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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 17:47

DE LA DISGRÂCE AU DECLIN par Joseph Nestor Ouamba Patas

 

 

Un curieux destin que celui de la Centrafrique qui croise Bozizé, et qui par la force des événements épouse son singulier comportement à son détriment voire même à son malheur. Ceux qui n'ont pas compris Bozizé l'ont adopté. Ils ont collaboré avec lui. Ils étaient en compromission avec lui ; pour des raisons auxquelles eux-mêmes ne peuvent donner. De ses frasques, à ses volatilités aucun membre du gratin politique ne peut ou ne pouvait ignorer. Des politiques, des hommes d'affaires, des juristes, des magistrats, des avocats, des clergés et des officiers militaires connaissaient celui-là, c'est-à-dire Bozizé de par sa mentalité douteuse (argent,affairisme,pillage détournement), partant sa frivolité.

Tout ce gratin du paysage politique, économique et social de la Centrafrique a contribué à sa mise en place, sa consolidation au Pouvoir de l'Etat et même le renforcement de son régime. Et le peuple n'a connu que des leurres. Pourtant, il est d'usage dans une démocratie où des institutions de l'Etat de Droit sont établies, de renoncer au coup d'Etat. C'était leur droit de contester le coup d'Etat. Quelle maladresse! Ces élites ont choisi la facilité espérant une réussite, une ascension dans la vie sociale. Sans se convaincre un seul instant que ce choix était hypothétique et au fil du temps mirage et caverneux pour eux.

Quelle Centrafrique!!! Quelle élite!!! Quel politique!!! La solution de facilité séduit les crédules. Malheureusement ces crédules se trouvent être des élites. Des intellectuels. Ceux qui prétendent par-dessus tout comprendre la société centrafricaine. Et maintenant le ridicule les couvre. Si sous d'autres cieux,dit-on que le ridicule ne tue pas ; en Centrafrique il tue et il tuera sous le régime Bozizé. L'on n'a pas à faire la démonstration : les crimes de génocide hier. Les violations des Droits de l'Homme à l'heure actuelle qui se poursuivent combinées avec la disgrâce de plusieurs officiers militaires centrafricains. De là l'on estime que ces officiers de l'Armée ont compris Bozizé. Ils l'ont certes compris.

Mais très tardivement. Pourtant, diriez-vous qu'ils ne sont pas les seuls dans ce cas. C'est vrai. Mais étant officiers, il leur appartenait de s'opposer à Bozizé tout au début de son entreprise. Ils témoignaient tous, leur confiance à Bozizé sans prendre en compte ce que sont  l'honneur et la dignité d'un militaire. Maintenant que l'Armée implose de cette disgrâce opérée par Bozizé ; cela signifie que la Centrafrique est dans la confusion*. Elle est dans le désordre. C'est une pétaudière. Que le déclin de Bozizé est proche. C'est cela la leçon de la disgrâce des officiers. La Centrafrique précisément en ce moment est dans le processus de l'éviction de Bozizé. Celui-ci fonde sa raison d'être au Pouvoir de l'Etat par la force. Il prépare une guerre que la Centrafrique ne veut pas.

Des armes, certes il en possède, même des hélicoptères. Ceux-ci  seront la cause de son déclin, de sa chute. Il est obnubilé par le prisme du Pouvoir de l'Etat. Il met en brèche les volontés de dialogue. Il croit en la puissance des armes. Erreur. Bozizé en désavouant ceux qui constituaient le noyau  important de son régime, -les officiers militaires-, il le met en ruine. La disgrâce lui vaudra déclin. Puis, au-delà de ces réalités qui ne sont plus discutables, l'on est en droit de dire que l'avenir de la Centrafrique est sombre en raison de l'entêtement de Bozizé et son régime. Et  le syndrome "Fachoda" hante Bozizé quand il dit la Francophonie doit combattre le Soudan. La crise centrafricaine a ses causes dans la Centrafrique et Bozizé en constitue. Dire que la Francophonie doit se défendre contre le Soudan qui est anglophone et arabophone, c'est fausser les termes. A dire vrai le régime Bozizé est aux confins de son déclin.

La Centrafrique ne peut connaître la paix et la sécurité sous ce régime. Il est un abcès dont il faut se défaire. D'ailleurs, de tout ce que ce régime a promis, l'on trouve que mensonge, du ridicule qui tue, de la disgrâce qui humilie et qui s'exprime sous forme de camouflet. Ce qui constitue une honte pour la Centrafrique qui n'a pas encore sous ce régime connu la promotion de la démocratie, la liberté, la lutte contre la pauvreté, et le développement économique Une chose est vraie la disgrâce de plusieurs officiers centrafricains par Bozizé entame le déclin de celui-ci et de son régime. 

 

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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