute justice au Congo.

On sait pourtant que si l'Afrique, avec son 1 % des flux du commerce mondial (10% il y a deux décennies), n'intervient plus qu'en concurrence de 1,'5% du PNB mondial, le Congo l'est beaucoup plus, lui qui a perdu plus de 80% de sa capacité de paiements extérieurs. A ce point, ne sommes-nous pas tentés d'interroger notre compatriote et frère Dimandja Eluyi-a-Kondo qui, dans sa " Nouvelle herméneutique africaine " avait trop hâtivement entrevue les signes avant-coureurs d'une renaissance africaine, voire congolaise ? Nous lui avons cru en son temps, mais aujourd'hui, nous étant révises, nous renonçons à notre adhésion aussi hâtive que celle de l'auteur précité.

Mais, les vraies questions du jour sont ailleurs. Elles concernent le jeu perpétuel et mutuel d'accusateurs-accusés qui se joue dans l'univers politique congolais. D'abord, nous jetons un regard sur l'appartenance au groupe dit ‘'Nationalistes'' et à celui des ‘'Pro-impérialistes'' parmi les Congolais, ensuite, sur la responsabilité de la crise, imputée aux milieux nationaux, par les uns, aux milieux extérieurs par les autres.

Qui sont les Nationalistes au Congo : les Mobutistes confessant ou les lumumbistes-kabilistes ?
Concernant l'appartenance aux forces nationalistes ou aux forces pro-impérialistes, à l'origine les paramètres étaient clairs : les nationalistes étaient les forces patriotiques qui avaient soutenues la lutte pour ‘'l'indépendance immédiate et totale'' et pour ‘'un Congo uni, pays fort'', menée sous la direction de Patrice Emery Lumumba. Les forces pro-impérialistes étaient constituées par un conglomérat des formations politiques qui gravitaient autour du ‘'Parti national de progrès'' de Bolya et Delveau Mafuta Kizola, lesquelles étaient soutenues par les colons belges. Plus tard, cette équation se transforma en opposition entre les Nationalistes-lumumbistes et le Groupe pro-impérialiste de Binza né autour du colonel Mobutu.

La confusion est intervenue pour la première fois en 1964, lorsque les Nationalistes en insurrection, à l'Est du Congo, contre le gouvernement de Léopoldville, se scindèrent en deux groupes : celui de Stanleyville, constitué de Christophe Gbenye et Gaston Soumialot, et celui du Sud-Est, constitué par Laurent-Désiré Kabila et ses lieutenants. Le premier était plus lié à Moscou, alors que le second était plus proche de Pékin. La rivalité entre ces deux ailes du mouvement 'insurrectionnel à l'Est justifia en partie l'écrasement de la seconde tentative de la révolution congolaise par Léopoldville et ses alliés occidentaux.

Depuis la triste fin de cette expérience, le discours politique opportuniste n'a cessé de brouiller les cartes au Congo.

Le colonel Mobutu, devenu entre-temps général s'est, le premier, proclamé Nationaliste. Mobutu, l'assassin de Lumumba, flanqué de son ministre de l'intérieur, Nestor Nendaka, le chef de la sécurité qui avait organisé matériellement le transfert de Lumumba à son lieu d'exécution à Élizabethville. Mobutu proclama Lumumba héro national et le peuple congolais se mit à chanter : ‘'Sur les pas de Lumumba nous marchons, Mobutu en avant, nous marchons. Le discours des propagandistes présentait ainsi comme nationaliste, le pont vivant de l'impérialisme occidental au Congo.

L'Afrique prit le relais au point que Fraternité-Matin, le quotidien d'Abidjan, présenta Mobutu comme l'homme providentiel émergé pour remettre le Congo sur la voie que Lumumba voulait le lancer !... L'histoire a noté qu'à ce même moment, Mobutu livrait une vigoureuse chasse aux Lumumbistes.

Plus tard en 1997, à la chute de Mobutu, le Congo, qui était le pays le plus industrialisé de l'Afrique sud-saharienne en 1960, devenait l'avant-dernier pays du continent par le revenu individuel annuel du citoyen. Cet épisode riche en enseignements illustre, entre autres, le fait que le diable est capable d'emprunter le nom de Jésus, non parce qu'il s'est converti, mais parce qu'il veut s'emparer d'un temple et détourner les croyants. C'est une leçon qui devrait être tirée du fait que Mobutu, le ‘'Lumumbiste'' par décret du 24 novembre 1965, s'est auréolé de la légitimité lumumbiste pour traquer et assassiner les Nationalistes et enfin faire imploser le Congo.

