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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 01:17

Marche de l’Udps et alliés

La Monuc : «L’usage de la force ne se justifiait pas»

Par  E.S.

La Monuc estime que la marche de l’Udps et alliés de mardi dernier à Kinshasa n’aurait pas dû être interdite ni réprimée. Selon la mission onusienne, l’usage de la force par la police ne se justifiait pas. Une enquête indépendante pourrait établir si les manifestants constituaient par leur nombre et leur comportement une menace sérieuse pour l’ordre public.

« Les textes constitutionnels et réglementaires du pays, particulièrement la circulaire du 29 juin 2006 du ministre de l’Intérieur autorisent les manifestations publiques sur simple déclaration auprès des autorités. » C’est ce qu’a rappelé le chef de Division de l’information publique et porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki au cours du point de presse de mercredi 12 juillet 2006.

« Il a précisé que le droit de manifester figure dans la constitution congolaise. Il estime que non seulement les manifestants doivent respecter la loi, mais encore la Police doit faire un usage modéré et proportionnel de la force.

« Faut-il rappeler que les organisateurs avaient respecté la procédure en la matière en informant plusieurs jours à l’avance l’autorité urbaine. Et dans le cas d’espèce, la répression était mal venue car les dérapages n’étaient pas à craindre, les manifestants ayant été mains nues.

INCIDENTS ET IRREGULARITE

« Le porte-parole de la Monuc s’est gardé de commenter sur l’efficacité et le rendement de la police formée et équipée par la mission onusienne. Son adjoint , Jean-Tobie Okala, s’est appesanti sur la campagne électorale démarrée officiellement le 29 juillet dernier. Il a estimé que celle-ci est émaillée d’incidents et irrégularités à travers le pays.

« Il a cité, au passage, quelques cas : des enfants arrêtés au marché public Mariano à Kinshasa ; des candidats empêchés de faire campagne à Kabare ( Sud-Kivu). A Kananga (Kasaï occidental), l’intolérance est montée en flèche, avec des altercations entre militants, des affiches arrachées et déchirées, quand elles ne sont pas brûlées.

« Par ailleurs, la Monuc se dit préoccupée par le traitement quelque peu discriminatoire réservé à certains candidats à la présidentielles qui sont obligés de payer des taxes aéroportuaires là où ils se rendent pour battre campagne, alors que d’autres candidats en sont exemptés.

« Réaffirmant le rôle d’accompagnement des autorités congolaises dans le processus électoral, le porte-parole de la Monuc a rappelé que la campagne devait se dérouler dans le calme, la sérénité et dans les conditions de transparence totale. Il a lancé un appel pour un traitement d’égalité à réserver à tous les candidats.

« Cependant, il a souligné les limites des interventions de la Monuc, laquelle n’a pas « pour vocation à se substituer au gouvernement congolais et assurer, comme certains candidats l’ont demandé, leur sécurité pendant la campagne. »

« Evoquant les tracasseries et autres tentatives de musellement de la presse par des intimidations,arrestations et assassinats, Kemal Saiki a indiqué qu’il revient à l’Etat congolais de permettre aux journalistes, nationaux comme étrangers, de faire leur travail en toute sécurité. « Nous constatons avec regrets, que des journalistes continuent à être agressés, intimidés et assassinés, sans que l’Etat ne soit capable d’empêcher de tels actes. Nous demandons à la Ham de condamner fermement toutes les atteintes à la liberté de presse en Rdc », a ajouté le porte-parole de la Monuc.

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Published by LA MONUC - dans ASSOCIATIONS ET ONG
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