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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 17:41

Birao : Deux membres du gouvernement interpellés par les députés



 

Assiégés par les mouvements rebelles le 30 octobre 2006, la ville de Birao n'est plus sous l'autorité de l'administration centrale. Cette situation d'insécurité dans le nord-est du pays ne laisse indifférent plus d'un centrafricain. Ce qui explique l'engagement des élus de la nation à suspendre le projet de loi sur le fonctionnement de l'assemblée nationale qu'ils devaient en principe discuter pour faire place à la prise de position des élus du peuple sur les évènements de Birao qui a défrayé la chronique pendant ces derniers temps.
Dans cette optique, les députés ont demandé et reçu l'aval du gouvernement pour que le ministre de l'Intérieur Michel Salle et Laurent Gon Baba en charge du secrétariat du gouvernement et de Relations avec le Parlement pour débattre sur la question brûlante qui prévaut dans la Vakaga. Cette interpellation a pour but d'auditionner les membres du gouvernement sur les informations qu'ils disposent sur la situation dans cette ville et ce qui se fait en ce moment sur le terrain afin de mieux s'engager dans cette voie.
En effet, il s'agit des questions purement stratégiques, ce qui fait que l'accès dans l'hémicycle est interdit non seulement à la presse publique mais également à la presse privée. Cette rencontre qualifiée de réunion de concertation permettra aux deux membres du gouvernement de rassurer les élus du peuple sur les dispositions qui seront prises pour bouter hors du territoire centrafricain les rebelles de l'UFDR sous le commandement du capitaine Sabone.
Lors de l'invasion de la localité par les rebelles, le sous-préfet de la localité a été pris en otage, alors que le préfet se trouvait en mission à Bangui. L'occupation de cette zone a contraint le Chef de l'Etat François Bozizé a écourté sa visite en Chine où il devait prendre part au sommet de Beijing sur la coopération sino-africaine.
L'interpellation de Michel Salle et de Laurent Gon Baba par les députés de la Nation permettra aux représentants du peuple de réfléchir en profondeur sur le déroulement de l'opération ayant entraîné la prise de la localité de Birao et les dispositions prises par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité dans la localité en vue de sécuriser les lieux pour que la population civile puisse vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Surtout les moyens mis en œuvre à cet effet sans oublier l'identité des assaillants.
Il faut également noter que ce moment donnera l'occasion à tous les participants à cette séance de concertation de connaître à peu près l'effectif des victimes sur le terrain, tant du côté de la population civile que des éléments des FACA pour leur permettre de faire leurs déclarations conjointes sur lesdits évènements.
Aux dernières nouvelles, il semblerait que le maire de la ville de Birao serait dans la brousse en train de chercher à rejoindre les zones périphériques car, dit-on, les rebelles lui ont promis la mort. Il en est de même pour quelques administratifs de la localité qui ont pris la poudre d'escampette pour sauver leur vie.
Le peuple centrafricain attend de pied ferme les issues de la rencontre des députés avec les membres du gouvernement.
Espérons que des solutions idoines ressortiront de cette rencontre pour que cette partie du pays puisse recouvrer la paix et que la population civile qui fait toujours les frais de ces genres de situation puisse reprendre leurs activités pour le développement socioéconomique de la localité.
Le peuple attend également que les élus de la nation puissent proposer à l'exécutif des voies appropriées pour le retour de la paix sur toute l'étendue du territoire, tant à Birao, Kaga-Bandoro, Paoua et autres...
En somme, il est d'une urgence inattendue que les autorités politico-militaires prennent des mesures coercitives en dotant nos forces de défense et de sécurité de matériels adéquats pour faire face à l'assaut des ennemis de la paix avec l'aide des pays amis. Car, il y va de l'avenir de tout un peuple qui n'a connu ces dernières décennies que des troubles sociaux, politiques et économiques.


Samedi 04 Novembre 2006
Alexis REMANGAÏ
CENTRAFRIQUE OPINION

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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