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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 15:01

REBELLION DANS LE NORD-EST: L'UFVN PLAIDE POUR LE DIALOGUE POLITIQUE

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La grande question aujourd'hui, en ces heures graves, est de savoir ce qu'il convient de faire pour, non seulement « VAINCRE » cette rébellion ‘'centrafricano centrafricaine'', mais encore, pour la « CONVAINCRE » d'enterrer définitivement la'' hache de guerre''. Pour l'Union des Forces Vives de la Nation, il n'y a pas du tout, la moindre hésitation sur ce « Que Faire ». Pour elle en effet, il faut aller résolument à la paix par le ‘'Dialogue Politique'', mais un Dialogue Politique orienté pour l'essentiel et à titre principal, dans la recherche systématique des ‘'causes internes'' à la République, constitutives en elles mêmes de détonateurs par excellence des révoltes et autres subversions armées



 

« Le Président Patassé doit accepter de dialoguer avec l'ensemble de l'opposition. Sinon, on demandera tout simplement son départ en vue de mettre en place une Transition consensuelle » Voici en rappel, ce que disait le Général François BOZIZE, le 27 octobre 2OO2 sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI)

Se situant dans la logique de ce discours de la raison, de la sagesse et du sens de la responsabilité ‘', tenu par l'actuel Chef de l'Etat, alors ‘'contraint'' à la résistance armée, la ‘'mort dans l'âme'', contre un faisceau d'injustices au passif de l'ancien régime d'une part ;
Instruits d'autre part, par les tragiques souvenirs des récents affrontements fratricides qui ont accouché d'un régime d'exception le 15 mars 2003 et qui semblent faire Ecole depuis, avec la résurgence et l'amplification des mouvements subversifs sur une bonne partie du Territoire National ;

Les partis et Associations politiques de l'Opposition non Armée, membres de l'Union des Forces Vives de la Nation, ont demandé au Chef de l'Etat, dans un Mémorandum déposé sur son Bureau, en juin 2006, l'organisation d'un « Dialogue Politique » ouvert à la rébellion, c'est-à-dire à cette ‘'Opposition Armée'', capable ‘'par elle seule'', de porter gravement atteinte au fonctionnement régulier des Institutions de la République ainsi qu'à la continuité et à l'intégrité de l'Etat.

Interpellés de manière permanente depuis cette date de juin 2006, par la dégradation continue de la situation sur le front militaire avec ses conséquences immédiates sur le front politique économique et social, ces mêmes Partis et Associations Politiques de l'Opposition ONT RENOUVELE, à l'adresse du Chef de l'Etat, dans leurs Déclarations des 08 août et 10 octobre 2006, leur proposition d'un nécessaire Dialogue ‘'patriotique'' et ‘'citoyen'' avec, comme invitée incontournable : l'Opposition Armée. Rien n'y fit !

Et voilà que depuis le 30 octobre 2006, on apprend la prise des villes de BIRAO, OUADDA DJALE, SAM OUANDJA…, tombées sans coups férir, sous le contrôle de la rébellion armée; Un bien triste et déplorable événement qui ramène la République toute entière à la case départ, dans cet éternel recommencement que les Partis et Associations politiques de l'Opposition, membres de l'Union des Forces Vives de la Nation pressentaient, redoutaient et s'en inquiétaient.

La grande question aujourd'hui, en ces heures graves, est de savoir ce qu'il convient de faire pour, non seulement « VAINCRE » cette rébellion ‘'centrafricano centrafricaine'', mais encore, pour la « CONVAINCRE » d'enterrer définitivement la'' hache de guerre''. Pour l'Union des Forces Vives de la Nation, il n'y a pas du tout, la moindre hésitation sur ce « Que Faire ». Pour elle en effet, il faut aller résolument à la paix par le ‘'Dialogue Politique'', mais un Dialogue Politique orienté pour l'essentiel et à titre principal, dans la recherche systématique des ‘'causes internes'' à la République, constitutives en elles mêmes de détonateurs par excellence des révoltes et autres subversions armées.

Et sur ce point il y a effectivement de la matière, tels notamment:
- Le népotisme, le clanis%me, le tribalisme, le régionalisme , ces vices décriés hier, mais maintenus allègrement aujourd'hui, comme réponses au chômage des « siens », malgré la charge de frustration que recèle cette discrimination, dans un Pays où tout le monde a faim et où le marché de travail est désespérément étroit ;
- Le mépris de la Constitution et le règne consécutif de l'arbitraire ;
- L'impunité, facteur de développement du grand banditisme avec à la clé : les pires crimes de sang et économiques au passif des forces de défense et des Femmes et Hommes du Pouvoir ou proches du Pouvoir;
- L'opacité dans la gestion du Trésor de l'Etat, la corruption et le bradage systématique des richesses minières et forestières, reconnues pourtant comme les poteaux porteurs de l'économie, etc. ;

C'est donc dire que les chances d'en finir à jamais avec la rébellion armée en Centrafrique résident d'abord et avant tout, dans la ‘'purification'' de l'ensemble des situations intérieures de la République. Traduction ! Si l'actuelle rébellion centrafricano centrafricaine dure, perdure et gagne des espaces géographiques, c'est qu'elle est une réponse atypique, sur fond politique, à des situations internes, devenues humainement insupportables pour le « Petit Peuple », néanmoins « Grand Faiseur des Rois ».

Telle est en tout cas, la conviction de l'Union des Forces Vives de la Nation qui se bat becs et ongles pour l'élimination de l'actuelle rébellion par l'exploitation judicieuse et intelligente de la ‘'VOIE DE LA RAISON '' . Cette voie qui est inspirée à la fois:

*par l'état psychologique, moral et physique insoutenable de l'Armée Nationale, d'aujourd'hui, après les terribles épreuves de feu qu'elle a endurées sur différents terrains de bataille et les incessantes et démotivantes humiliations publiques qu'elle subit de la part de sa hiérarchie politico militaire;

*par le nombre incalculable des cadavres civils et militaires, des pillages, des incendies des maisons, des viols ; autant de choses qui ont fini par avoir le dessus sur un peuple qui n'en peut visiblement plus et sur une Armée Nationale qui a tout perdu jusqu'à son honneur.
En tout cas, pour l'Union des Forces Vives de la Nation :

- Tant que rien ne sera fait pour que disparaissent à jamais, les circonstances sociales, économiques et politiques actuelles, intrinsèquement propices aux subversions à mains armées.

- Tant que par ailleurs, rien non plus ne sera fait, pour que la'' légalité constitutionnelle'' rime et coïncide en permanence avec la ‘'légitimité politique'', une ‘'victoire militaire'' sur la rébellion ‘'centrafricano centrafricaine'' d'aujourd'hui, ne sera jamais qu'une victoire à la Pyrrhus. C'est pourquoi :

« Il ne suffit pas de'' vaincre'', mais, il faut'' convaincre'' ».

Fait à Bangui le, 16 novembre 2006

Ont signé : Le Coordonnateur de l'Union des Forces Vives de la Nation
Maître Henri POUZERE
MLPC: G.J.E. Koyambounou
RDC: Pascal Koyamene
ADP: M.S. ZANZA
ASD:
A. Yomba Eyamo


opposition démocratique

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans INSECURITE
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