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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 18:22
 


L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)

 

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Centrafrique: Pour soutenir les efforts de gestion économique du pays, le gouvernement centrafricain a bénéficié d'un don d'environ 3 milliards de F CFA de la Banque mondiale

BANGUI, 22 oct 2006 - La Banque mondiale (BM) a octroyé un don de 6,8 millions de dollars (un peu plus de 3 milliards de francs CFA) à la Centrafrique afin de soutenir ses efforts de gestion économique, a rapporté dimanche la radio nationale centrafricaine. Ce don "va appuyer la gestion économique, la gestion du secteur minier et la prestation de services dans les zones rurales les plus éloignées", a déclaré le responsable de la BM Nils Tcheyan à la radio après la signature samedi soir d'une convention entre l'institution internationale et le gouvernement centrafricain. "Cela découle de plusieurs actions que la Banque mondiale a menées ici avec le gouvernement centrafricain, pour appuyer le pays dans une période assez difficile", a-t-il ajouté. "Nous espérons pouvoir nous réengager dans un futur proche en RCA (République centrafricaine)", a-t-il conclu. Cet accord a été signé au terme d'une mission de la Banque en Centrafrique, où elle a rencontré le président François Bozizé et plusieurs ministres. Elle devait "déterminer la meilleur façon d'aider la RCA à renforcer les capacités de l'Etat à planifier, exécuter et contrôler ses programmes de développement", en améliorant notamment la gestion des finances publiques et de sa masse salariale. La Centrafrique fait face à une grave crise financière qui l'empêche notamment de payer à temps ses fonctionnaires. La BM a suspendu en 2002 toute aide à Bangui, en raison des dettes contractées vis-à-vis de l'institution financière internationale et jamais honorées. Des programmes sociaux et de lutte contre le sida ont néanmoins continué à être financés par la Banque.

Centrafrique: La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme lance un nouvel appel à la Cour pénale international sur les violences en Centrafrique

PARIS, 12 oct 2006 - La Cour pénale internationale (CPI) doit ouvrir une enquête sur les violences commises contre les populations civiles en Centrafrique, a demandé une nouvelle fois jeudi la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). "L'histoire de la RCA se caractérise par une succession de cycles de violences politique et militaire ayant pour dénominateur et déclencheur communs l'impunité des auteurs des crimes les plus graves", selon un rapport que la FIDH publie après une mission d'enquête à Bangui en juin. Les auteurs soulignent que la population centrafricaine "subit les assauts continus de belligérants, rebelles et loyalistes: exécutions sommaires, viols systématiques contre les femmes, les hommes et enfants, amputations, actes de torture..." La FIDH dénonce "la double peine" infligée aux victimes, à la fois oubliées de la communauté internationale et "stigmatisées" dans leur pays, en particulier celles et ceux qui ont subi des viols, utilisés comme arme de guerre par de nombreux belligérants. "Plusieurs directeurs d'école ont ainsi refusé l'inscription de jeunes filles ou garçons victimes de viols", relève le rapport, ajoutant que d'autres sont victimes de railleries dans les cours de récréation ou vivent dans la honte d'avoir été violés devant leur propre famille. "Cette double peine des victimes n'est absolument pas prise en compte par les autorités centrafricaines", selon les auteurs. Le nord de la Centrafrique fait face ces derniers mois à l'apparition de groupes rebelles opposés au président François Bozizé ainsi qu'à des incursions de rebelles tchadiens en lutte contre le président Idriss Deby Itno, allié traditionnel de M. Bozizé qu'il avait aidé à prendre le pouvoir à Bangui en janvier 2003. Après avoir recueilli de nombreux témoignages de victimes et de rescapés de massacres commis notamment par des mercenaires liés à l'ancien président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, mais aussi par d'autres groupes rebelles ou loyalistes, la FIDH relève que "la plupart des présumés hauts responsables des crimes commis en 2002 et 2003 sont les acteurs du nouveau conflit". Dans ce pays de 3,8 millions d'habitants où l'espérance de vie n'est que de 42 ans, "les multiples conflits ont fait reculer tous les indices de développement", selon les auteurs. Ils soulignent "l'incapacité des juridictions centrafricaines" à juger les auteurs des crimes et rappelle qu'elle avait saisi la CPI dès février 2003, et que l'Etat centrafricain lui avait à son tour demandé l'ouverture d'une enquête en décembre 2004. "Abandonnées par la justice centrafricaine, les victimes ont pourtant le courage de s'organiser et s'accrochent, en dépit des railleries et menaces à l'espoir d'une justice internationale indépendante", selon le rapport. La FIDH estime que la violence en Centrafrique n'est pas "inéluctable", et qu'en ouvrant une enquête, "le procureur de la CPI doit saisir l'occasion d'être à la hauteur de son mandat".

