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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 19:17
REPONSE DU BUREAU POLITIQUE DU MDI A LA DECLARATION DU GPPM ET DE MACKOUZANGBA
                                     


Préoccupés par l’évolution de notre pays, un (1) an après la fin de la transition, le FODEM et le MDI ont fait le point de la situation le 17 juin 2006. Dans un communiqué conjoint qu’ils ont publié, les deux (2) Partis Politiques ont indexé le dysfonctionnement de la majorité présidentielle au rang des problèmes qui appellent en urgence des solutions.

Pour avoir reconnu publiquement ce qui n’est plus qu’un secret de polichinelle, les deux (2) formations politiques se sont attirées la foudre de Monsieur MACKOUZANGBA et de ses amis du GPPM qui considèrent la majorité présidentielle comme leur fonds de commerce. Eux seuls sont autorisés à gloser à longueur de journée sur cette majorité, les autres entités ayant le choix entre se taire ou les suivre. Le MDI dit tout net qu’il ne se laissera pas intimider par ce conglomérat de partis et personnalités politiques qui hier encore avaient fait le lit de la dictature de PATASSE et qui sans la moindre autocritique, ont rejoint toute honte bue, la majorité actuelle. Mais pour combien de temps? A quand le prochain déménagement?



Le FODEM et le MDI coupables de lèse-majesté aux yeux de MACKOUZANGBA et du GPPM, ne méritent pas une réponse sur le fond. La stratégie de ces compatriotes est simple et simpliste: diaboliser au maximum MASSI et NDITIFEI. Jugez-en vous-même par la lecture de quelques extraits de la déclaration du GPPM et des articles publiés dans la presse par MACKOUZANGBA en se camouflant comme toujours derrière l’éditorial du journal Le Citoyen ou derrière le pseudonyme «IKULU» qu’il utilise quand il écrit dans Le Démocrate. Chacun au passage peut apprécier le courage politique de ce donneur de leçons qui a peur de signer ses articles sous sa véritable identité.



Dans la déclaration du GPPM, MACKOUZANGBA écrit ceci : «Le GPPM dénonce ce procès …..qui fait la publicité gratuite à deux partis politiques et à leurs leaders en mal de pouvoir et de leadership et surtout détenteurs de projets brumeux qui ne les lient politiquement à personne et surtout pas au Président. Celui-ci est d’ailleurs considéré par eux comme un simple allié qu’ils peuvent quitter quand ils le veulent au nom de leurs intérêts individuels carriéristes et catégoriels». Il poursuit : «On voit comment des leaders politiques ambitieux et calculateurs qui n’ont jamais réussi une alternance politique crédible peuvent aujourd’hui réinventer une majorité présidentielle taillée à la mesure de leurs projets occultes dont l’enracinement au Gouvernement et dans les fonctions directoriales qui rapportent gros».



Un jour après, dans le journal Le Démocrate, se cachant derrière le pseudonyme de IKULU, il a signé un article «Une coordination de la majorité présidentielle, pour quoi faire?». Une fois de plus, le FODEM, le MDI et leurs leaders sont taxés de «pouvoiristes qui ont joué de l’attentisme digne d’opportunistes à la veille d’un remaniement gouvernemental annoncé».



Le Bureau Politique du MDI a longtemps hésité à répondre au GPPM et à son 2ème Vice Président MACKOUZANGBA connu de tous les militants du MDI de peur de passer pour un âne en répondant au coup de pied d’un âne. Finalement nous avons opté de réagir aux insultes dont MACKOUZANGBA a couvert notre Parti et son Secrétaire Général parce que nous sommes les seuls à bien le connaître et qu’il est grand temps de démystifier cet individu qui pendant des années, s’est caché derrière les colonnes de certains journaux pour donner des leçons de droiture politique, de bonne gouvernance à la classe politique centrafricaine alors que sa nature profonde le situe aux antipodes des qualités qu’il s’est attribuées sans vergogne.



C’est aujourd’hui, un devoir national que de permettre aux centrafricains de découvrir le vrai visage du 2ème Vice Président du GPPM grâce à ceux-là qui l’ont connu et pratiqué depuis au moins 35 ans.



En effet, en qualifiant le MDI et son Secrétaire Général de «carriéristes», de «pouvoiristes», «d’opportunistes» et de «simples alliés» de circonstance du Chef de l’Etat, lui et ses amis du GPPM se posent en hommes politiques désintéressés animés par le seul intérêt national, fidèles à toute épreuve au Général BOZIZE.



Le rappel des grands moments de l’histoire politique récente de notre pays notamment les grandes luttes pour la démocratie qui ont agité la RCA et le positionnement respectif du Secrétaire Général du MDI, NDITIFEI BOYSEMBE Daniel, et de monsieur MACKOUZANGBA, 2ème Vice Président du GPPM, dans ces combats pour la liberté pourront édifier les centrafricains qui librement apprécieront.



