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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 13:51
    

 

 OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA       BONNE      GOUVERNANCE

 

                       

        

                                                                             

 ACTE    I
 VERS UNE CRISE INSTITUTIONNELLE, POLITIQUE ET SOCIALE  EN CENTRAFRIQUE..

Quelle honte! ! ! Quelle l'ignominie tels sont les vocables usités par un observateur averti de la scène politique centrafricaine pour qualifier la gestion de la chose publique de son cher pays...

Pourquoi autant de mutineries, de coups de force,de rebellions !!! pour une finalité éhontée.. ...TOUS PAREILS!

<Un pays sans ambition est comme une boussole dérèglée>  de raymond bomongo 

LA MERITOCRATIE ET LA DECIDABILITE DOIVENT ETRE AU CENTRE DES PREVALENCES NOVATRICES DE NOS HOMMES POLITIQUES.


Hélas, force est de constater que depuis le départ de Bokassa, le peuple ne cesse de scruter le ciel bleu dans l'optique d'un vrai libérateur voire Moïse pour stopper sa souffrance pluri quotidienne.

Les assoiffés du pouvoir ont assassiné la mère patrie, celle qui faisait la fierté de tout centrafricain.

A chaque coin de rues de Bangui un loup aux dents longues monte le guet ou  s'excite dans l'expectative d'une hypothético- nommination.

La bonne gouvernance centrafricaine est une chose à réinventer.

« La démocratie n’est pas une donnée immédiate de la conscience politique. Elle ne sort pas toute casquée, toute faite, ni du cerveau d’un dieu ou d’un homme, ni des tréfonds d’une société. La démocratie se doit d’abord d’être une construction historique qui se développe dans la durée, avec ses dynamiques, ses blocages, ses étapes différenciées.

La démocratie représentative serait elle une dictature de plus pour la république centrafricaine ?

La démocratie est un système politique censé donner le pouvoir aux citoyens par consultation électorale. Cette définition minimaliste est pourtant très loin de correspondre à la réalité. Si la pluralité des systèmes démocratiques nous questionne directement sur la monosémie du mot, le paradoxe tient surtout à la nature du vote: exercice, ou abandon du pouvoir?

L'ambiguïté de la relation qu'entretient le vote avec le pouvoir nous conduit à énoncer un autre paradoxe, plus important: la démocratie ne serait-elle pas une dictature de plus?

 Si nous pouvons aisément convenir que la démocratie est le moins mauvais des systèmes politiques, n'en voyons-nous pas les limites?

Une modernisation ne s'impose-t-elle pas, qui prenne en compte les aspirations du peuple tout en limitant ses excès?


Certes, les démocraties offrent au citoyen un certain nombre de garanties, et leur pluralité ne cède rien à une communauté de valeurs fondamentales.
D'abord, le peuple est régulièrement consulté par voie électorale, selon différentes modalités.

 La régularité de cette consultation garantit la représentation des aspirations des citoyens à un moment clef de la vie politique quant à l'élection elle-même elle permet l'alternance, théoriquement la capacité du peuple à défaire ce qu'il a construit la veille.

]Ce qui n’est malheureusement pas le cas dans les pays africains et de loin encore en centrafrique ou le peuple est réduit à son simple dénominateur :
Le stoïcisme exacerbé face à un pouvoir de plus en plus radicalisé dans sa gouvernance.Cependant, la conduite des affaires publiques est assurée par des représentants de la majorité du corps électoral votant, dans le respect d'institutions dont l'objet premier est d'assurer la gouvernance, c'est-à-dire la bonne marche des affaires, même en l'absence de réelle majorité, la représentation de la moitié des citoyens plus un.

En outre, le fonctionnement des institutions et la séparation des pouvoirs trouvent stabilité et équité dans une constitution dont la réforme est rendue difficile dans son applicabilité.

Tout régime démocratique offre enfin au peuple un certain nombre de libertés publiques, et suppose garantir un traitement équitable aux minorités, cet aspect de pratique fait encore défaut dans notre mode de gouvernance

Ces différentes garanties ne doivent pourtant pas cacher l'illusion démocratique. En effet, nos systèmes démocratiques sont représentatifs, c'est- à-dire qu'au moment du vote, le citoyen abandonne son pouvoir à des représentants. Ceux-ci sont élus sur la base d'un choix négatif, non pas positif. Inconstitutionnalité de la vacance du pouvoir et obligation d'une recherche de majorité conduisent généralement l'électeur à porter son vote sur un autre candidat que le sien, lorsque ce dernier n'a pas été retenu dans le dernier carré. Il y aura donc toujours quelqu'un pour lequel voter. L'importance de l'abstention aux différentes élections, associée aux bulletins blancs ou nuls (qui ne sont pas pris en compte), trahit la désaffection de l'électorat non pas pour la politique, mais pour l'élection.
L'urne n'est en effet qu'une chambre d'enregistrement du plus grand dénominateur commun, rien de plus. D'ailleurs, 70% au moins des décisions qui affectent notre devenir sont prises à Bruxelles, sans aucun respect pour les particularismes locaux ni pour la démocratie de proximité. Le citoyen européen est donc unique, standardisé. Il est vrai que l'uniformité est un moyen de contrôle efficace.

