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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 04:51

ET SI DERRIERE LA REBELLION DE L'UFDR SE CACHAIT L'AMBITION HEGEMONIQUE ISLAMISTE



 

L'opinion publique nationale ainsi que la communauté internationale est avertie. Derrière la rébellion de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), il se cacherait bien des choses qui peuvent mettre à mal non seulement la paix et la cohésion nationales en Centrafrique mais dans toute la région d'Afrique Centrale. Il a fallu que le Journal Confident puisse interviewer le porte parole de l'UFDR, Abakar Sabone pour qu'un coin de voile soit levé sur ce qui se tramait sur le dos du peuple centrafricain.
Lorsqu'on analyse la tête froide, l'interview du porte parole de l'UFDR, on se rend compte que c'est la non satisfaction des termes du contrat signé par François Bozizé et les ex libérateurs qui seraient l'une des causes qui ont poussé ceux-ci à se rebeller. Remerciés en monnaie de singe, les ex libérateurs déportés manu militari au Tchad pour enfin s'évader dans la nature n'avaient pas d'autres choix que de se rebeller contre le « mauvais patron » si on peut le dire ainsi. A cause de ce fameux contrat, c'est toute la République Centrafricaine qui en fait les frais. Ce malgré que Bozize ne reflète l'image du prophète Moïse appelé à libérer le peuple centrafricain de la misère et de sous développement économique comme le pensent certains.
Cependant, revenons aux termes même du contrat. Selon le porte parole de l'UFDR, il était convenu qu'après la conquête du pouvoir le 15 mars 2003, le nouveau président autoproclamé François Bozizé devait nommer un Premier Ministre musulman. Vérité ou intoxication ?
Déjà là, c'est annonciateur de ce qui a fini par s'éclater au grand jour. François Bozizé dès sa prise de pouvoir n'a pas du tout nommé un Premier ministre dans le rang des musulmans comme convenu et à cette époque, les ex libérateurs n'avaient même pas osé dénoncer la violation de l'accord secret dont seuls, les « dieux de la rébellion » connaissent les termes. Il a fallu la situation du 17 avril 2004 pour qu'on puisse ressusciter ce fameux contrat. Et ce n'est pas fini, suivez notre regard et vous découvrirez un peu plus sur les motivations réelles des rebelles de l'UFDR.
Si c'étaient des revendications fondées sur le non respect des obligations contractuelles qui existeraient entre Bozizé et les ex libérateurs, on ne devrait en aucun cas assimilé la situation qui arriverait à notre pays au cas où Bozizé refuserait de dialoguer avec les rébellions aux schémas ivoiriens, somaliens et rwandais.
Or, et ce n'est nullement un secret de polichinelle, la crise que traverse actuellement la Côte d'Ivoire ressemblerait bien à une « guerre » entre musulman qui veulent le pouvoir et les non musulmans hostiles à cette initiative. On sait aussi que l'intégrisme islamiste est en passe d'avoir droit de cité en Somalie et que le Rwanda a connu le génocide dont les séquelles sont toujours visibles. Assimilé la situation centrafricaine à celles suscitées, laisse déjà présager quelque chose de grave si rien n'est fait par la communauté internationale qui ne doit apparaître comme un simple spectateur du conflit mais un acteur à part entière pour prévenir ce qui adviendra.
Fort de tout ce qui précède, on peut déduire que derrière les actions de l'UFDR se cacherait une seule ambition : l'ambition hégémonique islamiste aux fins de conquérir le pouvoir entre les mains des chrétiens qui ont gouverné pendant 46 ans et qui ont conduit le pays à l'enfer, selon les propres termes d'Abacar Sabone, extrait de l'interview accordée à Le Confident.
La République Centrafricaine comme il l'a si bien dit est un Etat laïc et il ne saurait nullement être question de la suprématie d'une religion sur les autres. La Constitution du pays définit clairement que le peuple centrafricain élit aux suffrages universels ses représentants, ce qui voudrait dire que tout ceux qui veulent présider aux destinées de la RCA, doivent se soumettre aux suffrages du peuple qui est souverain.
C'est peut-être une idée joviale pour le porte-parole de l'UFDR de reconnaître que c'est pas parce que François Bozizé est arrivé au pouvoir par les armes qu'ils doivent le suivre. Et si justement, ils ne sont pas des suivistes, rien ne justifie cette rébellion sinon l'intégrisme islamiste que nous avions tenté d'explorer
De l'autre côté, il faut admettre qu'il y a plusieurs mouvements rebelles qui écument le Nord-Est centrafricain et qui sont hostiles au pouvoir de François Bozizé. Tous ces mouvements ne sont pas forcément dirigés par les musulmans. Certains tirent leurs justifications dans la non satisfaction des besoins sociaux de la population, la politique ethnique, régionaliste, et tribale du régime en place, l'affairisme institutionnalisé, la mauvaise gouvernance…
Il est temps pour le pouvoir de chercher à résoudre durablement ces problèmes car, à n'en point douter que ventre affamé n'a point d'oreilles et par conséquent, ceci pousse le plus souvent les gens à rentrer en dissidence…
Une fois de plus, la communauté internationale doit tirer toutes les leçons de l'interview du porte parole de l'UFDR pour prévenir au lieu de jouer au pompier. La paix dans la sous région d'Afrique Centrale dépendra énormément de la stabilité de la République Centrafricaine. A moins qu'on veut jouer au pourrissement avant de nous venir au secours.

Vendredi 10 Novembre 2006
Fleury – K

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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