Qui de NDITIFEI BOYSEMBE et MACKOUZANGBA est réellement «carriériste», «pouvoiriste», «opportuniste», autant de tares attribuées par le 2ème Vice Président du GPPM aux autres. Ne dit-on pas que les faits sont têtus?



Nous ne remonterons pas à la lointaine époque estudiantine ni à l’époque de BOKASSA où souvent les chemins de NDITIFEI BOYSEMBE et ceux de MACKOUZANGBA se sont croisés, les deux ayant ramé dans la bonne direction. Ce qui a valu à l’un comme à l’autre d’être arrêtés en 1979, accusés par le régime BOKASSA d’intelligence avec les élèves et étudiants dont les luttes héroïques ont mis fin au régime dictatorial de BOKASSA.



La lutte du peuple centrafricain pour plus de liberté et de démocratie ne s’est pas arrêtée avec la chute de BOKASSA, elle s’est poursuivie sous les régimes des présidents KOLINGBA et PATASSE.



Sous le régime du président KOLINGBA, la lutte s’est cristallisée autour du mot d’ordre de la convocation de la Conférence Nationale Souveraine. Cette lutte était conduite d’abord par le Comité de Coordination pour la Convocation de la Conférence Nationale (4CN), ensuite par la Concertation des Forces Démocratiques (CFD). Deux organes de combat à la création desquels le Secrétaire Général NDITIFEI BOYSEMBE et le MDI ont pris une part active et qui ont impulsé les luttes multiformes qui viendront finalement à bout du régime de KOLINGBA en 1993. Les conséquences des engagements patriotiques des compatriotes qui ont osé braver le pouvoir de l’époque sont encore présentes dans l’esprit des centrafricains:



- assassinat du docteur Claude CONJUGO le jour de la grande manifestation de la CFD et des travailleurs en grève contre l’ouverture du Grand Débat National organisé par le pouvoir en lieu et place de la Conférence Nationale Souveraine.



- limogeage de fonctions de la plupart des signataires de l’appel des 4CN dont le camarade NDITIFEI BOYSEMBE alors Directeur Général du Centre d’ Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanat (CAPMEA);



- détention pendant 8 mois dans les brigades de gendarmerie et les commissariats des membres des 4CN appréhendés au cours d’une réunion au domicile de Aristide SOKAMBI. Notre camarade NDITIFEI BOYSEMBE partageait à la gendarmerie la même geôle que le Professeur Abel GOUMBA, Simon BOZANGA, Denis KOSSI BELLA et Joseph DOMANDE.



Pendant cette phase de la lutte du peuple centrafricain, où se trouvait le 2ème Vice Président du GPPM, notre «ami» MACKOUZANGBA?



Après avoir accompli le service minimum – signature de l’appel des 4CN – il a adopté le profil bas, si bas qu’il a fini par rejoindre le camp d’en face: celui du pouvoir KOLINGBA. A un moment où le pays tout entier se mobilisait pour la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine, MACKOUZANGBA avait créé avec l’encouragement du pouvoir de l’époque une fantomatique Association Centrafricaine pour le Développement (ACD) pour lui permettre de prendre part au Grand Débat National. Effectivement MACKOUZANGBA se trouvait dans la grande salle de l’hémicycle des Affaires Etrangères le jour de l’ouverture par le Président KOLINGBA pendant que les manifestants anti-Grand Débat National affrontaient les forces de l’ordre. C’était au cours de cet affrontement que Docteur CONJUGO avait trouvé la mort. Imperturbable, MACKOUZANGBA a poursuivi son «Grand Débat National» jusqu’à la clôture. Il est vrai que chaque jour de «Grand Débat» rapportait 5000 FCFA, ce qui n’est pas négligeable pour cet éternel nécessiteux.



