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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 16:27
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Mon général, je suis venu vous dire !!!
(Brazza.info 18/07/2006)
( 18/07/2006)


Lettre ouverte du commandant Blaise Bakoua, alias vieux Ngouma, au général Emmanuel Ngouelondele Mongo : « Vous vous présentez comme un saint, mais pour moi vous êtes un terroriste »

Mon Général, en ma qualité de citoyen congolais, j’ai beaucoup de regrets pour votre haine. Mon général, vous avez servi, si ma mémoire est bonne, quatre chefs d’Etat, je dis bien quatre chefs d’Etat. Parmi les­quels, seul le Président Sassou Nguesso a constaté que vous travailliez mal. Vous êtes l’unique Congolais qui, le premier, a eu l’idée de créer, à l’époque de Marien Ngouabi, la tristement célèbre police politique appelée Sécurité d’Etat.

Depuis l’époque du Président Ngouabi vous avez toujours occupé les fonctions de Patron des services de renseignements. Lorsque le Président Jacques Joachim Yhombi Opango est venu aux affaires, pour diriger le pays après la mort du Président Ngouabi, vous général Ngouélondélé, vous avez «fabriqué» et monté un fameux coup d’Etat qui n’existait que dans votre imagination contre le Président Yhombi-Opango, lorsque le Colonel Mouzabakani, le Ministre Ndalla Graille, Fina ­Matsiona, Mboukou ­Mboumba, Miakassissa, Mountsaka, Mfouna Yves et M. Kolelas avaient été arrêtés, prétextant qu’ils étaient récidivistes. Vous aviez voulu les faire passer par les armes en simulant leur faute. C’est grâce à l’intervention énergique du Vice-président du CMP au nom de Sassou ­Nguesso qu’ils avaient eu la vie sauve. Ce dernier s’était opposé contre la mesure prise et «téléguidée» par vous pour éliminer ces éminentes personnalités. Pour le Colonel Sassou de l’époque, les accusés devaient être entendus par la justice et condamnés conformément à la loi.

De toutes les façons, vous voulez faire comprendre au peuple Congolais que vous êtes un monsieur saint, clamant une certaine virginité. Mais, mon général, vous avez servi le Président Sassou Nguesso durant 12 ans en qualité de directeur général de la sécurité d’Etat. Vous aviez arbitrairement fait arrêter beaucoup de gens à cette époque. Si le Président Sassou Nguesso vous avait toujours écouté pendant son règne, il y aurait eu beaucoup d’assassinats politiques. Moi même qui vous écris, je suis l’un des res­capés d’une de vos nom­breuses décisions de faire passer les gens au petit matin. Je m’en suis tiré grâce à l’intervention du Colonel Obou auprès du Président Sassou Nguesso, en ma faveur.

D’après votre bulletin d’informations sur moi, j’étais l’homme chargé par le Président Kadhafi pour faire un coup d’Etat. Afin de le lui prouver, vous lui aviez remis une cassette vidéo dans laquelle j’étais assis avec des gens autour d’une table en réunion avec des prétendus politiciens. Vous savez comment vous avez réalisé cette cassette. Vous me faites prendre dans ma cellule où je roupillais. Déjà, à 20 heures, on m’enlève les menottes et on me dit que vous allez un peu prendre de l’air, puis on m’amène à l’hôtel Cosmos où on me fait asseoir parmi des gens que je ne connaissais pas. Après quelques minutes, on me dirige de nouveau vers ma geôle sans savoir que tout ce tour qu’on m’avait fait faire était filmé par une camera dissimulée. Voilà comment vous fabriquiez des pièces à conviction pour rouler le Président Sassou Nguesso et l’induire en erreur, alors que c’était la première fois que je m’étais retrouvé à l’hôtel Cosmos, en tant que prisonnier. Mon général, vous vous présentez comme étant un homme correct et saint, mais vous me faites rire! Car, à ce que je sache, vous êtes habitué à coller le mal aux gens.

Vous semblez oublier que vous étiez le chef d’état-­major privé du Président Lissouba. Mais, vous n’avez pas eu le courage de claquer la porte. Bon Dieu, bon sang, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, un pouvoir légalement établi a ordonné aux militaires de tirer sur le peuple en pleine cité à Bacongo. Que de morts n’avait-on pas enregistré! Des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards sont tombés sous les balles, mais vous n’avez jamais eu le courage de dénoncer le système sanguinaire et de génocide de votre compagnon Lissouba.

Le CHU avait été aussi pilonné par l’armée que vous commandiez avec les Mabika, Mayoulou et lbala. En tant que chef d’état major privé de Lissouba, vous partagiez la responsabilité de ce massacre. Les impacts existent encore jusqu’à ce jour. Les militaires de votre armée stationnée au camp de la milice de Bacongo, avaient percé des trous dans les murs à travers lesquels ils tiraient sur les passants qui tombaient et gisaient par terre et dans les rigoles. Mais vous devez vous en souvenir que, quand vous vous étiez fait prendre par les Ninjas, vous savez encore comment vous aviez trembloté, vous et le général Mokoko, chef d’état major général, en présence de M. Kolelas.

Malgré tout le mal que vous aviez fait, je vous ai quand même sauvé, sinon ce jour là, vous n’existeriez plus devant ces jeunes Ninjas qui voulaient bien faire leur affaire. Je vous avais dit, ce jour là : « Mon général, vous êtes maintenant convaincu que dans la vie chacun de nous est le carrefour de l’autre? »

Après, je vous avais demandé: « Est-ce que vous êtes vraiment des militaires?» Le seul conseil que je peux vous donner, si vous avez l’ambition de faire la politique, faites la politique sans haine. On se connaît. Je peux vous étaler avec preuves à l’appui tout le mal que vous avez fait en tant que patron des services de renseignements. Je me réserve encore.

Mon général, ayez pitié des veuves, des orphelins, des femmes, des hommes qui ont tout perdu dans la vie à cause de notre passé politique. A mon humble avis, je vous ai toujours considéré comme un terroriste. Je me demande pourquoi la France doit vous accepter et vous accorder toutes ces libertés. A titre de rappel, mon général, sous votre autorité se sont produits les attentats de Maya-Maya et du Cinéma Star avec les poseurs de bombes.

Vous aviez voulu avoir les têtes précieuses du Président Thystère Tchicaya, actuel Président de l’As­semblée, du Ministre Ndalla Graille, du Colonel Nzalakanda, que vous aviez inculpé injustement. Là encore, le Président Sassou Nguesso les avait sauvés. Je m’arrête à cet échantillon...

Croyez que c’est sans sentiment que j’ai accepté de défendre cet homme que vous êtes entrain de salir, parce que j’ai découvert en lui les qualités d’un homme d’Etat. Par exemple, pendant la conférence nationale, il avait assumé la responsabilité des actes posés par ses prédécesseurs et il avait su éviter un bain de sang.

Prochainement, je parlerai un peu plus de vos ignominies. Vous avez les mains souillées de sang. Vous avez beaucoup volé ; car n’oubliez pas que vous étiez le seul dans ce pays à détenir un chéquier du trésor que vous utilisiez sans aucun contrôle. Vous rappelez-vous des lettres que vous aviez adressées à un Président voisin? On en reparlera....



Bakoua Blaise

Président du Cercle pour la défense et la propagation de la philosophie et des idées du Président Denis Sassou Nguesso





"Lettre publiée par Epanza Makita n°64 du 17/7 au 24/7/2006"

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Published by brazza.info - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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