Centrafrique: Les états-généraux de la justice organisés par le gouvernement centrafricain avec l'appui de l'Union européenne qui devaient se pencher sur le reforme de la justice initialement prévus ce lundi ont été reportés à une date ultérieure

BANGUI, 8 oct 2006  - La présidence centrafricaine a annoncé dimanche dans un communiqué lu à la radio nationale par son porte-parole Cyriaque Gonda, le report sine die des états-généraux de la Justice centrafricaine, initialement prévus du 9 au 12 octobre. "La présidence de la République informe les acteurs de la Justice et les autres personnalités que les états-généraux de le Justice devant se tenir du 9 au 12 octobre 2006 sont reportés à une date ultérieure", a annoncé M. Gonda, sans préciser la raison du report. "La Présidence de la République, ainsi que le gouvernement, informent tous les acteurs qu'ils seront tenus informés de la prochaine date de tenue de ces assises très importantes", a-t-il ajouté. Les états-généraux de la Justice organisés par le gouvernement centrafricain avec l'appui financier de l'Union européenne devaient se pencher sur "la réforme de la Justice de la RCA" (République centrafricaine) afin de "rendre cette institution performante, efficace et crédible aux yeux du citoyen, selon les organisateurs. Selon les organisateurs, la justice centrafricaine est notamment confrontée à un manque cruel de moyens matériel et humain.

Centrafrique: L'Union européenne accorde plus de 3 milliards de F CFA  au gouvernement centrafricain pour la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité dans le quartier de Galabadja

BANGUI, 6 oct 2006 - L'Union européenne (UE) et le gouvernement centrafricain ont signé vendredi à Bangui une convention de financement de 5 millions d'euros destinée à des travaux d'assainissement dans un quartier du nord de la capitale, a rapporté la radio nationale. Cette enveloppe d'un montant de plus de 3 milliards de francs CFA servira à la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité (bacs à ordures, kiosques à eau, latrines publiques) dans le quartier de Galabadja, a précisé la radio. "Les travaux d'assainissement de Galabadja s'inscrivent dans l'optique de la réduction de la pauvreté et visent à l'amélioration des conditions de vie quotidiennes de nos populations", a déclaré à l'issue de la signature le ministre centrafricain de la Coopération internationale Sylvain Maliko. Cette convention constitue "le complément indispensable du premier projet que nous avons lancé pour la réhabilitation de la ville de Bangui", a pour sa part indiqué l'ambassadeur de l'UE à Bangui, Jean-Claude Esmieu. "Mais c'est aussi un projet qui va directement aux quartiers en difficulté de la ville de Bangui", a-t-il ajouté. Les habitants de nombreux quartiers de la capitale centrafricaine, régulièrement frappés par les inondations lors de la saison des pluies, sont victimes des conséquences sanitaires de l'insalubrité, qui se manifestent par des forts taux de paludisme ou de fièvre typhoïde.

Centrafrique: les enseignants réclament un préalable de 3 mois d'arriérés de salaire sur l'ensemble des arriérés de l'année 2006 avant la reprise des classes du 2 octobre

BANGUI, 28 sept 2006  - Le principal syndicat d'enseignants de Centrafrique réclame du gouvernement le versement de trois mois d'arriérés de salaire avant la rentrée scolaire du 2 octobre, dans une lettre au ministre de l'Education nationale. Les enseignants "sont prêts à reprendre les cours à cette date (du 2 octobre)", toutefois, ils demandent au gouvernement une attention particulière (...) afin de faciliter la rentrée des classes", écrit la Fédération syndicale des enseignants de Centrafrique (FSEC) au ministre Charles-Armel Doubane. La FSEC demande notamment "le paiement d'un minimum de trois mois sur l'ensemble des arriérés de salaire de l'année 2006". L'Etat centrafricain fait face à une crise financière qui l'empêche de payer régulièrement ses fonctionnaires. Ces derniers perçoivent actuellement leur salaire de janvier 2006. Par ailleurs, la FSEC demande "l'annulation pure et simple des sanctions injustes prises à l'encontre des enseignants" après le recensement-paiement", une opération de recensement des agents de l'Etat menée en 2005, qui avait permis de mettre à jour un grand nombre de fonctionnaires fictifs ou de salaires perçus de manière indue. En cas de refus, le gouvernement a au moins "l'obligation de publier les résultats des autres départements ministériels avant la rentrée", estime la FSEC. Les résultats de cette opération concernant les ministères de la Défense et de la Justice n'ont jamais été publiés. En 2005, des revendications similaires avaient retardé la rentrée de plus de deux mois. Cette année, le syndicat n'a pas officiellement assorti ses demande d'une menace de grève.

