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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 15:07

CENTRAFRIQUE -

Le sida est la "principale cause de mortalité des forces vives" de Centrafrique où le taux de prévalence est d'environ 15%, a affirmé mardi le président centrafricain François Bozizé appelant ses compatriotes à faire changer cette situation.

 

"Le VIH-sida reste la principale cause de mortalité des forces vives de la nation. Après cette session de l'Assemblée générale, nous ne saurions continuer à rester indifférents ou distraits", a-t-il déclaré à l'ouverture de l'assemblée générale du Comité national de lutte contre le sida (CNLS).

"Il nous incombe à tous de dire que ça suffit! Il faut que ça change", a-t-il ajouté devant le gouvernement, les députés, les membres des ONG de lutte contre la maladie et des organisations internationales, réclamant "solidarité" et "unité d'action".

"Nos villages les plus reculés doivent avoir leur plan d'action et d'opération. Les préfets vont veiller à cela", a-t-il poursuivi.

"C'est une tâche capitale pour le gouvernement de tout faire pour que la lutte ne soit plus des efforts épars sans cohérence ni harmonie entre les contributions des divers intervenants", a ajouté le président.

Cette assemblée générale doit élaborer un nouveau cadre stratégique national de lutte contre le sida pour la période 2006-2010 en Centrafrique où, selon le CNLS, la prévalence est d'environ 15%, soit le taux le plus important d'Afrique centrale.

Le représentant à Bangui de l'Onusida Toby Lanzer a estimé mardi que ce taux montait à 25% en milieu rural.

Si toutes les catégories sociales sont touchées, une étude de l'Onusida de 2004 révèle que 75% des décès en milieu enseignant sont dus à cette maladie. Environ 95% des lits des centres médicaux centrafricains sont occupés par les malades du sida, selon cette étude.

D'après une autre étude du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) publié en 2005, la prévalence dans l'armée centrafricaine a plus que doublé entre 2000 et 2003, passant de 10 à 24%.

"Le changement de comportement au sein de la société est trop lent. Des poches de résistance aux messages et à la lutte sur la prévention sont relevées dans de nombreux groupes et même chez les intellectuels", a averti le coordinateur technique du CNLS Jean-Willybiro Sacko.

Environ 140.000 enfants centrafricains sont orphelins du sida, selon le rapport 2006 de l'Onusida. Seuls 3% des personnes infectées par le VIH bénéficient d'une trithérapie et seules 16,4% des femmes enceintes bénéficient d'un traitement pour réduire la transmission mère-enfant, selon cette même étude.

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