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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 17:05

Dr. RIGOBERT VONDO, DONNE LA VISION DU PNCN RENOVE

La lutte de leadership a gagné presque tous les états major des principales formations politiques en RCA. C'est le cas du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) crée par Cyriaque Gonda qui a une implosion au lendemain des consultations populaires de mars et mai 2005. Il a raflé à l'issue de ces scrutins, 8 sièges à l'assemblée nationale et fait partie du groupe de la majorité parlementaire. Pour des divergences d'opinion avec certains cadres de son parti, le président fondateur s'est séparé de quelques membres du bureau exécutif. Les dissidents se sont réunis au sein de PNCN Rénové que dirige le Dr Rigobert Vondo qui accepte de se prêter à nos questions.



 

Rigobert Vondo
LC : Pouvez-vous revenir un peu sur les raisons de votre départ du PNCN ?
Rigobert Vondo : Je n'ai pas envie d'y revenir. Si vous voulez, nous sommes sortis du PNCN parce que nous avons estimé que l'idéal que nous nous sommes tous fixés au début n'a pas été suivi. Nous avons pensé qu'il fallait prendre nos responsabilités et nous en avons prises. Le PNCN Rénové a, aujourd'hui, 7 mois d'existence.

LC : Pour être plus précis, dans quelles circonstances, cette dissidence est parvenue au sein du PNCN ?
R.Vondo : Ce que je puis dire c'est qu'aujourd'hui, nous avons des sujets beaucoup plus sensibles et je ne voudrai plus distraire parce que, finalement c'est un sujet qui, à mon avis a été suffisamment traité sous différentes plumes que sur les ondes de la radio. Il faudrait prioriser les choses du moment où le dialogue est rompu au sein d'une entité n'importe laquelle, chacun a le droit de prendre ses responsabilités et nous l'avions prise. Maintenant, je voudrai sincèrement vous dire qu'il y a le plus brûlant pour le pays en ce moment.

LC : Dites-nous, M. le Président, avez-vous été démis du PNCN ou avez-vous démissionné ?
R. Vondo : Non. Comme je vous l'ai dit, je ne voudrais plus y revenir mais voyons plutôt l'avenir. Depuis notre départ, nous avons posé des actes positifs que nous avons le devoir de préserver. Nous évoluons doucement et sûrement sur le terrain politique.

LC : Quelle vision politique défend le PNCN Rénové par rapport au PNCN Originel ?
R.Vondo : Une fois de plus, nous n'avons qu'une seule vision celle qui est de soutenir contre vents et marrées le président de la République François Bozizé. Je dis bien, par tous les moyens. Et nous avons œuvré dans ce sens. Nous avons une vision qui adhère à la philosophie de Kwa Na Kwa prônée par le chef de l'Etat.

LC : Vous soutenez le chef de l'Etat et on vous accuse d'avoir divisé le PNCN qui est un parti membre du GPPMP. Comment le président Bozizé a-t-il accueilli les actions que vous menez pour fragiliser le PNCN, membre de ce regroupement qui le soutient également ?

R.Vondo : Je ne voudrai pas répondre à la place du chef de l'Etat. Aujourd'hui, je parle à mon nom et à celui de mon parti. Pour le reste, je vous assure que je ne peux deviner ce que pense le chef de l'Etat.

L C : Au départ, la majorité présidentielle vous soupçonnait d'avoir semé la confusion dans l'esprit que vous aviez tenté de le convaincre à créer son propre parti politique. Garderez-vous encore ces ambitions ?
R. Vondo : Je vous assure que chacun est libre comme il veut. Vous me posez la question de savoir ce que le chef d'Etat pense de nous. Je vous ai répondu que je ne peux pas me mettre à sa place. Et, je ne peux pas non plus empêcher aux autres que nous connaissons, que je ne voudrais prononcer le nom, de dire ce qu'ils pensent. Maintenant, c'est le pragmatisme, c'est-à-dire un travail laborieux effectué sur le terrain qui compte. Le président Fondateur B.Boganda a dit : » parlons peu, travaillons beaucoup ».
LC : Quelles sont vos relations aujourd'hui avec le chef de l'Etat puisque vous ne faites pas partie du GPPMP ?
R. Vondo : Il est le chef de l'Etat, père de la Nation. En tant que tel, il est notre père également.

LC : Il y a eu une série de marches pacifiques de soutien au chef de l'Etat et à travers, les organisateurs de ces différentes marches ont demandé à Bozizé de s'ouvrir au dialogue en vue de régler les différends entre centrafricains. Mais apparemment, il n'est pas partie prenante. Qu'en dites-vous ?
R.Vondo : Je souscris totalement aux hésitations du chef de l'Etat parce que les dialogues organisés ici ont tous accouché d'une souris. Est-ce la solution à nos problèmes doit nécessairement passer par les dialogues ?
LC : L'insécurité est grandissante dans le pays à cause des actions subversives des groupes rebelles. Il faudrait leur tendre la main pour qu'il ait la paix dans le pays. C'est justement le sens à donner à ces marches pacifiques de soutien qui réclament le dialogue.
R.Vondo : C'est vous qui dites que l'insécurité est grandissante. Les informations en notre possession prouvent bien que les gens sont en train de perdre du terrain. Ils sont obligés de demander ce dialogue. Vous savez, il faut éteindre le feu par le feu, dit un adage. Donc, l'insécurité n'est pas grandissante comme vous l'insinuez mais la sécurité est en train plutôt d'être rétablit.
LC : Certaines formations politiques, pas des moindres traversent des moments difficiles à savoir le MLPC, le RDC, le FPP et le PNCN dont vous etes le principal dissident. Comment appréciez-vous ces mouvements qui fragilisent la cohésion au sein de ces partis politiques ?
R. Vondo : Je ne suis pas quelqu'un qui fait de l'amalgame. Il y a certainement des spécificités à chaque parti qui ont entraîné ces dissidences. Il n'y a pas de similitude avec le courant de division que traversent les partis politiques.

LC : En définitive, qu'est-ce qui fait courir Rigobert Vondo ?
R.Vondo : En réalité, rien. Je crois à la politique que mène le chef de l'État. Ma conviction se base sur deux éléments essentiels. D'abord, M. Vondo a vu le 15 mars 2003, quelqu'un qui est venu empêcher les ennemis du peuple de continuer à violer nos femmes et filles. Ensuite, ce qui fait courir Vondo c'est qu'il y a en République Centrafricaine une tribu qui vit dans la forêt et qui a été complètement décimée ou encore marginalisée que le chef de l'Etat l'a fait revenir pour pouvoir l'intégrer dans la société. Il l'a fait comme Moise qui a fait revenir le peuple d'Israël à Canaan. Il ne faudrait pas oublier que celui qui dirige le pays est un serviteur de Dieu. La Bible dit que le jour où le pays est dirigé par un serviteur de Dieu alors ce pays sera béni. Le pays commence à être béni ne fut-ce que sur le plan des salaires qui sont versés régulièrement aux fonctionnaires et agents de l'Etat.
Dans le contexte actuel, le PNCN Rénové est en train de préparer un séminaire de formation de ses militants sur le patriotisme, le nationalisme, la bonne gouvernance, la démocratie et l'unité nationale.
Une vingtaine de spécialistes en la matière va animer cette session de formation dont la tenue est imminente.


Jeudi 06 Juillet 2006
Propos recueillis par Marcel Dexter Gazikolguet

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Published by LE CONFIDENT - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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