À l'exception de quelques tentatives de révolution du palais parmi les alliés de l'impérialisme (les mercenaires de Tshombe à partir de l'Angola ou du Kivu-Maniema, le coup imputé à Nendaka et Bomboko, les rivalités entre Tshisekedi et Mobutu, etc.), toute la suite de l'histoire du Congo n'a été qu'une série d'épisodes de la lutte entre les forces nationalistes, certes affaiblies, et les forces pro-impérialistes.

L'affaiblissement du camp nationaliste, conséquemment à l'effondrement du bloc communiste, a été fatal pour le destin du peuple congolais. Acculé par le soutien continu de la France à Mobutu, en effet, les Nationalistes congolais ont été pris dans le piège des convoitises régionales à travers les Accords de Lemera dont nous connaissons les répercussions sur la vie nationale.

Sous-tendue par une alliance stratégique apparue dans la région au début des années 1990, le document de Lemera constitue la face visible des prétentions anglo-américaines en Afrique ex-Belge où venaient de s'implanter les intérêts néo-colonialistes français.

L'éclatement de la guerre de l'Est en 1997 et en 1998 apparaît ainsi comme une confrontation tri-scalaire impliquant des intérêts antagonistes de deux puissances globales, les Etats-Unis et la France, chacune sous-tendant des alliés régionaux (le Zaïre de Mobutu, pour la France ; le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda, pour les Etats-Unis), dans un objectif ultime qui est le contrôle du territoire congolais par le biais des élites internes divisées et par des groupes allophones suscités. Autrement dit, l'absence d'une gouvernance efficiente, d'un sentiment et d'un leadership nationaliste forts et clairvoyants à l'intérieur a mis en nue le vacuum né de l'affaiblissement de la Belgique, un pays qui jadis offrait sa couverture diplomatique et militaire dans le but de protéger ses propres intérêts.

Naturellement, pour les intérêts occidentaux, les clients au Congo, ne peuvent être que les têtes de pont des réseaux de pillage qu'ils ont tissés sous la psychose du péril communiste, autrement dits, les hauts dirigeants qui constituaient les éminences grises de Mobutu. Rien de surprenant si, les têtes de pont des réseaux congolais d'intelligence sous Mobutu se retrouvent comme centres d'intérêt des élites issues du camp pro-impérialiste. L'émergence de cette force remettrait en scelle des contrats autrefois perdus par des complexes militaro-industriels qui tiraient l'essentiel de leur substance des richesses du Congo. Comme hier, avec Mobutu, c'est sur des concepts chers à Lumumba que les forces pro-impérialistes survivant à Mobutu fondent leur rhétorique : nationalisme, intérêt national, intégrité du territoire congolais, unité nationale, bien-être de la population, soit autant de concepts qu'ils ont vidés de leur signification pendant trente-deux ans de leur règne sans partage.

Grâce à la richesse dont elle a privé la jouissance au peuple congolais, le vrai propriétaire clochardisé, cette force s'emploie à acheter des consciences même parmi les esprits les plus vifs au sein du peuple.

De leur côté, les élites qui ont émergés de l'ex-camp des Nationalistes sont fortement affaiblies, d'abord à la suite des conséquences d'un crime fondateur qui a accompagné le retour des Nationalistesau pouvoir, les Accords de Lemera. En quelques années, le peuple congolais a enregistré une catastrophe humaine relativement à la liaison entre les Nationalistes et les puissances régionales du Rift Valley africain, au point que l'opinion a aujourd'hui tendance à minimiser l'impact de fréquentes purges et massacres opérés par le réseau d'intelligence de Mobutu ; ensuite, la gestion du pouvoir d'État, dans un contexte instable et délicat découlant des Accords de Sun City et caractérisé par la prépondérance des institutions de Breton Wood, a conduit à l'abandon des tous les ingrédients des politiques d'un gouvernement nationaliste, au point que le peuple se demande avec raison, qu'est-ce que ces forces-là ont encore à voir avec le nationalisme congolais. Enfin, les forces pro-impérialistes rejettent sur les élites nationalistes qui sont entrées au gouvernement toute la responsabilité des aléas dus à un gouvernement de coalition consécutif aux Accords de Sun City. Cédant à la stratégie de la manipulation, comme Mobutu qui avait tactiquement réhabilité la mémoire de Lumumba, les Nationalistes réhabilitent tout aussi tactiquement réhabilitent celle de Kasavubu et de Mobutu.

