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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 17:54

Investiture de Joseph Kabila : Plusieurs Chefs d’Etat sont attendus à Kinshasa / Le serment constitutionnel du Président de la République, une tradition planétaire
(Digitalcongo.net 05/12/2006)
( 05/12/2006)


Après la proclamation des résultats de la présidentielle et l’acceptation de sa défaite par JP.Bemba, ce mercredi 06 décembre 2006, prestation de serment du Président élu, Joseph Kabila au Palais de la Nation.
Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, connaîtra demain mercredi 6 décembre la cérémonie d’investiture du président élu de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement y sont attendus à partir de ce mardi 5 décembre pour assister à cette cérémonie historique. Des sources diplomatiques signalent la venue à Kinshasa des présidents congolais Denis Sassou Ngouesso, sud-africain Thabo Mbeki, angolais Eduardo Dos Santos, gabonais Omar Bongo Ondimba, nigérian Olusegun Obasanjo, zimbabwéen Robert Mugabe, ougandais Yoweri Museveni, zambien Levy Muanawasa. et centrafricain François Bozize (même si jusqu’à présent l’ambassade de Centrafrique n’a pas encore confirmé son arrivée). L’on signale une importante délégation de la Belgique qui sera conduite par le Premier ministre Guy Verhofstadt, les ministres des Affaires étrangères Karel De Gucht, de la Coopération Armand De Decker.

Sera également présent, le commissaire européen chargé des Affaires humanitaires Louis Michel. Plusieurs personnalités de l’Union européenne, notamment l’Envoyé spécial de l’Union européenne dans la région des Grands lacs Aldo Ajello, l’ambassadeur Carlo de Filippi rehausseront également de leur présence cette cérémonie d’investiture.

L’Union européenne, on le sait, a soutenu la RDC durant tout le Processus électoral. Elle est parmi les principaux financiers de la RDC avec d’autres pays et les institutions de Bretton Woods.

Une page tournée

La cérémonie d’investiture du président Joseph Kabila se tiendra dans un climat apaisé consécutif à la rencontre du 30 novembre dernier entre le président Joseph Kabila et le vice-président Jean-Pierre Bemba.

La communauté internationale qui a financé à la hauteur de 500 millions de dollars le processus électoral, a salué la victoire de Joseph Kabila, son esprit fair-play et le patriotisme de Jean-Pierre Bemba. Elle espère que cette nouvelle donne va ouvrir la voie au grand chantier de la reconstruction d’un pays détruit par plus de quatre ans de guerre, dépourvu d’une administration efficace et gangrené par la corruption.

Le président de la République vient d’ailleurs de signer un décret qui prévoit des garanties de sécurité et des avantages financiers pour les quatre vice-présidents de la transition, dont M. Jean-Pierre Bemba. Celui-ci est déjà pointé par plusieurs observateurs comme le vrai chef de file de l’opposition constructive dont l’action sera un élément fondamental dans la consolidation de la jeune démocratie congolaise.

La cérémonie de ce mercredi met ainsi fin à une longue période de transition qui a commencé en avril 1990. Après la guerre déclenchée en août 1998, la transition a connu une nouvelle tournure avec la signature de l’Accord de Lusaka. Lequel accord a ouvert la voie à une série de négociations qui se sont tenues respectivement à Gaborone en août2001, à Addis-Abeba en octobre 2001 à Sun City en 2002et à Pretoria en 2002 et 2003.

La signature de l’Accord global et inclusif le 17 novembre 2002 aura été le point de départ d’un processus qui va intégrer toutes les forces belligérantes et de la société civile du pays.

Même si le processus de transition a été émaillé de beaucoup d’accrocs et de période de glaciation, avec notamment le massacre de Gatumba, les divergence de vue dans le partage des responsabilités, les attaques du général dissident Laurent Nkundabatware, cela n’a pas pour autant ébranlé la volonté des Congolais à conduire le processus à son terme, c’est-à-dire vers l’organisation des élections libres et démocratiques.

Le mois de décembre 2006 marque donc la fin d’une étape très importante de la transition congolaise. L’occasion pour les Congolais de prendre en mains leur destin et de bâtir un pays plus beau et plus prospère le long du majestueux fleuve Congo, comme le souligne si bien le refrain de son hymne national.

(Ern.)

Luc-Roger Mbala Bemba/L’Observateur

Le serment constitutionnel du Président de la République, une tradition planétaire

Kinshasa, 05/12/2006 / Politique
Ce mercredi 06 décembre, le Président Joseph Kabila, vainqueur de l’élection présidentielle du 29 octobre, entrera en fonction. Il va prêter serment devant la Cour constitutionnelle, au cours d’une cérémonie solennelle qui aura lieu au Palais de la Nation en présence de personnalités nationales et étrangères.
Avant d’entrer en fonction, le Président de la République élu prête serment. La formule de prestation de serment prévue par l’article 74 de la Constitution est ainsi libellée : « Moi...élu président de la République Démocratique du Congo, je jure solennellement devant Dieu et la nation d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République; de maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire; de sauvegarder l’unité nationale; de ne me laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine; de consacrer toutes mes forces à la promotion du bien commun et de la paix; de remplir loyalement et en fidèle serviteur du peuple, les hautes fonctions qui me sont confiées ».

Procédure

La Cour constitutionnelle n’étant encore ni installée, ni opérationnelle, c’est devant la Cour suprême de justice, dans sa configuration actuelle, que le président élu va prêter serment. En effet, conformément à l’article 223 de la Constitution, la CSJ exerce les attributions dévolues à la Cour constitutionnelle.

Le cérémonial de prestation de serment n’est précisé ni par la Constitution, ni par fa Loi électorale. Tout ce que l’on sait, c’est que, dans la tradition protocolaire congolaise et dans la coutume constitutionnelle, le président de la République prononce un discours d’investiture après que son serment est reçu par la Cour.

Le cérémonial devra néanmoins obéir aux prescrits des audiences solennelles de la Cour suprême de justice avec appel de l’extrait de rôle, réquisitoire du ministère public et lecture de l’arrêt par le premier président de cette institution.

La prestation de serment sous d’autres cieux

Le président élu n’est nullement soumis à Une obligation particulière. Aux Etats-Unis d’Amérique, par contre, le président prête serment devant un juge, la main posée sur une Bible. Il prononce la formule prévue par la Constitution en ces termes: «Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de Président des Etats-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats -Unis».

En France, le président élu ne prête nullement serment. Il prononce simplement un discours lors de son investiture.

En Belgique par contre, le Roi prête serment lors de son intronisation devant les chambres du parlement réunies en ces termes: «Je jure d’observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire».

Au Burkina Faso, le président élu prête, avant d’entrer en fonction et devant le Conseil constitutionnel, le serment suivant: «Je jure devant le peuple burkinabé et sur mon honneur de préserver, de respecter, de faire respecter et de défendre la Constitution et les lois, de tout mettre en oeuvre pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina Faso».

Un rituel sacré

Le serment n’est nullement une simple cérémonie protocolaire. Du latin « sacramatum », la notion de serment signifie rendre sacré. Elle constitue l’affirmation solennelle d’une personne à remplir les devoirs de sa charge.

Même pendant la deuxième République, feu le maréchal Mobutu se soumettait à ce qui semble être un rituel, puisque feu Laurent- Désiré Kabila s’y était soumis à son accession au pouvoir en 1997.

(Ern.)

Franck BAKU/Journal du Citoyen

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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