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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 17:50

Centrafrique: Des services de renseignements toujours défaillants



 

L'opinion publique commence à douter sérieusement du rôle du Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, du rôle de la Police, de la Gendarmerie et des services de renseignements civils et militaires comme le B2.
Déjà, lors de la récente attaque de Birao, la Gendarmerie locale n'a rien vu venir. Le renfort militaire dépêché par Transall ou Hercule C130 sur place n'a pu quadriller la frontière avec le Soudan et comme d'habitude beaucoup de nos soldats passent le clair de leur temps dans les quartiers en train de s'abreuver de « Ngouli » ou de « Kochobo » ou de se donner à cœur joie à quelques libertés. Le sexe prime sur la surveillance du territoire qui demande souvent des renseignements fiables.
En réalité depuis les premières attaques de Birao, Tiringoulou et Gordil par des bandes armées non identifiées, les forces de défense et de sécurité auraient dû être sur leur garde et faire preuve de beaucoup de vigilance et de professionnalisme en matière de sécurisation du territoire national et notamment des frontières -Nord de la République Centrafricaine.
Les récentes attaques rebelles dans l'Est du Tchad jusqu'à la frontière Sud-Est avec la République Centrafricaine auraient du mettre la puce à l'oreille de nos services de renseignements militaires et civils aux fins de prévenir toute infiltration du Territoire National par des rebelles Tchadiens.
Avant même d'obtenir la mise en application de la résolution 1706, du Conseil de sécurité des Nations Unies favorable au déploiement des forces onusiennes à la frontière Centrafricano- Soudanaise ou même tchadienne, les forces armées centrafricaines auraient dû user de leur peu de moyens pour sécuriser nos frontières Nord. Certes, les FACA n'ont pas toute la logistique et tous les moyens pour cette manœuvre d'envergure, mais comme dit l'adage « aide-toi et le ciel t'aidera ». La République Centrafricaine ne peut d'abord compter que sur ses propres forces avant de solliciter le concours massif de la Communauté internationale et en particulier de la France avec laquelle le pays peut encore compter sur un accord de défense qui date de 1960.
Mais force est de constater que nos services de renseignements sont défaillants à cause de leur manque de Professionnalisme et d'objectivité dans le traitement de l'information et le recoupement des renseignements. Or, Dieu seul sait les fonds secrets qui sont mis à la disposition des services de sécurité et notamment pour les renseignements et qui servent manifestement à nourrir des bouches affamées spécialisées dans le mensonge, la démagogie et les dénonciations calomnieuses aux fins de nuire à autrui.
Les ‘‘Notes d'informations'' des services de renseignements officiels de la DSPA ou du B 2 (Police, Gendarmerie, Armée Nationale) sont truffées de mensonge et participent parfois de la désinformation et de l'intoxication de la puissance publique et de l'opinion Nationale. Elles voient partout des coups d'Etat, mais ont été incapables de prévenir les événements dramatiques de Birao aujourd'hui entre des mains rebelles. Or, « Gouverner, c'est prévoir ». Cela implique que nos services de renseignements soient plus opérationnels, plus efficaces et plus professionnels qu'ils ne le sont aujourd'hui.
Il y a lieu de songer à une meilleure restructuration de ses services pour les rendre plus utiles et plus efficaces. Car sans des renseignements, précis, les forces de défense et de sécurité ne peuvent rien faire, quelque soient leurs moyens.

Samedi 04 Novembre 2006
Ding kpi

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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