Les dividendes de la trahison perçues par MACKOUZANGBA ne se sont pas limitées au seul per diem de 5.000 FCFA. Il faut ajouter le crédit immobilier qu’il a obtenu de l’ancien Directeur Général de l’UBAC et qu’il a vite fait de dilapider (activité éthylique oblige) ainsi que sa nomination à l’Inspection Générale d’Etat, poste qu’il a occupé jusqu’à la fin du régime KOLINGBA. Il tenait tellement à conserver sa fonction d’Inspecteur d’Etat malgré le changement intervenu qu’il a tout mis en œuvre pour y parvenir, du moins espérait-il. Entre autres manœuvres d’approche, il a décidé de reprendre sa carte au MDI. Le croyant sincère, les camarades lui ont fait confiance au point de le coopter comme membre du Secrétariat Général. Quand KOYAMBONOU Gabriel Inspecteur Général d’Etat, a formé son équipe et que MACKOUZANGBA n’y figurait pas, il a piqué une colère terrible contre la direction du Parti qu’il a accusé de n’avoir rien fait pour sauver son fauteuil à l’Inspection Générale d’Etat. Peu après, il nous a remis sa lettre de démission qui était en même temps une reconnaissance de dette, notre ex-camarade s’étant engagé à rembourser au Parti les 60.000 F de dette contractée. Douze (12) ans après, nous attendons toujours. En 2005, MACKOUZANGBA va récidiver ; il démissionne de son poste de 1er Vice Président du PUN pour protester contre le choix de Léa KOYASSOUM DOUMTA alors qu’il a cru que son heure pour entrer au Gouvernement a enfin sonné.



C’est après cette démission du MDI que chacun a compris que le retour de MACKOUZANGBA était dicté par son «positionnement égoïste et individuel» pour reprendre sa propre expression dans la déclaration du GPPM. Il misait sur le Secrétaire Général du Parti devenu Conseiller du Premier Ministre Jean Luc MANDABA et de surcroît beau frère du nouvel Inspecteur Général d’Etat KOYAMBONOU pour sauver son fauteuil. Hélas pour lui, le MLPC tenait à lui faire payer sa compromission avec le régime déchu.



L’accession du Président PATASSE au pouvoir à la faveur des élections de 1993, avait suscité beaucoup d’espoir au sein de la population y compris dans les rangs du MDI qui s’était investi totalement dans la lutte pour le changement. Malheureusement, il a fallu très vite déchanter. Deux ans après le changement, une nouvelle lutte pour le changement a commencé. C’était d’abord autour de la Constitution de 1995 dont le projet démocratiquement adopté par les forces vives de la nation, a été unilatéralement modifié par le Président PATASSE. Ce comportement anti-démocratique de l’ancien Chef de l’Etat a sonné le glas du Gouvernement de large ouverture dont certaines entités (ADP, Forum Civique, MDD) ont appelé à voter non au référendum. Le MDI qui ne faisait pas partie de ce Gouvernement mais dont le Secrétaire Général était Conseiller du Premier Ministre Jean Luc MANDABA, a appelé également à voter non. Pour ne pas embarrasser le Premier Ministre Jean Luc MANDABA, le Secrétaire Général du MDI lui a proposé d’offrir sa démission, ce dernier s’y est opposé en ces termes «je vais arranger çà». Est-ce là monsieur MACKOUZANGBA le comportement d’un «carriériste» ou d’un «pouvoiriste»?



Après l’épisode du referendum, la lutte des partis politiques a été relayée par les militaires qui en l’espace de six (6) mois, ont déclenché trois (3) mutineries qui ont failli emporter le régime Patassé n’était le soutien de la France.



En contrepartie le Gouvernement français a imposé la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale avec Jean Paul NGOUPANDE comme Premier Ministre. Le Secrétaire Général du MDI, pressenti par le nouveau Premier Ministre, a accepté d’entrer dans ce gouvernement avec l’accord du Parti en 1996. Si en 1996, le Bureau Politique a marqué son accord pour l’entrée au Gouvernement de son Secrétaire Général Daniel NDITIFEI BOYSEMBE alors qu’il s’était opposé aux propositions similaires faites par les premiers ministres Timothée MALENDOMA et Enoch DERANT LAKOUE vers la fin du régime KOLINGBA, c’était essentiellement à cause de la modification du rapport des forces (PATASSE est sorti affaibli par les mutineries) et de la personnalité du Premier Ministre qui nous a rassuré et convaincu que le GUN entreprendrait des actions dans l’intérêt de la population centrafricaine. Huit (8) mois de bras de fer entre le Gouvernement et le Président PATASSE se sont soldés par le limogeage du Premier Ministre et de son Gouvernement. Le nouveau Premier Ministre Michel GBEZERA-BRIA, chargé de former le nouveau Gouvernement, a proposé au Secrétaire Général du MDI son maintien au Gouvernement au même poste c’est-à-dire au Ministère du Plan. Malgré l’amitié et la considération que nous avons pour ce compatriote respecté de tous, le Secrétaire Général a refusé cette offre. Est-ce là monsieur MACKOUZANGBA une manifestation de carriérisme et d’opportunisme?



