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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 18:48
De retour d’une opération militaire au Tchad: Un Mirage F1 français s’écrase à Oum Bouaghi
(El Watan 07/12/2006)


Cet accident aérien, premier du genre pour des appareils de guerre d’un pays étranger, a été annoncé par un communiqué du ministère français de la Défense rendu public en début de soirée.

Le pilote qui était aux commandes du Mirage s’en est sorti indemne, ajoute la même source, précisant qu’il s’est « éjecté de l’appareil et a été récupéré sain et sauf ». Le département que dirige Michelle-Alliot Marie souligne que les causes du crash restent « encore indéterminées ». Il rassure également qu’il n’a pas causé « de dommages aux tiers ». Le ministère de la Défense de l’Hexagone promet qu’une « enquête sera diligentée afin de déterminer les circonstances de l’accident ». Côté algérien, c’est motus bouche cousue ! Ni le ministère de la Défense ni celui des Affaires étrangères n’ont jugé utile de commenter cet accident survenu sur le territoire national. Contacté par El Watan, pour savoir si cet appareil de guerre français avait l’autorisation de survoler le territoire national, alors qu’il venait d’une mission de maintien de l’ordre au Tchad, dont l’Algérie n’est pas partie prenante, aucun responsable du MDN n’était disponible pour répondre à nos questions. Même topo au niveau des Affaires étrangères, où le téléphone de la direction de la communication sonnait dans le vide… Curieusement, l’information balancée sur le fil de l’AFP n’a pas été reprise par l’APS ni suivie d’un communiqué du MDN. En revanche, un responsable de l’ambassade de France en Algérie a confié que l’appareil avait sans doute une autorisation de survol. Cela est valable ailleurs quand un avion transite par un espace aérien d’un autre pays... C’est une question de routine… Cela étant dit, s’il est évidemment soulageant de savoir que l’accident n’a fait aucune victime et que son pilote soit aussi en vie, il ne serait pas inutile de s’interroger si les autorités algériennes étaient effectivement au courant du passage du Mirage F1 dans le ciel de Constantine, comme le soutient notre source à l’ambassade de France à Alger. A fortiori, quand on sait que cet appareil était de retour d’un champ de bataille au Tchad. En effet, le Mirage F1 monoplace revenait d’une mission « de convoyage », programmé depuis N’Djamena (Tchad) vers la France. Le communiqué du ministère français de la Défense note que l’appareil « était intégré à un dispositif aérien comprenant un Boeing ravitailleur C135 et trois Mirage F1 ». Il fait également partie du dispositif baptisé « Epervier » mis en place par Paris depuis 1986 au Tchad et renforcé en novembre dernier. Un dispositif fort de 1200 hommes, des hélicoptères, des blindés ainsi que ces chasseurs Mirage F1, des appareils de transport, de reconnaissance et de ravitaillement. Il est à préciser que la France est liée par des accords de défense avec le Tchad et la République centrafricaine. Et la base de N’Djamena où sont stationnés six avions de chasse de type Mirage F1 entre autres constitue une sorte de « plateforme stratégique » que Paris utilise pour ses missions humanitaires mais surtout militaires dans la région. D’ailleurs, ce sont ces Mirage qui avaient mis en avril dernier hors d’état de nuire le mouvement rebelle, le Front uni pour le changement (FUC) qui marchait sur N’Djamena, pour ne citer que celui-là. La France continue, en effet, à jouer le gendarme dans plusieurs pays d’Afrique.

Hassan Moali

 

© Copyright El Watan

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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