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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 15:20

Rapport du débat du 15 Janvier 2005 à Paris sur la situation en Centrafrique

 

                                            

 

La société Centrafricaine basée en France appelle à ce que l’opinion Française et Internationale soit aussi à l’écoute du peuple Centrafricain et non seulement toujours à l’écoute de ceux qui gouvernent ou ceux qui aimeraient bien gouverner. La situation actuelle  en République Centrafricaine nous amène  à interpeller l’opinion tant nationale qu’internationale sur un certain nombre de constats

 

 

Premier constat : Nous nous sommes faits avoir il y a deux ans:

 

 

 

Après plusieurs combats sans succès contre le régime du démocratiquement élu, combats accompagnés d’éphémères tentatives parlementaires entravées par certains caduques de son ethnie, soutenus par quelques escrocs de son parti, PATASSE dont le régime a amené les exactions de Bemba et de la Libye, fut chassé le 15 mars 2003. Cette action militaire avait été soutenue par la majorité de la classe politique et la masse populaire pour une raison simple : il n’y avait pas d’autre alternative pour mettre fin aux pratiques de Patassé. 

 

Toujours dans  la logique de soutien inconditionnel, le 28 Mars 2003, la RCA va assister à la grande marche jamais organisée à Bangui pour démontrer son soutien au nouveau régime issu du coup d’état du 15 Mars. Le peuple Centrafricain attendait ainsi prouver que le nouveau régime a besoin d’une légitimité face à l’opinion internationale.

 

Le Général Bozizé promit dès le début n’être venu que pour faire régner l’ordre et la justice afin d'organiser des élections libres, justes et transparentes, pour permettre à la République centrafricaine de se réconcilier avec elle-même après plusieurs années de soubresauts. Il promit aussi permettre ainsi à la RCA de renouer avec la légalité constitutionnelle afin d’amorcer un nouveau départ sur la voie de la démocratie et du développement.

 

 

 

Sur ce premier constat, la représentation du Parti de l’Unité National de Jean-Paul NGOUPANDE dans la première intervention, à répondu dans les termes suivants :

 

 

 

Le PUN pense qu’il y a une erreur dans l’interprétation  des ces évènements qui aboutit au coup de force du 15 Mars 2003. Comme l’a dit le Vice-Président de la République, le Professeur Abel Goumba dans un interview, « il s’agissait d’un sursaut patriotique » 

 

Le PUN, comme tous les autres partis qui ont soutenu ou qui soutiennent la transition, n’ont pas soutenu un coup d’Etat Militaire mais ils ont soutenu le processus de renversement de Patassé

 

 

 

La souffrance du peuple, les exactions de Bemba et des Banyan Mulengues a été la raison fondamentale

 

 

 

Jean-Paul NGOUPANDE ainsi que les auteurs acteurs politiques sont partis de la présomption de bonne volonté du respect de la feuille de route. C’est dans cette logique que le Président du PUN avait accepté d’être conseillé du Président Bozizé mais le déroulement de la transition a pris une direction telle que  le Président du PUN s’est vu obliger de prendre ses responsabilité consistant à s’écarter de la dérive dictatoriale.

 

 

 

Deuxième constat : La candidature du Général BOZIZE met en évidence des signes révélateurs de la dictature qui nous sera imposée.

 

 

 

Ailleurs en Afrique, nous avons vu ces dernières années des militaires prendre le pouvoir et restaurer l’ordre constitutionnel garant de la vraie démocratie sans se présenter aux élections qui ont suivi leur acte. Il s’agit d’officiers qui aiment profondément leur pays : Rawling, Toumani Touré, etc..

 

Ces derniers ont honoré l’afrique et ceci sans une pression explicite de l’opinion internationale. 

 

Mais dans le cas de notre pays, nous assistons depuis, a des gesticulations voir des manipulations tendant à prouver à l’opinion internationale que le peuple veut absolument que le Général Bozizé reste Président.

