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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 09:57

DIALOGUE POLITIQUE: OPPOSITION ET POUVOIR A COUTEAU TIRE



 


Les partis et associations politiques de l'opposition réclament à cor et à cri un « Dialogue Politique » comme solution politique. François Bozizé daignera-t-il accepter cette exigence politique qui le met dos au mur? Rien n'est moins sur.
Et pourtant, depuis toujours le Général Bozizé fait du dialogue et de la concertation, la pierre angulaire de sa doctrine dont l'épine dorsale est la philosophie du « Kwa na kwa ». Pour l'opposition politique, il ne fait aucun doute que le Président Bozizé est disposé à organiser un dialogue politique avec les forces vives de la Nation. Fort de cela, les associations et partis politiques de l'opposition avaient publié une « contribution au dialogue politique ».
De fait, il s'agissait d'une analyse corrosive de la situation sociopolitique depuis une (1) année d'exercice de pouvoir sous la houlette du Président Bozizé depuis son élection au suffrage universel. Il ressort de ce réquisitoire au vitriol que Bozizé et son gouvernement ont échoué, installant ainsi le pays dans une tension politique et social sans précédant. Pour l'opposition, François Bozizé n'aurait pas tenu sa promesse de rétablissement de sécurité sur toute l'étendue du territoire national. L'émergence d'une rébellion dans le nord de la République Centrafricaine, les tueries de Paoua, Markounda et kabo en seraient une preuve évidente. Et les attaques de Tiringoulou et de Gordil en seraient la parfaite illustration.
Il en découle que pour l'opposition, il n'y a pas d'autres issues crédibles à cette situation explosive que le dialogue politique. Un dialogue qui réunirait les pouvoirs publics, l'opposition politique et armée. Une reconnaissance de fait de l'existence d'une rébellion armée par cette opposition qui pense que seul le dialogue peut proposer des solutions politiques à cette situation afin de consolider la paix, la sécurité et créer les conditions du développement à travers de nouvelles institutions. Il va sans dire que même si les pouvoirs publics reconnaissent enfin l'existence d'une rébellion, il n'en demeure pas moins qu'ils récusent pour l'instant toute éventualité d'un dialogue politique avec l'opposition et notamment avec l'opposition armée.
« Dialoguer avec qui ? » a toujours été la réponse cinglante du Général Bozizé à l'exigence de l'opposition. Or, le conseil de sécurité des nations unies vient de recommander aux autorités et à tous les acteurs de la vie politique l'apaisement, le règlement pacifique et le dialogue comme modes de règlement des différends intérieurs de la République. Il s'agit de fait d'un appel raisonnable au dialogue politique. Ce qui conforte l'opposition politique dans son exigence. Reste à savoir si François Bozizé a des prédispositions pour l'ouverture d'un dialogue politique avec toutes les forces vives de la nation.
Visiblement, l'homme a opté pour une solution militaire même quand les FACA n'ont toujours pas les moyens de leur action sur le terrain. L'acquisition récente de deux (2) hélicoptères de combat avec des pilotes, mécaniciens et artificiers ukrainiens prouvent à suffisance cette option guerrière. L'arrivée à Bangui ces derniers jours de mirages français pour sécuriser le territoire centrafricain pourrait conforter le Général Bozizé dans son refus du dialogue politique.
Là aussi, le Président de la République se met en travers de l'une des recommandations du Dialogue national (DN) qui fait du dialogue, le mode privilégié de règlement de conflits dans le pays.
Autour du chef de l'Etat les « Faucons » du régime s'opposent systématiquement à la tenue d'un dialogue politique alors que les « colombes » au profil bas restent ouvert à cette sollicitude qu'éviterait au pays de nouveaux drames sociopolitique, peut être qu'il faut que l'opposition politique sorte des démarches épistolaires avec les déclarations et les communiqués de presse pour contraindre les pouvoirs publics à la raison et à l'option d'une solution apaisée de la crise actuelle. A quand le dialogue politique ?


Mardi 18 Juillet 2006
La Rédaction

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Published by LE CONFIDENT - dans POLITIQUE
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