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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 18:49
Quand Sassou et les siens jouent au ‘’ Nzango ’’ dans la Nouvelle Espérance !


Dur, dur les pas du ‘ nzango ’ (un jeu de mains et de pieds pratiqué par les filles), les inconditionnels applaudiront, les patriotes se morfondront, les démagogues se fourvoieront devant l’indolence caractérielle de la Nouvelle Espérance. Malédiction ou mauvais sort, Inconscience ou Insouciance, Gabegie ou Népotisme ? A chacun d’apprécier, de s’en faire une idée et d’en conclure à son bon gré.

Impossible n’est plus Congolais, ainsi l’irrationnel, l’impensable, les aberrations et la perversion sont devenus hymne national entonné et repris ici et là en chœurs par le pouvoir et ses affidés. C’est à comprendre que le pouvoir rend ivre et cette ivresse ôte toute fibre patriotique dans les moindres recoins.

Le Congo, terroir par excellence de l’invraisemblable, ne finit d‘émouvoir chaque jour davantage. ‘’Le chien aboie, la caravane passe’’ rétorqueront d’aucuns, une façon de légitimer gabegie, enrichissement et impunité dont ils sont les narrateurs.


De la visite de leur Président au CHU, les Congolais n’auront retenu que louanges et simagrées. Le folklore perturbateur de la quiétude des malades, organisé par le grand manitou des lieux, le désastre et la désolation apocalyptiques constatés par son visiteur du jour, les seaux faisant office de toilettes, les détournements de fonds, de médicaments et de matériels, ne sont pas hélas assez flagrants ni gravissimes pour susciter sanction et répudiation.

Ainsi, les agents indélicats et le directeur de cet
hospice, dont la place serait plus dans une caserne de correction si ce n'est en cellule à Sans Famille, la prison de Brazzaville, sont toujours en place et peuvent gaillardement attendre la retraite et toucher leurs fonds de pension bégayante, sans la moindre menace de la révocation.

Des fonds et toujours des fonds, ainsi le Trésor public Congolais serait une véritable poule aux œufs d’or, un coffre à ciel ouvert aux coulisses bien généreuses, de l’aveu même du président de la République lors du point de presse au CHU. De la bouche de ce dernier, l’air impuissant et désabusé, les étrangers qui écument les couloirs de cette institution sortiraient l’argent en complicité avec des hauts responsables de ce haut lieu. Un coin de far West au sein de la république bananière dont les hauts fonctionnaires et les ministres de tutelle, jouissant d’une immunité de complaisance, peuvent ainsi continuer leur forfaiture. Impunité, je clame ton nom.

Hallucinant, ces propos patents de la part d’un chef d’Etat qui, dans tous les pays du monde, ne se serait point contenté d’un simple constat, mais bien au contraire, aurait sanctionné et envoyé ces malfrats en prison.

Des milliards, des chiffres à vous donner le tournis, voilà le mot magique magnifié de ses maîtres. Des sommes colossales englouties dans des projets et chantiers jamais entamés et quand ils le sont, c’est à la nature d’en décider l’achèvement. Opérateurs véreux, je vénère ton nom. Tel est le leitmotiv de la délégation des grands travaux, cette institution familiale confiée au neveu Jean Jacques Bouya, une forteresse des grands enrichissements, une institution sacrilège symbole de transactions obscures qui fait le bonheur de ces rapaces indélicats, au grand dam des Congolais.



Les opérateurs, toujours les mêmes, un conflit d’intérêt qui cache une réalité bien dramatique. Pathétique ! Sous ce label, un groupuscule d’hommes politiques, de députés, de hauts gradés de ce qui nous tient encore lieu d’armée et encore des membres proches du pouvoir. Ainsi, apprend-on que nombre des ministres et non des moindres, le président de notre « auguste » Sénat, sont estampillés chefs d’entreprises, ce qui, est contraire à la constitution et à la morale politique.

Des vertus de chefs d’entreprises qu’ils se seraient découverts au contact du pouvoir ! D’après les médecins spécialistes, ces gènes d’hommes d’affaires véreux, mélangeant politique, statut, sexe et business, seraient enfouis dans les tréfonds de cette caste, lesquels gènes sortent de leur torpeur au flair de la Nouvelle Espérance pour mordre les marchés tous azimuts de l’Etat.

Un Etat aux lois quotidiennement violées par ses « gouvernants » dont l’appât du gain toujours grandissant sclérose toute une société. A eux tous seuls, salaire, indemnités, frais de mission, avantages en nature, pots de vin, commerces, bus, taxis, contrats illicites et exclusifs et j’en passe.

La municipalisation, voilà leur dernier credo, la dernière trouvaille cauchemardesque des Congolais. A Impfondo, le président du Sénat, un marxiste léniniste pur et dur aujourd'hui converti aux affaires, aurait empoché 500 Millions de francs CFA sans avoir posé un seul agglo. P. Obambi, cet opérateur bien connu du pouvoir et des Congolais, aurait déjà encaissé depuis 2002, 873 Millions sur 1 milliard et 300 millions de francs pour la construction d’un modeste dispensaire, grandioses ces chiffres pour un dispensaire, là aussi sans la moindre trace d’une moitié de brique.