Centrafrique: Signature entre les gouvernements marocain et centrafricain de sept accords de coopération portant sur la promotion des investissements, la coopération entre les ministères, l'industrie, la poste et d'autres domaines

RABAT, 26 sept 2006 - Le Maroc et le Centrafrique ont signé mardi à Rabat sept accords de coopération bilatérale au terme de la visite officielle dans le royaume du Premier ministre centrafricain, Elie Doté, a-t-on appris de source gouvernementale marocaine. Ces accords concernent notamment la promotion des investissements, la coopération entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays et la mise à la disposition de la Centrafrique de l'expérience marocaine en matière de la jeunesse et des sports. Les autres conventions bilatérales portent sur l'industrie, la poste, la fonction publique et l'information. Sur ce dernier point, le directeur général de l'Agence marocaine de presse Map, Mohamed Khabachi et son homologue centrafricain ont signé une convention prévoyant l'échange des informations entre les deux agences et la coopération en matière technique et de formation. Les sept accords ont été signés dans le cadre de la commission mixte de coopération présidée par le Premier ministre marocain, Driss Jettou, et son homologue centrafricain, Elie Doté. "Les accords conclus et les décisions adoptées à Rabat témoignent de notre volonté commune de conférer à notre relation une dimension nouvelle", a déclaré à cette occasion M. Jettou. Le chef du gouvernement centrafricain a quant à lui émis le voeu de voir aboutir le projet de liaison aérienne Casablanca-Bangui et la "création d'une compagnie aérienne nationale avec la participation technique et stratégique de la Royal Air Maroc". Il a enfin "soutenu" la proposition du Maroc d'accorder une autonomie au Sahara occidental, une anciennne colonie espagnole objet d'un conflit depuis 1975 entre le royaume et le front Polisario. Ce dernier revendique l'indépendance de cette ancienne colonie - annexée par le Maroc - avec l'appui de l'Algérie.

Centrafrique: une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice pour dénoncer le maintien en détention des personnes acquittées à l'issue d'un procès pour "complot" contre le pouvoir

BANGUI, 18 sept 2006 - Les avocats centrafricains ont entamé lundi une grève pour dénoncer le maintien en détention de quatorze personnes acquittées par la Cour criminelle à l'issue d'un procès pour "complot" contre le régime du président François Bozizé. Réunis autour de leur bâtonnier Me Venance Gomongo, une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice, où une délégation a été reçue par le ministre Paul Otto. "Nous exigeons des autorités judiciaires du pays (...) qu'elles prennent leurs responsabilités afin que ces personnes, qui ont été régulièrement acquittées mais qui demeurent encore détenues illégalement, soient immédiatement libérées", a déclaré Me Gomongo devant la presse. "Les faits qui se sont produits

 
 
 
 
 

où ils étaient toujours détenus lundi, selon leurs avocats.

Centrafrique-: Les fonctionnaires et agents de l'Etat relevant de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDI) au ministère des Finances et du Budget sont mis à la disposition du ministère de la Fonction publique, après la dissolution des Douanes centrafricaines, très critiquées par les bailleurs de fonds

BANGUI, 5 sept 2006 - Les Douanes centrafricaines ont été dissoutes par le président François Bozizé, qui a créé un comité placé sous sa direction et chargé de la réforme de cette administration très critiquée, notamment par les bailleurs de fonds, selon la radio nationale. "Les fonctionnaires et agents de l'Etat relevant de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDI) au ministère des Finances et du Budget sont mis à la disposition du ministère de la Fonction publique", a précisé lundi soir la radio nationale. Des éléments de la gendarmerie et de l'armée étaient déployés mardi autour des locaux de la DGDI et interdisaient l'entrée aux fonctionnaires, a constaté un journaliste. Parmi le demi-millier de fonctionnaires et agents des Douanes, seuls 48 ont été "réquisitionnés" par les autorités pour gérer les affaires courantes, jusqu'à la réforme de cette administration. Les institutions financières internationales ont plusieurs fois dénoncé ces dernières années l'inefficacité du recouvrement des recettes publiques en Centrafrique, lui imputant une part de responsabilité dans la grave crise financière que subit le pays, incapable de payer à échéance ses fonctionnaires, qui attendent actuellement le versement de leurs salaires de janvier 2006. "La décision de dissoudre l'administration douanière et de procéder à sa réforme n'est pas du fait des institutions financières internationales, elle vient des autorités centrafricaines", a toutefois déploré mardi le secrétaire général du Syndicat autonome des douaniers centrafricains (Syndoucaf) Innocent Yakoda. Selon lui, "au lieu de répondre (aux) revendications" des douaniers, le gouvernement "a préféré une fuite en avant pour les contourner". Le Syndoucaf a convoqué les douaniers pour une assemblée générale mercredi. Le président Bozizé a critiqué à plusieurs reprises les performances des Douanes centrafricaines, notamment le 11 juin lors d'un discours à l'occasion du premier anniversaire de son investiture. "J'engage le gouvernement à poursuivre l'effort d'assainissement des Finances publiques, en portant un regard spécial sur les Douanes (...) Je dis bien +en portant un regard spécial sur les Douanes+ qui ne sont pas encore performantes", avait déclaré M. Bozizé. Les agents de cette administration, dont M. Bozizé avait en outre dénoncé "la mauvaise façon de servir", avaient déclenché une grève de trois jours et réclamé des moyens adéquats pour travailler, la révision de leur statut et le paiement d'arriérés de primes.

