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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 17:30
Droit de réponse de Me Goungaye au journal congolais Soft International

 

Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

Avocat

Immeuble New Montana

Avenue Barthélemy BOGANDA

B.P. 1883 BANGUI République Centrafricaine

Tél.( 00 236) 61 14 58

Fax (00 236) 61 62 62 Mob.(00 236) 04 41 04

e-mail goungaye@yahoo.fr

 

 

Monsieur le Directeur de la Rédaction

LE SOFT  INTERNATIONAL

 

 

 

BANGUI le 5 Juillet 2006

 

 

AfF.GBEZERA-BRIA/ LE SOFT online

         INTERNATIONAL

        

Nos Réf. NG. G. W.

 

 

Objet : Droit de Réponse.

 

 

Monsieur le Rédacteur en Chef,

 

Au nom et pour le compte de Monsieur Michel GBEZERA–BRIA, ancien Ministre d’Etat Chargé des Affaires Présidentielles et ancien Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, ayant exercé de hautes responsabilités de l’Etat au niveau national et dans le système des Nations Unies et dont je suis le Conseil  et de toute sa famille, je voudrais, pour rétablir la vérité, que vous publiez la présente sur le site de votre journal au titre de droit de réponse conformément aux dispositions de la loi Congolaise sur la Communication et la liberté de la presse.

 

En effet, un article sous forme d’interview est paru sur votre site le 4 Juillet 2006  avec comme titre :

 

«  Crimes en Centrafrique : Papy Kibonge revient de la CPI où il a témoigné ».

 

Evoquant les crimes de guerre, les crimes de génocide et les crimes contre l’humanité commis en Centrafrique et imputables aux troupes du mouvement MLC de Jean Pierre BEMBA dont la Cour Pénale Internationale est actuellement saisie, Monsieur PAPY KIBONGE qui affirme avoir été invité par une organisation non gouvernementale congolaise au nom de « CCI » pour témoigner devant la Cour Pénale internationale a déclaré :

 

« Ils ont pillé la Banque Centrale, les militaires se livrent au viol et tuent. Des jeeps pillées à BANGUI conduits à Kinshasa, repérables par les impacts de balles qui ont fauché les propriétaires. A part ça, il y a la femme du Chef de Cabinet de Patassé , Mme BEZERA Bria, qui est violée et en est morte. Elle était Belge d’origine. Je suis parmi les Officiers en  fonction dans l’ALC à l’époque des faits. Je suis quelqu’un qui a des choses à dire dans ce dossier… »

 

Il est exact que les troupes du mouvement MLC se sont livrées à des actes de barbarie les plus ignobles sur la population civile centrafricaine.

 

Les centaines de victimes centrafricaines attendent que le moment venu, Monsieur PAPY KIBONGE qui est un ancien  du  MLC, ancien Officier de son armée de libération  « ALC » et qui doit assurément savoir beaucoup de choses puisqu’il déclare avoir des choses à dire, témoigne sur les faits.

 

Cependant, s’agissant précisément et exclusivement du cas de Madame  GBEZERA- BRIA, les allégations de Monsieur PAPY KIBONGE sur le viol suivi de mort dont elle aurait été victime, relèvent d’une pure contre vérité qui a profondément blessé Monsieur Michel GBEZERA- BRIA et toute sa famille et a sali la mémoire de la défunte.

 

D’abord, Monsieur PAPY KIBONGE devait s’assurer de la rectitude du nom GBEZERA- BRIA au lieu de faire  transcrire « BEZERA BRIA ».

 

Ensuite, et puisqu’il cite nommément une personne, la probité et le sens de responsabilité et de l’honneur non seulement pour soi mais à l’égard d’autrui devaient l’inciter à mesurer la portée de ses déclarations et le préjudice qu’elles engendreraient.

 

Enfin, manifestement, Monsieur PAPY KIBONGE ne s’est entouré d’aucune garantie et n’a procédé à aucune vérification de la réalité des faits qu’il invoque.

 

 Madame  GBEZERA BRIA  non seulement n’a jamais été violée mais n’est pas morte des suites d’un viol.

 

Elle est simplement décédée de la suite d’une leucémie découverte en 2001. Elle était à sa troisième évacuation sanitaire à Paris lorsque son état s’est empiré.

 

Afin de réparer le grave préjudice moral inutilement infligé à une famille dans son deuil, de laver l’opprobre jeté dans la mémoire de la défunte et au nom des enfants de Monsieur Michel GBEZERA- BRIA qui, dès le 4 Juillet 2006 l’ont alerté avec douleur des affirmations de PAPY KIBONGE, je vous prie de publier ce droit de réponse car à défaut, je me verrai contraint d’user des voies de droit pour diffamation.

 

Espérant que vous allez publier dans sa totalité ce droit de réponse dont vous avez la primeur comme vous avez été le premier à donner un écho aux propos de Monsieur PAPY KIBONGE, recevez, Monsieur le Rédacteur en Chef, mes salutations les meilleures.

 

 

 

Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

                                                Avocat.

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Published by Me GOUNGAYE - dans DROIT DE REPONSES
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