 

 

 

En dépit des recommandations de l’Union africaine, le Président et son entourage ethnique, soutenus par un groupe d’intellectuels reconvertis en « Monnayeurs de Postes au Palais » tentent de conduire la RCA vers une destinée que personne n’en veut.

 

 

Des « Partis-Mangeoires »  sont crées ci et là pour soutenir la candidature de Bozizé dans le seul espoir d’une récompense en postes juteux dans l’administration présidentielle ou ministérielle après 2005.

Des marches sont organisées dans Bangui, marches auxquelles les participants sont payés 2000 CFA (environ 3€), pour la plupart des désœuvrés et des mineurs du KM5.

 

 

Dans l’arrière pays, les villes ayant subit les exactions des hommes de la rébellion ne veulent plus entendre parler du Général. Ce dernier ou ses envoyés spéciaux se sont rendu compte de cet état d’esprit  à Bossangoa le 14 Juillet, à Kaga-Bandoro le 16 octobre Octobre, à Sibut le 1er Décembre et dernièrement lors d’un déplacement de Jean-Paul NGOUPANDE président de PUN à Paoua.

 

 

 

Ne pouvant gagner de popularité en province, même dans sa région natale, le Président cherche à démontrer cette popularité à l’opinion internationale, en exerce de la distribution de billets de banque flambant neuf à chaque déplacement et ceci pour  acheter le soutien des partisans alors que les fonctionnaires ne sont pas payés.

 

 

 

En matière de répression, l’arsenal de guerre qui se déplace avec son cortège démontre l’état d’esprit et permet de comprendre que la RCA n’est pas un pays libre.

 

 

 

Sur le deuxième constat, la représentation du Front Patriotique pour le Progrès (FPP) du Pr Abel Goumba intervenant en deuxième position a estimé que l’instauration d’une dictature a commencé avec les pleins pouvoirs conférés au Général Bozizé par l’acte constitutionnel Nr 2, contre lequel une partie du FPP n’avait pas en son temps réussi à faire prendre conscience.

 

Le comportement du général Bozizé dans l’affaire de Maka Gbossokotto montre les limites de la dérive dictatoriale. Le FPP rappelle qu’en deux ans 8 journalistes ont été emprisonnés pour délit d’opinion, acte que même Patassé farouchement combattu par le FPP n’a pu poser dans la même dimension.

 

Le FPP a réitéré sa reconnaissance au travail du dialogue national le qualifiant de manifestation de génie nationale. Le FPP a ensuite rappeler que le pouvoir issu du coup d’état du 15 Mars 2003 était contre la tenue d’un dialogue national et que la non-application de ses résolutions ou bien une application partielle telle la durée du mandat présidentielle sont bel et bien des signes évident de la dictature.

 

Le FPP a conclut son intervention en attirant l’attention sur le fait que, interdire les personnalités de l’opposition de quitter le territoire en son absence, considérer ceux qui ne sont de l’avis du Général ou simplement ceux qui osent le critiquer comme des ennemis, sont des signes évidents de la tendance dictatoriale.

 

 

 

3ème Constat : La forfaiture  de la décision de la cour Constitutionnelle.

 

 

 

Le 30 décembre 2004, la Cour Constitutionnelle de Transition a invalidé sept des douze candidatures jugées pourtant recevables par la Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI). Le 10 Janvier, une autre décision a invalidé la Candidature de plusieurs députés des partis qui concurrencent la fameuse « Convergence KWA na KWA ».  Les arguments d’invalidation dépourvus de tout fondement juridique prouvent que l'objectif est d'écarter des candidats susceptibles de gêner le plan de hold-up électoral avec le but inavoué d’installer la dictature.

 

Devant la réprobation générale à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le chef de l'Etat a pris sur lui de valider lui-même 3 des 7 candidats recalés traduisant ainsi l'orientation autoritaire et dictatoriale de son régime.