 
 

 

 

Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté mardi soir une loi sur l'exploitation et l'exportation de l'uranium et du thorium, présents dans le sous-sol centrafricain

 

LIBREVILLE, 30 août 2006 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté mardi soir une loi sur l'exploitation et l'exportation des minerais radioactifs, notamment l'uranium et le thorium, présents dans le sous-sol centrafricain, a annoncé mercredi la radio nationale. La loi qui autorise l'exploitation de ces minerais et définit le cadre de leur exportation vient combler un vide juridique, le Code minier adopté en 2004 ne contenant aucune disposition les concernant. Elle a été adoptée à une large majorité (72 voix pour, 0 contre et 13 abstentions) mais les débats ont été houleux, même au sein de la majorité, certains députés accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur eux. Certains parlementaires ont également reproché au gouvernement d'avoir mis "la charrue avant les boeufs" en signant en 2006 une convention avec la société sud-africaine Uramines pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma (900 km à l'est de Bangui), la première exploitation à grande échelle de ce minerai en Centrafrique. La présence d'uranium dans la région de Bakouma a été mise en évidence par le Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) en 1947, alors que la Centrafrique était une colonie française. Dans les années 60 et 70, l'uranium a été exploité à petite échelle dans des mines à ciel ouvert ne respectant pas les normes de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), a souligné le ministre des Mines, Sylvain N'doutingaï durant les débats, rappelant que les populations et l'environnement avaient alors été exposé à la radioactivité.

 

Centrafrique: L'ex-président centrafricain Patassé, chassé du pouvoir en 2003 par le Général Bozizé, a été condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" et à payer 7 milliards de F CFA de dommages et intérêts

 

BANGUI, 29 août 2006 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a été condamné par contumace mardi à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" par la Cour criminelle de Centrafrique, qui a disjoint le dossier de détournement de deniers publics le concernant. "La Cour déclare Ange-Félix Patassé et (son ex-conseiller) Luis Sanchez coupables de faux et usage de faux" et les condamne "à 20 ans de travaux forcés et à 6 millions de francs CFA (9.100 euros) d'amende", selon le verdict rendu en audience publique. Les deux hommes sont également condamnés solidairement à payer 7 milliards de francs CFA (10,7 millions d'euros) de dommages et intérêts à l'Etat centrafricain. La Cour "retient" également la culpabilité de M. Patassé et d'un autre ancien conseiller Michel Banguet-Tandet, concernant le détournement de deniers publics, mais ordonne la disjonction du dossier, jugé insuffisamment instruit, et le confie à un juge d'instruction qui a deux mois pour le clôturer. La Cour les déclare coupables "mais en l'absence d'informations détaillées sur cette affaire se réserve de rendre une décision immédiatement", a expliqué un juriste. La Cour condamne également l'ancien ministre délégué aux Finances de M. Patassé, Lazare Doukoula, à 20 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics, ordonne la confiscation de tous ses biens "meubles et immeubles" et le condamne à 15 millions de francs CFA (22.900 euros) d'amende et à verser 2 millions de francs CFA (3.000 euros) de dommages et intérêts à l'Etat centrafricain. MM. Patassé, Sanchez et Doukoula sont en outre privés de leurs droits civiques. Les quatre accusés étaient jugés par contumace. Le procès s'est résumé à la longue lecture par la Cour de l'acte d'accusation et de renvoi, qui a pris plusieurs heures. Le tribunal, qui siégeait en l'absence de jurés conformément à la procédure de la contumace, s'est ensuite retirée pour délibérer et a rendu son verdit après seulement 30 minutes. Le cas d'un cinquième accusé, Simon Kouloumba, le seul présent en Centrafrique où il est incarcéré, a été disjoint. Cet autre ex-conseiller de M. Patassé devrait être jugé début septembre. La justice estime à au moins 70 milliards de francs CFA (106 millions d'euros) les sommes détournées au détriment du Trésor public par les accusés. Le produit de la vente de 55.000 tonnes de carburant données en 1999 par la Libye à Bangui, alors alliée du président Patassé, avait notamment disparu, selon la justice. Selon l'accusation, M. Patassé et ses collaborateurs ont également détourné la moitié d'un prêt de 6,6 milliards FCFA consenti par la Libyan Arab Bank en 2000, pour le paiement des arriérés de salaires, bourses et pensions, de même que les montants des hypothèques de certains immeubles appartenant à l'Etat et devant servir au remboursement du prêt. M. Patassé, élu en 1993 et réélu en 1998, a été renversé le 15 mars 2003 par le général François Bozizé, depuis élu président en mai 2005. Interrogé à Lomé, où il vit en exil depuis sa destitution, l'ancien président a "récusé" dimanche la Cour criminelle, estimant qu'"elle n'a ni qualité, ni compétence". "Je suis un président légitime et légal. Nous ne pouvons éventuellement être jugés que par la Haute Cour de justice pour haute trahison. Or l'Assemblée nationale actuelle, issue d'un régime hors-la-loi et putschiste, n'a pas qualité pour siéger en la demeure", a-t-il estimé. En avril, la Cour de cassation centrafricaine a renvoyé M. Patassé devant la Cour pénale internationale (CPI) pour divers crimes et exactions commis en Centrafrique contre des civils centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes, lors de la répression d'une première tentative de coup d'Etat du général Bozizé, venu du Tchad, en octobre 2002.

