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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 19:34
 

29/11 :Centrafrique: Incertitude autour de la ville de Birao et la France décide de soutenir le régime

BANGUI, le 29 novembre (IRIN) - Appuyées par des éléments de l’armée française, les troupes gouvernementales centrafricaine ont (auraient) repris le contrôle de la ville de Birao (nord), tombée en octobre dernier aux mains des rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), a annoncé ce mardi le directeur du service de presse de la présidence, Lord Esaie Nganamokoi.

« L’armée a la situation en main », a-t-il confié à IRIN.

Le prochain objectif à présent est la reconquête d’Ouadda-Djalle, Ouadda et Sam-Ouandja, des villes du nord du pays prises le 31 octobre lors du déclenchement du mouvement insurrectionnel de l’UFDR, une coalition de groupes rebelles qui s’est fixée comme prochaine cible la ville minière de Bria, située à quelque 650 km au nord-est de Bangui, la capitale.

Surprises par la rapidité avec laquelle ces villes sont tombées aux mains de la rébellion, les autorités centrafricaines ont sollicité l’aide de la France, leur allié et ancienne puissance coloniale. La France aurait fourni un soutien logistique à l’armée centrafricaine pour l’aider à reprendre à Birao, une ville de 30 000 habitants.

L’armée gouvernementale mène actuellement des opérations de ratissage dans Birao, un important carrefour commercial pour la région puisque la ville se trouve sur le principal axe routier reliant le Tchad au Soudan. Selon Abdel Karim Meyaki, un commerçant de Bria, l’armée gouvernementale avançait lundi en direction de Sam-Ouandja.

Pourtant, à en croire l’UFDR, Birao serait toujours aux mains de la rébellion. « Le général Damane Zakaria, notre chef d’Etat-major s’y trouve encore », a déclaré Diego Albator Yao, porte-parole de M. Zakaria. « Les soldats français et les troupes gouvernementales sont à l’aéroport, mais sont encerclés par nos hommes. »

L’UDFR n’attaquera pas les troupes françaises tant qu’elles ne se mêleront pas de nos affaires internes, a précisé M. Yao.

Toutefois, a-t-il souligné, « nous riposterons si les troupes françaises attaquent nos positions. »

Malgré les combats qui ont lieu actuellement, l’UFDR est toujours prête à négocier avec le gouvernement, a fait savoir M. Yao.

« Nous sommes prêts à nous asseoir à la table des négociations avec le gouvernement pour résoudre les problèmes du pays », a-t-il ajouté.

La rébellion revendique le partage du pouvoir et accuse le Président François Bozizé d’avoir constitué un gouvernement où une bonne partie de la population n’est pas représentée.

Entre temps, dans le nord-est du pays, l’UFDR, dirigée par Michel Djotodia, a revendiqué la prise de la ville de Ndele (nord), une information confirmée par un officier supérieur et conseiller du Président Bozizé, qui a précisé toutefois que l’armée tentait actuellement de déloger les insurgés.

La prise de Ndele, la capitale de la préfecture de Bamingui-Bangoran, intervient à la suite de l’arrestation de deux importantes personnalités de l’UFDR.

En effet, à la demande du gouvernement centrafricain, les autorités béninoises ont arrêté à Cotonou, capitale du Bénin, M. Djotodia et son porte-parole, Abakar Saboune et devraient les extrader vers Bangui.

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mercredi 29 novembre 2006, 16h17
La France soutient militairement la République Centrafricaine pour sécuriser et contrôler la zone des trois frontières (Nord-Est)
Type : Communiqué de presse
Emetteur: Ministère de la Défense

La France, à la demande du gouvernement centrafricain et dans le cadre de nos relations bilatérales, apporte son soutien aux forces armées centrafricaines (FACA) et à la force multinationale de la CEMAC (FOMUC) dans leurs opérations pour sécuriser et contrôler la zone des trois frontières (Nord-Est), occupée par des éléments infiltrés.

Le 19 novembre 2006, une compagnie de renfort, soit une centaine de militaires français, est arrivée à Bangui pour renforcer le détachement Boali, portant son effectif à environ 300 hommes. Les militaires français fournissent un soutien dans les domaines de la planification et du conseil militaire.

Ce soutien reste étroitement complémentaire du travail accompli par la FOMUC dans le cadre de sa mission d'appui aux Forces armées centrafricaines.

Depuis 2002, grâce au détachement permanent Boali de 200 militaires, la France apporte un soutien renseignement, un soutien logistique et mène des actions d'instruction au profit des FACA.
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Source: Alwihda - IRIN/Divers

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
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