La dégradation accélérée de la situation politique et sociale (élections truquées de 1998 et 1999, accumulation des arriérés de salaires, coup d’Etat de 2001, présence des troupes étrangères sur notre sol etc.…) a aiguisé les contradictions entre l’opposition et le pouvoir MLPC donc les luttes. Notre Parti ne s’est pas dérobé et a pris part à toutes ces luttes dont nous rappellerons ici les principales :



- participation active à la création des organes de lutte (UFAP, GPO, CPPO) qui ont fait leurs preuves d’efficacité n’en déplaise au 2ème Vice Président du GPPM;

- appel à la démission du Président PATASSE lors d’une réunion organisée par le PUN, le MDI, l’ASD et le Forum Civique à l’hémicycle du ministère des Affaires Etrangères;

- participation active aux différentes manifestations organisées par la CPPO contre la politique du MLPC et contre la présence des troupes libyennes et celles de MBEMBA: l’opération ville morte qui a paralysé la ville de Bangui et le concert des casseroles sont encore présents dans l’esprit des centrafricains.



Pendant que le peuple centrafricain était en lutte contre la dictature de PATASSE, pendant que certains quartiers de Bangui étaient bombardés par l’aviation de PATASSE et que plus de trois cent (300) de nos femmes et filles étaient souillées et violées par les sbires de MBEMBA, où se trouvait le 2ème Vice Président du GPPM, Gaston MACKOUZANGBA ?



Comme au temps de la lutte contre le pouvoir de KOLINGBA, il était dans le camp d’en face. En effet, après avoir fait des pieds et des mains, il a réussi finalement à se faire nommer Chargé de mission au cabinet du Premier Ministre ZIGUELE. C’était de ce balcon confortable qu’il a observé toutes les manifestations qui se sont déroulées dans les rues de Bangui, insensible aux souffrances de la population notamment au cri de nos filles et de nos femmes violées par la soldatesque de MBEMBA. Avec un tel parcours politique caractérisé par la constance dans la trahison des intérêts du peuple centrafricain, le 2ème Vice Président du GPPM, MACKOUZANGBA, ne manque pas d’air quand il se permet de donner des leçons de droiture politique aux autres, à moins de faire montre d’inconscience.



Le Bureau Politique du MDI ne saurait terminer sa mise au point sans dire un mot sur la leçon de fidélité au Général BOZIZE donnée au MDI par MACKOUZANGBA. Comme on dit «la défaite est orpheline et la victoire a plusieurs pères». Aujourd’hui c’est trop facile de crier haut et fort sa fidélité au président BOZIZE mais combien ont osé lui manifester le moindre soutien quand il était traqué et pourchassé par PATASSE?



Lorsqu’on écrira un jour l’histoire de cette période, on saura qui a fait quoi. En attendant, le MDI peut se targuer d’avoir posé deux actes de portée politique qui ne laissent aucun doute sur son engagement aux côtés du Général BOZIZE.



Le premier, remonte au refus du MDI de cautionner la déclaration de la CPPO condamnant l’appel du 07 décembre 2002 du Collectif des Patriotes Centrafricains (CPC) en faveur du Général BOZIZE sous le prétexte que les leaders des Partis Politiques de l’opposition étaient trop exposés. Le MDI était le seul parti politique à le faire. MACKOUZANGBA qui représentait le PUN au cours de cette réunion a signé cette déclaration, il est revenu sur sa signature le lendemain tellement il était menacé par les jeunes cadres de son Parti. Quel courage?



Le second acte posé par le MDI date de la 4ème session de son Comité Central des 13, l4 et 15 novembre 2004 au cours de laquelle le Parti a décidé de soutenir la candidature du général BOZIZE aux élections de mars 2005.



Quelle était la position de MACKOUZANGBA ci-devant 2ème Vice Président du GPPM? Une fois de plus, il se trouvait dans le camp d’en face. Mais cela ne l’empêchera pas de se poser aujourd’hui en champion de fidélité au Général. Plus fidèle que lui en ce moment, tu meurs! Quel opportunisme !



Comme indiqué ci-dessus, le Bureau Politique a hésité avant de prendre la décision de répondre au GPPM et à son 2ème Vice Président de peur d’être incompris de l’opinion qui à juste titre doit se dire que la Majorité Présidentielle a mieux à faire dans le contexte actuel de notre pays que d’étaler sa division. C’est justement le souci de voir la majorité présidentielle occuper plus de terrain qu’elle ne l’a fait jusqu’ici, qui est à l’origine de la démarche du FODEM et du MDI. Grande a été notre surprise de voir nos compatriotes du GPPM nous couvrir d’insultes en guise de réponse aux préoccupations que nous avons exprimées. Nous nous devons de réagir, sans tomber dans les bassesses, en mettant les éléments d’appréciation des uns et des autres à la disposition des centrafricains qui sauront séparer le bon grain de l’ivraie. Notre objectif est et demeure un meilleur fonctionnement de la Majorité Présidentielle au service de notre pays.





Le Bureau Politique du MDI

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Published by MDI - dans POLITIQUE
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