 

Centrafrique: Le Chef du MLPC, parti d'opposition, Martin Ziguélé, une semaine après son arrivée à Bangui, a appelé à un "dialogue politique"  pour trouver des solutions "durables"

 

BANGUI, 26 août 2006 - L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé, président d'un des principaux partis d'opposition, a jugé samedi "préoccupante" la situation en Centrafrique et a appelé à un "dialogue politique" pour trouver des solutions "durables". "La situation de la République centrafricaine est préoccupante", a déclaré le chef du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). "Il y a lieu de rechercher les voies et moyens aux fins de remédier à tous les maux qui gangrènent notre pays", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse organisée une semaine après son arrivée à Bangui depuis la France où il réside. "C'est pourquoi le MLPC, engagé résolument aux côtés de la Concertation des partis politiques de l'opposition, appelle à un dialogue politique qui permettra de trouver des solutions politiques durables, en vue d'accélérer notre développement dans le cadre d'une démocratie apaisée", a-t-il poursuivi. Premier ministre du président Ange-Félix Patassé lorsque celui-ci fut renversé par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé en mars 2003, M. Ziguélé a estimé que "dans les faits, rien n'(avait) changé" avec les élections présidentielle et législatives de 2005. M. Ziguélé avait été battu par M. Bozizé lors de la présidentielle. "Nous notons l'exacerbation des crispations identitaires, qui se manifeste par un retour au galop d'un tribalisme et d'un clanisme exacerbé et systémique, du népotisme et du clientélisme", a-t-il encore dénoncé, accusant les autorités de "captation des maigres ressources du pays" et de "refus de la concertation". Evoquant la diplomatie centrafricaine, il a estimé que Bangui était "le dindon de la farce" dans le conflit larvé qui a opposé pendant plusieurs mois deux de ses voisins, le Tchad et le Soudan, au cours duquel la Centrafrique s'est en grande partie alignée sur les positions de N'Djamena. M. Ziguélé, reçu par le président Bozizé et le Premier ministre Elie Doté au cours de sa visite à Bangui, a fait savoir qu'il ne s'y installerait définitivement qu'ultérieurement. "Je vais repartir mais je reviendrai un peu plus tard pour rester et préparer le congrès" du MLPC prévu en juin 2007, avait-il déclaré le 18 août à son arrivée à Bangui, sans préciser la durée de son séjour.

 

Centrafrique: à la suite d'une dispute entre des militaires et un groupe de jeunes qui a ainsi tourné à l'affrontement", trois civils ont été tués et deux autres blessé, par balles par des éléments des Forces armées

 

BANGUI, 24 août 2006 - Des éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) ont tué samedi trois civils et en ont blessé deux autres lors d'une "dispute" avec "un groupe de jeunes" qui a éclaté à Kaga-Bandoro, dans le nord de la Centrafrique, a rapporté jeudi la radio nationale. "L'incident est survenu à la suite d'une dispute entre des militaires et un groupe de jeunes qui a ainsi tourné à l'affrontement", a expliqué la radio, précisant que les victimes avaient été "tuées par balles". Elle n'a en revanche évoqué ni le motif ni les circonstances de cette "dispute", qui n'a fait aucune victime dans les rangs des Faca. Le gouvernement centrafricain a dépêché dans cette localité située à environ 400 km au nord de Bangui le ministre de l'Intérieur Michel Sallé pour exprimer son soutien aux familles des victimes. Le ministre a interdit aux membres des Faca le port d'armes en dehors des heures de service. Aucune sanction n'a été rendue publique pour l'instant à l'encontre des militaire qui ont ouvert le feu contre ce "groupe de jeunes". Les militaires centrafricains sont accusés de nombreuses exactions à l'encontre de civils, notamment d'agressions, de racket et parfois de meurtres. Dans les zones où les Faca sont déployées, leur cohabitation avec les habitants est souvent houleuses. Le ministère centrafricain de la Défense a accusé le 11 août quelque 80 militaires qui venaient d'abandonner leur poste dans le nord-est de la Centrafrique d'avoir eu "des comportements inadmissibles" vis-à-vis des populations locales. Le président François Bozizé a déploré à plusieurs reprises en public ces mauvais comportements, assurant qu'ils seraient sanctionnés.