Par ailleurs, gardant un silence incompréhensible, alors qu'une vive polémique se développe sur une question aussi fondamentale que la nationalité congolaise du chef de l'État, le locataire du palais de marbre ne rassure pas. La presse rapporte régulièrement des pratiques autrefois décriées, comme des dons présidentiels, des contrats léonins signés par des personnalités proches du pouvoir, des cas de détournement, etc., dont on enregistre pas de prises de position proprement nationaliste.

Les deux camps sont malheureusement engagés dans une campagne négative. Les Nationalistes qui insistent sur la gabegie financières des mobutistes évitent d'aborder la question des Accords de Lemera et de la nationalité congolaise du président de la République. Ces questions seront certainement sur la table au plus fort de la crise. Le camp nationaliste doit se préparer à un débat positif : donner des évidences attendues sur ces questions qu'ils ont jusqu'ici éludées dans un débat public, aux heures de grande écoute.

Les forces issues du camp pro-impérialiste doit se préparer à répondre devant le peuple sur la gestion catastrophique dont ils étaient des artisans puissants, en tant qu'éminences grises de Mobutu. Même l'aile Tshisekedi de ce camp, devrait se préparer à expliquer son implication dans la mort de Lumumba. Leur campagne négative axée sur la nationalité de Joseph Kabila ne suffira pas pour ouvrir les portes du pouvoir.

Concluons cette section en constatant que, comme lors de l'ascension de Mobutu (Cfr : Jules Chomé), ce sont les mêmes forces pro-impérialistes, qui ont démoli le Congo et facilité son contrôle par des puissances régionales et globales qui récupèrent le discours nationaliste de Lumumba aujourd'hui. Le retour de ces forces mobutistes au pouvoir pourrait ramener la gestion catastrophique apprise aux côtés de leur maître idéologique. Leur usage du discours nationaliste ne pourrait être qu'un subterfuge adopté pour atteindre un objectif politique à court terme. Une simple tactique.

Les Nationalistes affaiblies par la chute de Mur de Berlin, ont été acculés à se servir d'un crime historique, les Accords de Lemera, pour revenir au pouvoir, mais dans un contexte d'asservissement aux puissances régionales et à des puissances globales. Leur recours aux méthodes propres à la corruption mobutiste donne lieu à la banalisation du concept même de nationalisme congolais, car la filiation historique à une force politique ne constitue pas l'unique critère de définition du caractère nationaliste d'une formation politique. Le niveau de prise en compte des enjeux majeurs du moment peut avoir son droit de citer.

Le peuple congolais se trouve aujourd'hui devant un dilemme, le retour au pouvoir des alliés de Mobutu et subsidiairement le retour de la corruption, ou le maintien des forces ascendantes des révolutionnaires congolais d'hier, ce qui impose à ces derniers le devoir de clarifier leur responsabilité vis-à-vis des graves atteintes qui ont été portées à la sécurité du pays, en raison des Accords de Lemera et leurs retombées. Pour accéder ou se maintenir au pouvoir, aucun camp ne devrait se contenter de mener simplement une campagne négative contre l'autre, comme c'est le cas actuellement.

2. Du conflit entre internalistes et externalistes
Les intellectuels externalistes congolais voient en la crise congolo-africaine essentiellement l'effet de l'exploitation occidentale; ils se placent ainsi dans le prolongement de Samir Amin, Franck Gounder et autres de l'école du développement autocentré. Les internalistes, coincés à leur tour dans une perspective de lutte politique interne, y voient la preuve d'une gabegie qui caractérisent les cadres congolais post-indépendance, les actuels y compris. Cette frange de notre élite adhère ainsi à l'approche dite d'ajustement structurelle imposée aux États africains par les institutions de Breton Wood qui, pourtant, n'ont pour mission que d'assurer le triomphe du capitalisme mondial.

Cette opposition paradigmatique n'est pas l'apanage de la classe intellectuelle congolaise. On l'observe partout dans les cercles des intellectuels du Sud et ipso facto d'Afrique. Cette absence de dépassement du cadre paradigmatique est dangereuse. On ne devrait pas nous astreindre à répondre par oui ou non comme dans un test scolaire. Bien que se trouvant ‘ 'Entre les eaux'' à la manière du Père Pierre Landu, ce personnage de roman du Congolais Victor yves Mudimbe, nous sommes lucides assez pour voir au-delà des vagues : le mal est beaucoup plus complexe pour ne pas appeler un diagnostique prudent, un libellé nuancé pouvant dénoncer sans complaisance nos faiblesses intrinsèques entre autres.

