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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 01:28
 

15/11 :Afrique : Guerre au Tchad et en Centrafrique, l’armée française une fois de plus indexée.

Le Tchad et la Centrafrique,deux pays d'Afrique centrale dirigés par des Chefs d’Etats issus des mouvement armés insurrectionnels qui ont fini par être légitimés par la communauté internationale par l’entremise de la connivence et autres intrigues menées par la France en leur faveur.

Aujourd’hui, de part et d’autre de ces deux pays limitrophes, des rebellions armées hostiles ont vu le jour. Lassés par le silence et la complicité de la communauté internationale, les deux peuples tchadien et centrafricain prennent alors leurs destins en main pour se faire justice et réclamer leur liberté, intégrité et dignité en s’opposant militairement à leurs régimes respectifs.

Si depuis quelques jours, on observe du côté des rebelles tchadiens une accalmie relative des activités sur le terrain militaire, il n’en est pas de même pour ceux de la Centrafrique qui volent de succès militaires à autres. En effet, les avancées notables et irrésistibles des rebelles Centrafricains de l’Union des Forces Démocratiques et du Rassemblement (UFDR) qui se sont emparés à moins de deux semaines de trois régions successives face aux forces loyalistes du Général Bozizé, démotivées, qui rallient au fur et à mesure la résistance armée centrafricaine, témoignent à juste titre que rien ne va non plus chez Bozizé comme chez Deby.

En dépit de la volonté commune du peuple tchadien et centrafricain qui se battent et refusent la politique de résignation que leur impose l’ancienne métropole par à travers des pouvoirs locaux. Nous continuons à constater malheureusement pour une nouvelle fois que la main visible de l’armée française pose problème de façon transfrontalière aux deux résistances armés nationales que sont : Tchadienne et Centrafricaine.

La France qui clarifie de plus en plus sa position, sous l’alibi d’aide logistique aux troupes gouvernementales, demeure du coup indexée. Car, elle ne doit pas justement soutenir un camp contre un autre, dans ce type des conflits internes qui ont atteint une intensité élevée.

Franchement, le rôle de l’armée française et sa présence militaire au Tchad et en Centrafrique ont vachement vexé les chefs rebelles Tchadiens dont d’aucuns n’hésitent pas d’exprimer leur raz-le- bol sous le couvert de l’anonymat : « A l’heure actuelle, la présence des bases militaires françaises à quelque chose de saugrenue, voir archaïque et injustifiable. Et, la France s’évertue à vouloir passer comme en Côte d’Ivoire, sous la coupe de l’Onu et légitimer ainsi sa présence. », Cette citation est celle d’un membre et animateur de la rébellion tchadienne se trouvant dans l’hexagone où il pilote, dirige et coordonne les activités militaires de la direction de l’un des quatre mouvements armés de l’Est du Tchad, en lutte contre le pouvoir de Ndjaména.

Face donc aux graves menaces militaires qui pèsent sur le régime d’Idriss Deby contraint cette fois-ci, à cause des affrontements ethniques meurtriers qui se déroulent à l’Est du Tchad, de décréter un état d’urgence doublé d’une censure des médias nationaux accusés par le ministre de la communication Hourmadji Moussa Doumgor de faire l’apologie des rebellions armées et des violences. Si, nous sommes arrivés à ce point, c’est parce qu’effectivement, le peuple tchadien en a vraiment marre d’Idriss Deby et de l’ensemble des membres qui composent son gouvernement. Pour ce fait, les gens souhaitent honnêtement le changement et le départ du pouvoir de ce dernier à tout prix et l’expriment donc à travers les médias locaux.

L’état d’urgence et le retour de la censure des médias au Tchad sont autant de restrictions et d’atteintes des libertés individuelles et d’expression, contraires aux conventions internationales signées et ratifiées par notre pays, auxquelles il est strictement tenu de respecter, sous peine des contraventions des textes internationaux.

Ainsi, pour libérer le peuple tchadien, l’opposition armée et autres forces en lutte doivent s’inspirer de la marche victorieuse qui vient de commencer des rebelles Centrafricains résolus d’en découdre avec le Général, François Bozizé.

Les changements politiques au Tchad et en Centrafrique prennent corps avec l’ingérence ou non de l’armée française aux côtés des pouvoirs en place, il suffit que les uns et les autres s’y mettent. La mort des soldats Français en Afrique aura plus de conséquences politiques en France qu’au Tchad et en Centrafrique. L’opinion publique française accepterait-elle qu’un soldat Français périsse sur le sol africain pour protéger un roi nègre ?

Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.


Source: Alwihda -

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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