 

Centrafrique: Le Groupe de la BAD accorde au gouvernement centrafricain un don de 4,9 millions de dollars pour le financement d'un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique du pays

 

Tunis, le 22 août 2006 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la République centrafricaine (RCA) ont signé, lundi à Tunis, un accord de don de 3,3 millions d’unités de compte, équivalent à 4,9 millions de dollars américains  pour le financement d’un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique de la RCA.

L’accord a été signé par le vice-président, M. Mandla Sizwe Gantsho, pour la Banque et le Ministre centrafricain de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, en la présence du secrétaire général de la Banque, M. Modibo Touré.

Dans son allocution, M. Gantsho a déclaré que l’accord constitue un moyen de renouer avec la République centrafricaine après plusieurs années, ajoutant que le don apportera une contribution aux efforts visant à consolider le progrès atteint en ce qui concerne les réformes qui permettent déjà à la communauté internationale de renouer avec le pays.

« J’aimerais souligner l’importance que la BAD attache à la reconstruction de votre pays et je salue les efforts et le progrès significatif réalisé par votre gouvernement au cours des quelques mois dans les domaines économique, politique, social et de la sécurité », a-t-il déclaré, ajoutant que les équipes de la BAD et de la Banque mondiale ont mis en place un programme de travail conjoint qui se traduit par une « feuille de route » qui a défini un nombre d’activités convenables au renouement total des partenaires au développement dans le pays.

M. Maliko, pour sa part, a déclaré que son pays se sent honoré par le soutien de la BAD qu’il a décrit comme la conséquence logique de la visite récente du Président Francois Bozize à l’Agence temporaire de relocalisation de la Banque à Tunis où il a tenu des discussions avec le Président de la Banque, M. Donald Kaberuka.

« Nous tournons une nouvelle page dans nos relations avec la BAD. Nous entamons une phase décisive de notre relation », a-t-il souligné.   

  Les objectifs du projet, financé par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, sont de renforcer les capacités de l’administration en matière de planification macroéconomique et sectorielle,  le suivi du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP),  la gestion de la dette, l’élaboration des comptes nationaux et la collecte des données sociales. Ces activités  contribueront à la réhabilitation du système de planification du développement du pays.

 Le coût global du projet est estimé à 3,66 millions d’UC, équivalant à 5,41 millions de dollars américains.  Le don du FAD financera 90 % du project.  Le gouvernement financera le reliquat de 0,36 millions d’UC qui représente 10 % du coût total.
Les opérations du Groupe de la Banque en République centrafricaine ont commencé en 1972. A ce jour, ses engagements y sont de 180,49 millions de dollars américains pour 26 opérations.

Centrafrique: L'Onu et le gouvernement centrafricain ont organisé avec plusieurs partis partis politiques centrafricains une réunion pour tenter de trouver des compromis entre ces partis minés par des dissidences

BANGUI, 21 août 2006 - Le ministère centrafricain de l'Intérieur et le Bureau des Nations unies en Centrafrique (Bonuca) ont organisé lundi à Bangui une réunion avec plusieurs partis politiques minés par des dissidences, afin qu'ils surmontent leurs divergences internes, a rapporté la radio nationale. "Quelles que soient vos divergences vous devez pouvoir trouver (...) des compromis, à travers un dialogue franc, pour éviter des incompréhensions et des impasses dommageables pour votre parti", a déclaré Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi des actes du dialogue national (CSADN) créé après l'arrivée au pouvoir du président François Bozizé en 2003. Le chef du Bonuca, le général Lamine Cissé, en a appelé à la stature d'"hommes d'Etat" des chefs de parti, estimant qu'ils avaient jusqu'ici toujours su adopter "un esprit de dialogue constructif". "Beaucoup de partis politiques vivent une crise aiguë en leur sein", a enfin souligné le ministre de l'Intérieur Michel Sallé, déplorant que "les tentatives de les ramener à l'ordre (...) provoquent des réactions de toutes sortes de la part de leurs dirigeants". Les deux principaux partis d'opposition centrafricains, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) et le Rassemblement démocratique centrafrique (RDC) de son prédécesseur André Kolingba (1981-1993), ont été confrontés à des dissidences après les élections présidentielle et législatives de 2005. Deux autres formations plus proches du pouvoir, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) et le Front patriotique pour le progrès (FPP), connaissent des tensions internes semblables et étaient présentes à la réunion.

