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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 13:07

LA RIPOSTE DES FACA, UN SERPENT DE MER ?



 

Difficile de savoir ce qui envisage réellement le commandement militaire pour arrêter la progression rebelle. Et pourtant ce week-end, on a voulu faire croire à l'opinion que des bataillons entiers ont pris le chemin de la Vakaga pour la riposte attendue.
Mais de source militaire vérifiée, quelques « bouchons » auraient été déployés ici et là dans les environs du théâtre du conflit. Or, la chute de Ouadda-Djalle prouve à suffisance que ces « bouchons » ne résistent guerre à l'avancée rebelle de l'UFDR plus motivée et plus déterminée à en découdre avec le régime de Bangui.
On rapporte même de sources concordantes que depuis la prise de Birao, dans les garnisons de Bria, Ndélé, Kaga-Bandoro, les éléments de FACA sont désormais en tenue civile, arme à bandoulière prêts à prendre la poudre d'escampette ou à rejoindre la rébellion.
De toute évidence, les autorités centrafricaines attendent un geste militaire de la part de la France qui n'est pas prête à se mettre en « première » ligne, mais reste disposée à appuyer les FACA à travers la FOMUC ou le dispositif de Boali. Au niveau de la CEMAC, il y a vraisemblablement un accord des Présidents Bongo et Idriss Deby-Itno de voler au secours du Général Bozizé pourvu qu'il se décide enfin à se lancer dans la bagarre. Or, certaines informations laissent penser que les forces armées centrafricaines ne seraient en ordre de bataille qu'après le 15 décembre 2006 avec l'arrivée de la saison sèche. Un attentisme qui laisse le champ libre à la rébellion qui ne se pose pas de question et qui avance chaque fois qu'il n'y a pas de résistance remarquée.
Un attentisme qui confirme la thèse du pourrissement de la situation et surtout d'un complot militaire à peine voilé au sein des FACA où la troupe n'attend que des ordres fermes du haut commandement. Manifestement, François Bozizé et le haut commandement donnent l'impression de scier tout l'arbre sur lequel ils sont pourtant confortablement assis. On ne sait pas ce qui justifie ce comportement suicidaire et irresponsable. La lassitude ? Le manque de lucidité et de clairvoyance ? La démission de fait ?
Toutes les questions sont du reste permises face à la débandade des FACA et à l'inertie de toute la chaîne de commandement. La preuve, c'est qu'on parle de riposte imminente, mais, on ne voit cette riposte venir. Un véritable «serpent de mer » dont on parle systématiquement, mais qu'on ne voit pas.
François Bozizé, on le sait, ne compte que sur la France et le Tchad dont les troupes pourraient tenter de prendre à revers les hommes de l'UFDR. Mais personne ne voit encore la lisibilité d'une telle manœuvre.
D'autant qu'on ne saurait venir à bout d'une rébellion outillée, déterminée grâce à une opération de ratissage. D'autant aussi que les FACA jouent systématiquement aux « abonnés absents ».
Le Colonel Ouandet, chef d'Etat Major des FACA bientôt au front ? Le général François Bozizé bientôt en « première ligne comme le fait Deby  au Tchad ? Ce serait le réveil des FACA et « la guerre de libération » pour bouter « l'ennemi » hors de nos frontières.
Bientôt la confrontation ? Tout le monde pense que ce n'est pas pour demain. Peut être en ce début de semaine, mais avec quelle détermination… Dans tous les cas de figure, les FACA et le général Bozizé, chef suprême des armées jouent leur propre crédibilité tout autant que leur avenir.
En attendant la riposte soutenue par leur « va-t-en-guerre » comme à l'époque de Patassé, de nombreuses voix se sont déjà élevées pour souhaiter une solution pacifique au moyen du dialogue politique. L'on pense que des partis de la majorité ne sont plus opposées au dialogue politique pour éviter un bain de sang et des destructions inutiles dans un pays déjà ravagé par les mutineries et les rébellions.
Qui des va-t-en-guerre et des « pacifistes » le Président Bozizé daignera-t-il écouter ? On espère tout simplement qu'il saura écouter sa « voix intérieure », c'est à dire la voix de sagesse, car les extrémistes ont l'habitude de crier fort, de pousser à la faute, mais ils sont aussi les premiers à courir se réfugier au BONUCA et dans les Ambassades avant de parler de Coup d'Etat ou d'usurpation du pouvoir ? Sachons tirer leçon du passé quand l'armée est déprimée et en déconfiture !...


Mercredi 15 Novembre 2006
Jean Ding

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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