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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 20:15
  • DECLARATION DU PRESIDENT BOZIZE A L'OCCASION DE LA MARCHE DU 8 NOVEMBRE 2006

    Le peuple centrafricain vient de faire solennellement la demande à la France. Elle ne peut pas nous abandonner dans la souffrance. Si elle veut nous abandonner dans le malheur, dans les difficultés, qu'elle vole à notre secours. Ils ne sont pas loin, ils sont juste à Bangui Mpoko. Pour la CEMAC et les autres, nous continuons de négocier. Nous avons contacté les hauts dirigeants mais, cela fait partie du secret militaire que nous ne pouvons étaler ici.


    Chers frères et Sœurs
    Centrafricaines, Centrafricains


    Je vous adresse toutes mes salutations. Aujourd'hui vous avez organisé une marche de contestation. Pourquoi ? Parce que notre territoire à nous centrafricains, du côté de Birao dans la Vakaga a été occupé de force. C'est pourquoi le clou de cette marche nous a réuni sur la place de la République pour dire non, non, non à de telles pratiques. La manifestation d'aujourd'hui a quatre significations notamment : le centrafricain aspire à la paix ; l'amour que le centrafricain porte à son pays ; le patriotisme, le chauvinisme que manifeste le centrafricain pour son pays ; la démocratie avec la mise en place des institutions républicaines. Il souhaite que la démocratie se raffermisse. Il n'appartient pas à quelqu'un, encore moins à un étranger de lui faire des leçons de morale quelque soit l'état de notre pauvreté, nous ne voulons pas subir le diktat d'un étranger. S'il y a le désordre chez eux, qu'ils restent avec cela chez eux.

    Le centrafricain dans sa misère, dans sa pauvreté n'aime que la paix, rien que la paix. Mais nous ne voulons pas d'affrontements armés, pas de guerre. S'il y a la guerre que ces étrangers entretiennent chez eux, qu'ils laissent le peuple centrafricain jouir de sa tranquillité car, nous voulons bâtir notre pays.

    Centrafrique est la patrie des centrafricains et non celle des étrangers et il appartient aux femmes de Centrafrique.

    Nous centrafricains, demandons aux forces de défense et de sécurité (armée, militaires, gendarmes, policiers) de garantir la sécurité du pays, de le protéger et de le défendre. Le peuple centrafricain est avec vous, la jeunesse centrafricaine vous appuie. N'ayez pas peur, n'ayez pas peur, n'ayez pas peur. Ne soyez pas démotivés pour abandonner les armes, minutions, véhicules et matériels militaires à l'ennemi. N'ayez pas peur car, la République Centrafricaine est aux mains des forces de défense et de sécurité. Faites votre travail avec conscience et patriotisme.

    Peuple centrafricain, femmes centrafricaines, jeunesse centrafricaine, je vous invite à la vigilance, vigilance à Bangui, vigilance dans toutes les provinces vigilance de la part des chefs de groupe et de quartier, chef de village, maires. Ne fléchissez à aucun moment dans la vigilance, n'abandonne pas ton pays pour ne pas qu'un intrus vienne y instaurer la chienlit.

    Qu'ils viennent du Soudan, oppose-lui une résistance farouche, de la République Démocratique de Congo n'accepte pas qu'il te piétine, du Tchad n'accepte pas qu'il te ridiculise, du Congo Brazzaville et du Cameroun, n'accepte pas de troquer ton pays.
    Dans le souci de préserver la paix sur notre territoire, nous ne devons pas proférer des accusations contre n'importe qui. Celui que devons citer nommément, c'est le Président Béchir. Nous n'accusons pas tous les soudanais, mais c'est le Président Béchir, qui veut mettre la République Centrafricaine à feu et à sang à cause de la méchanceté, ce que nous lui demandons c'est de venir chercher Abdoulaye Miskine qu'il a envoyé pour le ramener au Darfour. Qu'il vienne chercher Fakim Ahmat Marabout et qu'il le ramène au Darfour Soudan. C'est de là qu'ils viennent. Nous n'avons pas de problème avec lui.