Centrafrique: Des dizaines de militaires centrafricains réclamant le versement régulier d'une prime ainsi que des visites plus fréquentes des responsables de l'armée qui avaient déserté leur poste ont été mis aux arrêts par leur hiérarchie

BANGUI, 7 août 2006 - Plus de 80 militaires centrafricains en détachement dans le nord-est de la Centrafrique ont "déserté" leur poste pour protester contre leurs conditions de vie et regagné Bangui, où ils ont été mis aux arrêts par leur hiérarchie, a-t-on appris lundi de source militaire. Ces militaires, dont la désertion n'a fait l'objet d'aucune réaction officielle dans l'immédiat, se trouvaient dans les régions de N'Délé et de Birao, à 800 et 1.000 km au nord-est de la capitale centrafricaine, non loin de la frontière soudanaise. Ils sont arrivés vendredi à Bangui, et réclament le versement régulier d'une prime ainsi que des visites plus fréquentes des responsables de l'armée, selon la source militaire. C'est la troisième désertion d'un groupe de militaires dans le nord-est du pays en moins de trois mois, après celle d'une quinzaine de membres de l'armée il y a une semaine et celle le 21 mai d'une cinquantaine d'hommes détachés à N'Délé, qui protestaient contre le non-paiement de leur solde. Le président centrafricain François Bozizé avait vivement critiqué ces militaires fin mai, en les qualifiant de "peureux" et "fainéants". Frontalier du Tchad et du Soudan, le nord-est de la Centrafrique a été le théâtre en mai et juin de violents combats entre les Forces armées centrafricaines (Faca), soutenues par une force multinationale déployée par les pays de la région, et des hommes armés, identifiés comme des rebelles tchadiens par les autorités de Bangui. A la suite de ces incidents armés, le président Bozizé a limogé début juillet plusieurs hauts responsables des Faca, dont leur chef d'état-major, le général Antoine Gambi.

Centrafrique: Un ancien ministre de la défense du Président déchu Ange-Félix Patassé a annoncé depuis son exil en France la création d'un parti politique, la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP)

BANGUI, 18 juil 2006 - L'ancien ministre centrafricain de la Défense Jean-Jacques Demafouth, qui vit actuellement en exil en France, a annoncé la création d'un nouveau parti politique baptisé la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), selon un communiqué reçu mardi à Bangui. "Ce nouveau parti n'est que la volonté des hommes et des femmes de toutes les régions de notre pays, conscients des échecs successifs, qui entendent offrir au peuple centrafricain l'opportunité de construire dans l'unité, la paix et le dialogue un avenir meilleur", a déclaré M. Demafouth. "Plus d'un an s'est écoulé depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle (remportée par François Bozizé, au pouvoir depuis 2003) que vous avez souhaitée sans exclusive, libre, transparente et porteuse d'espérance", a-t-il poursuivi. "Au lieu de cela, il se produit chaque jour (en Centrafrique) des choses graves qui compromettent la paix sociale, la stabilité et la concorde nationale", a-t-il poursuivi, déplorant que "les indicateurs macroéconomiques ont atteint des minima que l'on a jamais vus" et que "l'insécurité et l'injustice règnent en maître sur l'ensemble du territoire". "Bien que silencieux, je ne suis pas resté pour autant insensible à vos cris et à vos souffrances (...). Les nombreux appels émanant du pays (...) m'obligent aujourd'hui à réagir", a conclu l'ex-ministre du président déchu Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par François Bozizé. En 2001, alors qu'il était ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth avait été accusé par le président Patassé d'une tentative de coup d'Etat ratée et limogé, avant d'être acquitté par la Cour criminelle de Bangui après un an de détention. Aujourd'hui en exil en France, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine pour une série d'assassinats commis en 1999. Prévu fin 2004, son procès avait été ajourné. Candidat à l'élection présidentielle du printemps 2005, il avait réuni 1,27% des suffrages au premier tour, sans avoir obtenu l'autorisation de rentrer dans son pays pour y faire campagne. Il fait depuis quelques mois l'objet d'une nouvelle procédure judiciaire pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Les autorités de Bangui le soupçonnent de piloter des groupuscules rebelles actifs dans le nord du pays et qui ont juré de faire tomber le président Bozizé, ce qu'il a toujours nié. "Il y a exactement cinq ans, j'avais déjà été accusé fallacieusement de la même manière (...). Apparemment, mon existence politique dérange et fait peur à mes adversaires", a-t-il déclaré dans son communiqué, rejetant toute responsabilité dans l'émergence de ces groupes armés.