 

Nous pouvons affirmer ici devant l’opinion centrafricaine et Française que cette décision est rejetée par l'ensemble des forces démocratiques du pays et l'immense majorité de la population. Toutes les forces vives hors mis la « convergence Kwa na Kwa », exigent la validation de toutes les candidatures agréées par la CEMI ainsi que la dissolution de la Cour Constitutionnelle de Transition pour forfaiture. L'impartialité de cette Cour dans sa composition actuelle est désormais sujette à caution. Elle n'est plus crédible pour proclamer les résultats des prochaines élections.

 

 

 

Quelques signes de l’instauration de la dictature qui nous font peur concernent l’application de certains articles de la Constitution soumis au référendum par le Président il n y a pas longtemps :

 

 

 

A)    En son article 12 et 13 la constitution garantit entre autre le droit de la correspondance or toutes les communications téléphoniques de ou vers Bangui sont systématiquement écoutées

 

B)    L’article 14 la constitution stipule que le domicile est inviolable et qu’une perquisition n’est possible que sur mandat du Procureur et exercée en présence d’un officier de police judiciaire ; le domicile d’un général a été récemment perquisitionné sans mandat par le fils de Bozizé.

 

C)    L’article 74 précise que le Président de la République nomme 2 membres de la Cour Constitutionnelle mais ne précise nulle part qu’il s’agit du Président et du Vice Président de cette cour

 

D)    L’article 79 qui garanti l’indépendance des Juges et de la séparation des pouvoirs n’est pas respecté

 

 

 

Or sans avoir été mis hors cadre de l’armé, il s’est déclaré Candidat reniant la parole d'honneur d'officier général qu'il avait donné à plusieurs reprises après le 15 mars 2003, le Général François Bozizé s'est déclaré lui-même candidat à l'élection présidentielle. Peut on encore faire confiance a un officier qui ne peut pas tenir parole ? 

 

 

 

Le CFF a simplement insisté sur son statut apolitique et demander à ce que les Centrafricains comprennent son attachement à la paix. Ainsi le CCF s’oppose à la prise de pouvoir par armes .

 

 

 

Sachant que des menaces réelles de guerre civile se font sentir en RCA si aucune solution n’est trouvée à la situation actuelle, le CCF  a interpellé les politiques a expliqué ce à quoi consiste « l’entourage présidentiel »

 

 

 

 

 

4ème  Constat: Durcissement du Général BOZIZE et Risques pour la paix.

 

 

 

Face aux revendications en rapport avec le recalage de 7 des 12 candidats à l’élection présidentielle, le Général Bozizé a choisi un durcissement qui se traduit par des menaces contre les forces démocratiques et la confiscation de toutes les libertés démocratiques. Toutes les réunions publiques sont interdites sauf celles de ses partisans.

 

 

 

N’oublions pas que la « Convergence »  est composée entre autre  des  personnalités qui ont collaboré hier avec l’autre démocratiquement élu le faisant gagner en 1998 gagné au premier tour. L’architecte du truquage sous Patassé est aujourd’hui membre de cette convergence.

 

 

 

Certains membres de cette convergence sont bien connus pour leur opposition au sein de la CPPO en 2003 pour le choix de Bozizé, ce qui expliquerait l’opportunisme de ces derniers et ainsi mettra à épreuve leur crédibilité si le Président  s’intéressait vraiment à leur passé de lutte pour le changement en 2003.

 

 

 

Une autre figure de la « Convergence Kwâ na Kwâ » et non « Convergence Kwa na Kwa », devenu pourfendeur de Massi et Ngoupandé, se révèle être un criminel de droit international recherché par la justice  américaine pour deux délits : Viol de mineur et malversation financière.

 

 

 

Pour comprendre le rejet dont fait objet « Convergence Kwâ na Kwâ »,  dans la diaspora, le président devra vérifier la crédibilité des membres cette formation. Cette formation est dans l’erreur car ses membres n’ont pas compris les profonds malaises qui ont commencé  et continue de creuser le fossé entre le Peuple et ceux qui Gouvernent en RCA.