Si les textes garantissent à la plupart des citoyens le droit de se présenter à une élection, la réalité est bien différente. D'une part, il faut être soutenu par un parti politique aux finances suffisantes pour communiquer avec le citoyen, tout en étant appuyé par des médias complaisants et des groupes de pression, et, naturellement, trahir les amis de la veille.

L'électeur qui croit choisir son candidat valide ainsi un système qui non seulement le méprise, mais le maintient à la merci de ces fameux lobbies, les seuls à être véritablement écoutés (voir l'influence de la Trilatérale dans les décisions actuelles). L'abstentionnisme grandissant et les politiques impopulaires (depuis Bokassa,Dacko,Kolingba,Patassé et Bozizé) ne font que confirmer cela. D'autre part, il faut être capable de «communiquer», c'est-à-dire de travestir habilement la vérité. L'homme honnête ne peut donc, à quelques exceptions près, représenter les siens. Il ne faudrait pas non plus tomber dans les pièges médiatiques qui fabriquent régulièrement des hommes providentiels (Patassé en annonçant du pétrole à boy rab et le miel coulant à flot pour les centrafricains) afin de donner de faux espoirs aux électeurs.

[g]Si tout homme politique est élu sur la base d'un bilan ou de promesses, il n'est malheureusement pas tenu d'appliquer ces dernières. Pourtant, ne peut-on pas penser l'existence d'un contrat entre l'électeur et son élu? Que ce soit dans le domaine du travail, de la consommation ou des relations sociales (le mariage par exemple), il y a toujours un moyen de revenir sur sa décision lorsqu'on a commis une erreur, lorsqu'on s'est trompé ou lorsqu'on a été mystifié. Au contraire, l'homme politique peut «communiquer» en toute impunité pour conquérir le pouvoir, conforté par la légitimité électorale.
A cela s'ajoute le phénomène de l'escroquerie intellectuelle voire du hold up electoral savamment orchestré par les forces de l'obscurantisme "françafrique, les réseaux mafieux du pays colonisateur,sous la houlette des parrains de sectes rose croix et franc maçonnerie"

Crise sociale :La démocratie représentative s'essouffle, et ne représente plus le peuple, juste un quarteron de nantis et initiés qui concentre l'essentiel des pouvoirs et gère les affaires de la République au mépris des règles élémentaires de bon sens. Le centrafricain est majoritairement contre la guerre, le tribalisme, l'ethnicisme, le népotisme, le clientélisme , pourtant ceux-ci sont toujours omniprésents. Le centrafricain est pour un accès libre à une culture diversifiée, pourtant celle-ci est mise sous tutelle. Le centrafricain est enfin pour le droit à être informé objectivement, pourtant l'information est contrôlée, scénarisée (la fonction référentielle du langage est délaissée au profit des fonctions poétique, conative et expressive) voire biaisée par le pouvoir pour masquer ses carences.

 Le centrafricain n'est donc plus qu'une unité de production-et de soumission , une statistique perdue parmi tant d'autres, infantilisé par des programmes radiodiffusés et télévisés de la propagande du régime en place, observé et manipulé par des groupes de communication  qui vendent à coup de millions de CFA les quelques pages vantant les mérites du chef de l’état voire d'un  Ministre .

La presse dernier rempart contre la dictature, est en passe d'être démantelée et n'enseigne plus à penser. Il est urgent de moderniser la démocratie, afin de replacer le centrafricain et ses aspirations au centre du système démocratique, dont il a été progressivement dépossédé.
 
Ceci, les hommes politiques et les élites qu'ils servent n'en veulent pas, prétextant que les réactions populaires sont dangereuses pour la démocratie. Il est par conséquent utile de rappeler que la démocratie représentative n'a pas empêché des dictateurs d'accéder au pouvoir.

La démocratie participative comporte certes des risques, qu'il convient de limiter pour ne pas tomber dans les excès populaires et démagogiques, et nous pouvons faire confiance aux brillants constitutionnalistes dont ne manque pas notre pays pour les pallier. La Suisse, avec sa démocratie semi-directe, est un exemple dont on peut déjà s'inspirer, sans toutefois fidèlement l'imiter. Arguons cependant que la rénovation de la démocratie, très loin d'aboutir, nécessitera un certain nombre de crises. Peut-être en voyons-nous les prémices?

Crise institutionnelle ?