Centrafrique: Enlevés par des bandits de grand chemin lourdement armés, treize enfants d'éleveurs ont été libérés par éleveurs simplement armés d'arcs et de flèches empoisonnées

BANGUI, 12 juil 2006 - Treize enfants d'éleveurs peuhls enlevés par des "coupeurs de route" dans le nord-ouest de la Centrafrique ont été libérés par des "archers", des éleveurs organisés en groupes d'autodéfense, a annoncé mercredi la radio nationale. Selon la radio, ces "archers", nommés ainsi car simplement armés d'arc et de flèches empoisonnées, ont attaqué un campement de "coupeurs de route", bandits de grand chemin qui dépouillent les voyageurs et pratiquent le kidnapping contre rançon, dans les environs de Nana Bakassa (300 km au nord de Bangui). A l'issue d'un affrontement, les ravisseurs ont été contraints à la fuite, abandonnant leurs treize otages, dont deux filles. Les combats ont fait des blessés de part et d'autre, a indiqué sans plus de précision la gendarmerie. Ces éleveurs se sont constitués il y a plusieurs années en groupe d'auto-défense pour se protéger des coupeurs de route ("zaraguinas") lourdement armés qui écument le nord du pays. Sous le régime du président déchu Ange-Félix Patassé (1993-2003), ils se joignaient parfois aux patrouilles de l'armée traquant ces bandits armés. Le nord de la Centrafrique est confronté depuis plusieurs mois à une recrudescence de l'activité des zaraguinas qui ont multiplié récemment les attaques sur des campements d'éleveurs peuhls. Sept adolescents, enfants d'éleveurs peuhls, enlevés par des zaraguinas dans la sous-préfecture de Bozoum (400 km au nord de Bangui), ont été abattus le 15 juin par leurs ravisseurs, au cours d'une opération militaire destinée à les libérer.

Centrafrique: Dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre la République centrafricaine (RCA) et la France, un soutien logistique important et une aide tactique seront prochainement mis en place au profit des Forces armées centrafricaines

BANGUI, 11 juil 2006 - La France va apporter "un soutien logistique important et une aide tactique" en hommes et matériel à l'armée centrafricaine dans sa lutte contre les bandes armées qui sévissent dans le nord du pays, a annoncé mardi le ministère de la Défense centrafricain, dans un communiqué. "Dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre la République centrafricaine (RCA) et la France depuis l'arrivée au pouvoir du général François Bozizé (en mars 2003), un soutien logistique important et une aide tactique seront prochainement mis en place au profit des Forces armées centrafricaines (Faca), selon ce communiqué. "Cet appui français se matérialisera par la mise à disposition d'un avion français de type C-130 (appareil militaire de transport) qui se chargera d'acheminer la logistique lourde" et "la France dépêchera à Bangui, des officiers d'état-major pour aider l'état-major des Faca dans la planification des opérations qui pourraient être conduites", poursuit le ministère. Des avions français mèneront des "missions d'observation aériennes" sur l'ensemble du pays "et tout particulièrement sur les zones sensibles", ajoute le ministère, affirmant que "dans les tous prochains jours, des avions de chasse français (sillonneront) le ciel de la capitale", Bangui. Outre l'insécurité due au banditisme dans le nord de la RCA, plusieurs incidents armés ont opposé ces derniers mois dans le nord-est du pays les Faca à des combattants présentés par Bangui comme des rebelles tchadiens opposés au président tchadien Idriss Deby Itno, voisin et allié qui avait aidé François Bozizé à prendre le pouvoir. Douze soldats centrafricains et deux militaires tchadiens de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale - Cémac) ont ainsi été tués fin juin dans l'attaque de leur camp à Gordil (800 km au nord-est de Bangui). Le gouvernement centrafricain a attribué la paternité de ce raid à des rebelles tchadiens mais un groupuscule centrafricain hostile au président Bozizé a lui aussi revendiqué cette opération. Fin mai, deux soldats centrafricains avaient péri dans une embuscade non loin de Birao, près de la frontière soudanaise, et, un mois plus tôt, Bangui avait dénoncé le viol de son espace aérien par un avion cargo venu du Soudan déposer dans la localité de Tiringoulou, des "hommes en armes" et du matériel. Début avril, une colonne de rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc) venue du Soudan, avait, selon Bangui, traversé le territoire centrafricain, pour rejoindre le Tchad et mener une offensive, finalement repoussée, sur N'Djamena le 13 avril.

Centrafrique: Dans une circulaire publiée dans la presse locale, le gouvernement interdit de cérémonies officielles jusqu'à preuve de contraire toute tenue de congrès contraire aux règlements intérieurs des partis ou groupements politiques

BANGUI, 10 juil 2006 - Le gouvernement centrafricain va imposer aux factions dissidentes des partis politiques de se constituer légalement en groupe ou parti si elles veulent organiser des réunions ou des congrès, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Michel Sallé. "Tout groupe ou organe dissident ne saurait être reconnu par (le gouvernement), sauf à remplir les formalités légales pour se constituer en un nouveau parti

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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