 

 

 

La « Convergence Kwâ na Kwâ », est dans l’erreur politique et n’a pas conscience du risque de division définitive de la RCA, risque dans lequel elle est en train d’entraîner le Président de la République, le Général Bozizé

 

 

 

Ainsi, de nouveau, le spectre de l'arbitraire et de la dictature plane sur la République centrafricaine, ce qui ne peut que provoquer de nouvelles tensions susceptibles de diviser définitivement le pays.

 

 

 

Nous demandons à la « Convergence Kwa na Kwa et son Candidat Bozizé » de simplement respecter le jeu démocratique. Pourquoi ont-ils peur alors que  la convergence compte 26 partis, ce qui mathématiquement leur garantissent un vote sans contestation ni truquage.

 

 

 

Nous espérons que les vrais amis de la RCA comprennent que le peuple centrafricain a peur de l’instauration d’une nouvelle dictature si le vote se déroule comme planifié par la « Convergence Kwa na Kwa » composée de personnalités aux moralités douteuses.

 

Nous espérons que ce débat ainsi que la discussion qui va suivre nous donne la possibilité d’arrêter des résolutions qui seront communiquées aux autorités françaises et aux institutions internationales qui nous ont toujours aidé dans de pareilles circonstances afin que lumière soit faite à leur niveau sur le danger qui guette de nouveau notre cher Pays

 

 

 

 

 

Message au partis politiques Centrafricains

 

 

 

Les participants ont exprimé leur étonnement concernant le fait que  CPPO et CPC aient fourni une feuille de route sans demander des garanties ni poser des exigences au Général Bozizé avant le 15 Mars 2003 quant à l’exercice du pouvoir et se demande si les partis représentés au débat ne se livreront pas au même degré d’amateurisme si la situation actuelle débouchait sur une même expérience

 

 

 

Il a ensuite un été intervenant s’est dit consterné de savoir que les partis politiques prennent systématiquement le peuple en otage et a demandé aux partis politiques de réfléchir sur leur capacité  sacrifice. Cette démarche permettra de  créer un vrai front uni afin de présenter un SEUL Candidat

 

 

 

Un autre intervenant à demandé si les partis politiques étaient préparés pour donner des conduites de vote dans des cas de figure de crise dans le choix entre deux candidats sujets à introduire ou réintroduire  la dictature telle que le démontre l’état de

 

 

 

Conclusion

 

 

 

En conclusion, les organisateurs retiennent que la seule solution de sortie de crise reste :

 

1.     Dissolution de la Cour Constitutionnelle de transition pour forfaiture ;

 

2.     validation de toutes les candidatures agréées par la CEMI suivi de la mise en place d’une nouvelle cour composée sous le strict respect des textes

 

3.     le traitement des candidatures par la nouvelle cour constitutionnelle

 

 

 

ceci implique le report des élections.

 

 

 

Conscient que l’avenir de la République  centrafricaine est de nouveau en danger,  et retenant que la candidature du Président Bozizé n’est pas directement remise en cause par la revendication des candidats recalés,  le Président Bozizé porte l’entière responsabilité devant l’histoire.

 

Le cautionnement de la radicalisation défendue par la Convergence Kwa na Kwa le rend responsable de tout dérapage politique susceptible de plonger la RCA dans une nouvelle guerre civile, étant donné la position adoptée par A.D.P, Forum Civique, F.O.D.E.M, LONDO, M.L.P.C, P.U.N.,CNP et les Candidats Indépendants.

 

 

 

 

 

Note

 

Le candidat Jean-Jacques Demafouth présent dans l’audience a remercié les Centrafricains de la diaspora pour leur soutien moral aux 7 candidats écartés par la décision de la cour constitutionnelle du 30 décembre 2004.

 

Il a ensuite indiqué être venu pour remercier les organisateurs et tous les participants aux noms de tous les candidats recalés, repêchés et ceux qui les soutiennent. Il a ensuite exprimé le souhait de quitter la salle avant les questions et réponses pour éviter d‘apparaître comme étant en campagne.

 

 

 

 

 

Les organisateurs

DOC.    OBSERVATOIRE  CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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