Conserver un système démocratique représentatif ne serait pas une mauvaise idée non plus, à condition de le mettre sous tutelle citoyenne. Cela devrait se traduire par un certain nombre de réformes profondes.

L'extension de la procédure d'empêchement d'abord. Le Conseil constitutionnel devrait pouvoir être saisi par les citoyens pour retirer son mandat à un élu dans un certain nombre de cas: promesse électorale non tenue (en donnant une valeur contractuelle aux promesses électorales car elles sont un moyen de gagner une élection), et décisions auxquelles n'adhèrent pas la majorité des citoyens. Ensuite, il faudrait intégrer le référendum d'initiative citoyenne sur un certain nombre de thèmes majeurs, référendum qui aurait une valeur juridique supérieure aux décisions de Bruxelles.

De plus, non seulement les hommes politiques devraient être préservés des lobbies afin de prendre leurs décisions en toute objectivité, mais ils ne devraient pas pouvoir se représenter à une élection gagnée.

Ce n'est pas tout. Les partis politiques devraient adopter un fonctionnement réellement démocratique sous peine de ne pas pouvoir présenter de candidats aux élections. Ces mêmes partis devraient avoir une audience égale sur La Chaîne Parlementaire, c'est-à-dire indépendamment du nombre de leurs voix. Les médias télévisés ont en effet une influence prépondérante dans le débat démocratique, alors que leur fonctionnement ne l'est pas.

Le choix des sujets et leur mise en scène les conduit naturellement à manipuler l'opinion, même si ce n'est pas forcément leur intention. Une analyse du contenu rédactionnel comme de leur forme mettrait en évidence les différents usages de l'implicite, les modalisations de l'énoncé et l'abondance des fonctions non informatives du langage. Seuls les communiqués des agences de presse utilisent exclusivement la fonction référentielle et métalinguistique du langage. L'information télévisée n'est qu'une suite de clips vidéo.

Enfin, la représentativité des élus devrait être plus conforme à l'image de la société. Certaines professions sont en effet beaucoup trop représentées: médecins, avocats, fonctionnaires. Le fonds culturel dans lequel baigne tout représentant d'une corporation conditionne en effet son système de pensée et conduit inévitablement au divorce entre les élus et le peuple qu'ils sont censés représenter.

Ces propositions ne sont ni nouvelles, ni révolutionnaires. Elles correspondent à une volonté du citoyen de reprendre le débat démocratique à son compte afin de moderniser la vie publique. Il y a urgence, car la dictature est là qui frappe à nos portes. La concentration d'entreprises en entreprises de taille mondiale, la constitution de groupes de pression financés par ces mêmes entreprises, la désaffection du citoyen pour l'élection, tout cela concourt à valider notre analyse.

Tout organe social (Etat, institutions, associations ou entreprises) dont le pouvoir est trop important est une menace pour la démocratie comme pour les individus, car l'équilibre des pouvoirs est rompu.
La république centrafricaine traverse une vraie crise institutionnelle, politique, et sociale.
L'assemblée Centrafricaine n'est pas représentative des aspirations du peuple
L'état centrafricain dirige le pays par décrets  sans de réelles discussions  devant les representants du peuple, dans ce cas la question que l'on a le droit de se poser est la suivante: Doit on continuer à payer des élus du peuple qui ne jouent point le jeu démocratique pour lequel ils ont été élus?

Le gouvernement actuel est il réellement le reflet des représentants du peuple pour que l'on puisse affirmer qu'il est un gouvernement de large union nationale?

Dans une crise, il faut rechercher les causes endogènes et exogènes, toutes les promesses électoralistes ont elles été tenues?

]Le peuple centrafricain ne souffre t'il plus de sa paupérisation par ses hommes politiques?
]La confiance et la concorde sont elles de retour ?un yakoma peut il enfin  faire confiance à un kaba ? Un Souma à un gbaya ou mandja ?

Quel est le rôle exact que joue l'organe de suivi du dialogue national dans un pays en pleine crise institutionnelle, sociale, et politique?

Existe t'il encore dans ce pays des vrais patriotes hommes et femmes capables de prendre la destinée de se pays et de transformer ce beau pays en un paradis? un vrai lieu de rêve et de convoitise pour les bailleurs de fonds et des touristes?  


L'HOMME LIBRE EST LIBRE DE SA PENSEE ET RESPONSABLE DE SES ACTES >raymond Bomongo

                        

CHAQUE HOMME EST FILS DE SON TEMPS

TOUS   ENSEMBLES  !!! CONJUGUONS LE FUTUR POSITIF



    

 RAYMOND BOMONGO


VOS REACTIONS:centrafrique.opinon@yahoo.fr

CENTRAFRIQUE OPINION: http://centrafrique.skyblog.com

CENTRAFRIQUE 2010      : http://centrafrique.over-blog.com

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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