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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 16:45
Rencontre André Jarnier, Gal Lecerf avec le Chef de l’Etat et le CEMA des FANCI
(Le Patriote 28/10/2006)


André Janier, ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire a été reçu en audience, hier, par Laurent Gbagbo. A sa sortie de cette entrevue, le diplomate s’est prêté aux questions des journalistes.

Q: Vous sortez d’une audience avec le Chef de l’Etat. De quoi a-t-il été question ?
André Janier : Nous sortons affectivement –comme vous avez pu le constater- d’une audience avec le Chef de l’Etat. Ça s’est bien passé comme d’habitude. Et nous avons évoqué les principaux sujets d’actualité. Vous les connaissez, vous autres journalistes, aussi bien sinon mieux que moi. Ils sont nombreux actuellement. Nous avons parlé, entre autres, des discussions qui se déroulent actuellement au Conseil de sécurité à propos de la Côte d’Ivoire.

A propos de la Côte d’Ivoire, le projet de résolution que la France a introduit auprès du Conseil de sécurité. Qu’est-ce que vous en pensez ?
A.J. Ah, moi ! Je n’ai rien à en penser, hein ! Comme je le disais à Monsieur le Président, il y a une négociation qui est en cours. Et elle se conclura par l’adoption d’une résolution par le consensus des quinze membres du Conseil de sécurité. Mais, je ne suis pas associé aux discussions.

Excellence, pourquoi la France tient tant à produire une résolution alors que l’Union africaine a publié un communiqué qui est très clair ? Pourquoi aller au-delà du communiqué de l’UA ?
A. J. : Sur la production d’une nouvelle résolution – comme vous dites- il me semble que le communiqué qui a été publié le 17 octobre à l’issue du sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA demandait précisément au Conseil de sécurité – c’est écrit dessus- de lui, aussi, prendre une résolution.

Une nouvelle résolution ?
A. J. : Oui ! Prendre une résolution. L’UA a passé le dossier au Conseil de sécurité. Relisez le communiqué.

Que répondez-vous aux détracteurs qui disent que Licorne prépare quelque chose contre le régime ?
A. J. : Je ne réponds pas à ces arguments parce qu’ils sont tellement grossiers qu’ils ne méritent pas que je perde du temps à parler de ça. L’immense majorité des Ivoiriens savent pourquoi Licorne est maintenue dans son rôle. Il est connu. On ne va pas le répéter. Elle n’est pas là pour autre chose.
La solution à la crise, à votre avis, est liée à la mise à l’écart du Président de la République ?
A. J. : Ce n’est pas moi qui vais décider de la solution à la crise. Et personne n’a jamais dit cela.

Vous représentez quand même un Président qui tient le discours ?
A. J. : Je ne parle pas au nom de mon président.

Qu’est ce qui gène dans la Constitution ivoirienne pour que la France veuille sa suspension?
A.J.: Nulle part, il n’est écrit que la Constitution de la Côte d’Ivoire doit être suspendue. Non, non, non ! Vous avez mal lu le projet de résolution. Nulle part, il n’est fait mention… Non ! Il faut être sérieux. Alors maintenant, j’arrête parce que nulle part il n’est fait mention de la suspension de la Constitution dans le projet de résolution. De toute façon, pour l’instant, c’est un projet qui est sur la table qui est discuté par l’ensemble des membres du Conseil de sécurité. ON verra d’ici à la fin du mois ce que ses 15 membres à l’unanimité, par consensus, auront décidé. Voilà ! Merci.

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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