    Nous nous étions rencontrés avec le Président Béchir au Soudan. Nos entretiens ont porté sur la coopération et la fraternité entre centrafricains et soudanais. Mais, ce n'est pas à cause de la guerre, à cause des troubles. Dans nos entretiens, nous avons évoqué le problème de la route entre Birao et Nyalla. Nous avons également parlé du chemin de fer qui s'est arrêté à Nyalla pour le prolonger jusqu'à Birao voire jusqu'à Bangui. C'est ce que nous nous sommes dit. Mais pourquoi Béchir a-t-il changé pour faire autre chose ? Pourquoi nourrit-il une haine contre nous ?

    Nous ne nourrissons pas de mauvais sentiments à son encontre, moins encore à l'égard du peuple soudanais. Lors de la guerre qui s'est déroulée au Sud-Soudan, nous avons reçu sur notre territoire 50.000 réfugiés soudanais à Mboki. Ils ont créé leur église, construit des maisons, cultivé des champs, jusqu'à ce que la guerre du Sud Soudan ne connaisse une fin, nous ne nous sommes jamais mêlés des problèmes internes du Soudan. Maintenant le HCR est en train de les évacuer pour qu'ils regagnent leur terroir. Mais pourquoi avoir utilisé cet avion affrété par le HCR pour le transport des troupes et des armes pour les déposer à Tiringoulou pour martyriser le peuple centrafricain ? Ce n'est pas logique.

    J'ai pris bonne note des revendications de deux orateurs qui ont parlé en vos noms. Nous allons les mettre en application. L'armée fera son travail. Ce ne sera pas une armée qui devra rester à Bangui pour se pavaner. Si vous trouvez des militaires dans les quartiers, dites-leur d'aller à Birao. L'armée de braquage, de racketteur des bananes sur les hottes des mamans est terminée. Maintenant, c'est la ville de Birao qui doit être reprise. La jeunesse, les femmes centrafricaines, les chefs de quartiers sont unis derrière son armée. Les maires doivent également appuyer son armée. N'ayez pas peur. Ceux qui nous veulent la guerre ont aussi peur de la mort. Il faut faire preuve de vaillance en leur présence. Nous finirons par les battre. Il faudrait qu'on les batte.

    Je félicite la jeunesse centrafricaine, la femme centrafricaine, décidée à s'engager dans l'armée à la place des hommes. Les hommes ont trop peur, voilà pourquoi les femmes veulent nous arracher le leadership. Que la jeunesse s'affirme dans le métier des armées. Votre fils François Bozizé est décidé à aller au sacrifice suprême pour la République Centrafricaine et le peuple centrafricain. Vous m'avez bien suivi. Applaudissez, pour la victoire !

    Dans vos recommandations, vous avez parlé des Nations Unies. J'avaisjà discuté de cette question à Bucarest. Les forces des Nations Unies seront présentes mais, le système a une administration un peu lente. Vous avez également évoqué la France. Nous avions négocié avec les autorités françaises et nous attendons la réponse. S'ils ont peur, nous-même allons nous engager. Nous avons des accords de défense avec la France. Quand la RCA est agressée comme le Soudan l'a fait par personnes interposées, l'armée française ne doit pas éviter de réagir. Nous attendons leur réponse. S'ils ne viennent pas, le peuple centrafricain est témoin. Le peuple centrafricain vient de faire solennellement la demande à la France. Elle ne peut pas nous abandonner dans la souffrance. Si elle veut nous abandonner dans le malheur, dans les difficultés, qu'elle vole à notre secours. Ils ne sont pas loin, ils sont juste à Bangui Mpoko. Pour la CEMAC et les autres, nous continuons de négocier. Nous avons contacté les hauts dirigeants mais, cela fait partie du secret militaire que nous ne pouvons étaler ici.

    Je remercie la jeunesse centrafricaine, élèves, lycéens, étudiants, fonctionnaires, partis politiques, députés et même les chômeurs. J'adresse également mes salutations aux femmes commerçantes.

    Voilà le peu que j'ai à vous dire. Attelez-vous au travail pour la reconstruction de notre pays. N'aie pas peur. C'est ton pays. Que la paix soit avec vous car, ce dont nous avons besoin, c'est la paix et puis le travail.

    Je vous remercie

    13/11/2006
    traduit du Sango/Zokwezo
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    Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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