Nous savons que lorsque deux paradigmes s'affrontent, les concepts admis par l'un sont communément répudiés par l'autre et vice-versa, ce qui conduit souvent à rechercher la falsification de l'un par la force des arguments de l'autre, la vérité intellectuellement admise devenant ainsi prisonnière des limitations artificielles, voire idéologique, des paradigmes alors que la vérité du vécu est peut-être au milieu.

Revenant au cas congolais, il va peut-être falloir que chaque camp puisse nuancer ses arguments sur les causes du déclin africain : le mal c'est l'autre (l'Occident), mais l'opérateur, entendez le complice c'est nous, l'Afrique. Nous venons de voir que ce nous a été, d'abord les Pro-impérialistes, ensuite, les Nationalistes affaiblis dans la durée et désabusés par la chute du Mur de Berlin. Nous sommes enclins à la corruption et au pillage, peut importe si on nous dira que celles-ci sont d'origine européenne. L'Afrique meurt (père Ka Mana), aussi de ses propres faiblesses (René Dumont), de sa mentalité parfois rétrograde (Axelle Kabou). Le Congo s'est effondré parce qu'on l'a siphonné avec une complicité active et parfois enthousiasmée de ses filles et de ses fils (Vunduawe-te-Pemako) qui se comptent autant parmi les élites issues des forces nationalistes que parmi les éléments notoirement pro-impérialistes.

En taisant systématiquement la faute de ses clients internes dans sa dénonciation de l'Occident sur le pillage du pays, l'intellectuel congolais supposément critique (réputé pourtant radical) ménage ici le siège du complice local pour ne stigmatiser que le siphon d'outre mer. Il jette donc des fleurs à l'indigène complice et membre de son alliance politique ou idéologique. Il y a là une attitude qui devrait être dénoncée vigoureusement.

Avec le lever du jour, les yeux s'ouvrent progressivement. Demain, la dénonciation du complice interne, quelle que soit notre adhésion individuelle à son analyse idéologique, sera peut-être un indicateur de la présence d'un idéal progressiste et aussi un objectif national. Halte au pillage des lambeaux des ressources nationales congolaises. Halte au mal externe et haro au virus interne. La dénonciation sans complaisance de deux maux constitue la condition de notre renaissance nationale. Le mauvais partage constitue un signe de mauvaise gouvernance et l'essence même de la corruption.

Nous conclurons notre réflexion sur un constat : l'existence d'une anagramme qui fait croiser Nationalistes et Pro-impérialistes congolais dans le temps. L'expérience congolaise tendrait à questionner la filiation historique en tant que paramètre d'identification d'une force nationaliste ou pro-impérialiste. Le développement de la géostratégie post-Mur de Berlin ayant remis en question nombre des dispositifs traditionnels et des politiques caractéristiques d'un gouvernement dit nationaliste, l'identification d'une force politique correspondante est abandonnée à des spéculations opportunes.

Dans le cas du Congo de 2006, les descendants des Nationalistes lumumbistes sont accusés de devenir une force pro-impérialistes par les descendants des forces pro-impérialistes de années 1960. Mais, ces dernières ne démontrent pas en quoi elles sont devenues différentes. Les uns comme les autres ont adopté une campagne négative comme tactique en vue d'atteindre leur objectif à court terme : prendre le pouvoir avant que le peuple ne se rende compte de leur supercherie. Néanmoins, cette manipulation des esprits ne peut durer. Les Congolais ont besoin d'une campagne positive.

Les Nationalistes-Kabilistes devront s'expliquer sur leurs responsabilités relativement aux graves atteintes portées contre la sécurité de l'État depuis 1996, année des Accords de Lemera. Le président Kabila devra monter au créneau et présenter des évidences au peuple sur sa nationalité congolaise comme seul moyen de rassurer une opinion qui commence à s'inquiéter sérieusement de ce qu'on lui en dit.

Les forces issues des écoles du mobutisme devront s'expliquer sérieusement sur leurs responsabilités relatives à l'implosion du Congo économique et social, en plus de démontrer en quoi sont-elles devenues différentes de ce qu'elles étaient aux côtés de Mobutu. Enfin, les uns et les autres devront décliner leur vision du Congo de demain à travers un programme d'action. Autrement dit, le peuple attend une campagne positive et non une campagne négative du moment.

Lambert Opula.
Montreal, Quebec, Canada.
opulalambert@yahoo.fr

© Congo Vision

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Published by CONGO VISION - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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