Obambi, toujours lui, en fait voir de toutes les couleurs ! C’est à lui que fut initialement confiée la construction de l’aéroport stratégique d’Ollombo avant d’être supplanté par des compagnies étrangères. Là encore, des millions de francs CFA encaissés pour un balbutiement de travaux. Infatigable, ce Monsieur Obambi !

Dans le même registre, la réparation fantôme du piteux tapis roulant servant au retrait des bagages à l’aéroport de Maya Maya, lui a permis d’engranger des millions de francs CFA sans la moindre trace d’une réparation.

Nul doute que cet homme a le don d’invisibilité pour échapper à l’incarcération et continuer à jouir de la liberté. On pourrait ainsi ad vitam aeternam multiplier les exemples des opérateurs véreux qui s’évaporent dans la nature avec leur butin en toute impunité, siégeant à l’assemblée quand ce n’est aux « conseils des ministres », arpentant gaiement les coulisses du pouvoir.

Voici la caravane de la municipalisation à Dolisie, accompagnée d’un peloton tels des coureurs cyclistes en danseuse, essentiellement composé des fameux opérateurs familio-politico-économiques, ayant raflé tous les marchés de l’Etat. Un gâteau de 80 milliards, nous dit-on. Des sommes astronomiques gonflées, pour des résultats bien maigres, voire inexistants.

Petit métier " à Brazza
Mélange des genres, délit d’initié, conflit d’intérêts, abus de biens sociaux, abus de position dominante ; bref une ribambelle de délits qui, dans n'importe quel pays respectueux de sa propre loi enverrait leurs auteurs coucher en prison. Mais pas au Congo.

Des scandales, encore des scandales et toujours des scandales révulsifs ! C’est de notoriété publique, presque un rituel avec l’air du temps, Brazzaville et Pointe Noire, des villes poubelles, vivent à l’heure des conférences, sommets et concerts d’artistes quand ce ne sont des courses à voiles.

La CMAE (Conférence Ministérielle Africaine sur l’environnement) qui s’est tenue à Brazzaville du 22 au 26 mai dernier aurait coûté, de sources sûres, la bagatelle somme de 4 Milliards de francs sous la houlette du sir Henri Djombo, ministre de son économie forestière.

Quel beau gâchis tout de même, alors que les élèves des rares écoles publiques s’asseyent à même le sol faute de table bancs. Les rues boueuses tant de Brazzaville que des autres villes, jonchées d’ordures ménagères, de matières fécales et infestées de microbes, peuvent ainsi continuer à répandre le paludisme, premier fléau mortel de notre continent.

Il y a de quoi péter les plombs devant pareilles absurdités et implorer dieu le père pour comprendre ces agissements irrévérencieux.

Du gâchis, du beau gâchis que les artistes, flairant le filon, ne daignent d’exploiter à outrance. Qui des Congolais n’a pas écouté une seule chanson de ces griots, débitant à coup de cachets faramineux, des noms de cette nomenklatura, tels des ayatollahs en transe encenseraient le prophète Mohamed et ses compagnons ?

Ainsi apprend-on, que Werrason, Rochereau et bien d’autres ont investi le modeste stade Eboué en juin dernier, la veille du départ du chef de l’Union Africaine aux Etats Unis, chantant divinations à la gloire du chef, leur père bienfaiteur, pour un cachet de 100 Millions de francs.

100 Millions seulement, voilà ce que le « premier ministre » et d’autres « officiels », bien gardés par des militaires armés jusqu’aux dents, étaient venus célébrer à cette « Espérance Party ». Pendant ce temps, les édifices de la primature et de nombreux ministères, agonisent dans l’insalubrité absolue.

Du Pouvoir et encore du pouvoir ! Futures élections d’apparat obligent, les coulisses en ébullition de la Nouvelle Espérance, nous concoctent déjà pour rester aux règnes, leur futur nouveau né actuellement en gestation : le MRC .

Le MRC, acronyme du Mouvement pour la Reconstruction du Congo, naîtrait des dissensions du PCT, pour porter les couleurs de l’actuel président de l’Union Africaine à la reconquête de son épicerie familiale.

Reconstruction du Congo, mais je rêve ! Il faut en effet être né de la dernière pluie et faire preuve d’une naïveté atavique, pour croire en cette escroquerie diabolique. Faut-il rappeler ici même, que notre salut viendra des réponses que nous aurons à apporter aux nombreux points évoqués par Musi Kanda, dans son tout dernier article sur ce même site.

MRC, ou comment éberluer les âmes endormies après l’échec patent de la Nouvelle Espérance !

La plume libre !



© Copyright Mwinda

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